Affichage des articles dont le libellé est Thriller. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Thriller. Afficher tous les articles

jeudi 7 mars 2013

Un Père Idéal de Paul Cleave



Quatrième de couverture : Jack Hunter est un bon époux et un père idéal. Un homme bien qui n’a qu’une manie : il assassine les prostituées. Un jour, sous les yeux d’Edward, son fils de neuf ans, Jack, premier serial killer de l’histoire de Christchurch, est arrêté. Vingt ans plus tard, Edward est devenu à son tour un citoyen modèle. Comptable dans un cabinet d’avocats, il a tout fait pour oublier et faire oublier son passé. Mais quand sa femme est assassinée, c’est vers son père, toujours derrière les barreaux, qu’il se tourne. En quelques jours, la vie d’Edward va basculer dans l’horreur. Avec ce thriller glaçant et déroutant, l’auteur d’Un employé modèle impose un style tout à fait nouveau dans l’univers du polar.

Mon avis : Paul Cleave, déjà connu pour son livre Un employé modèle, nous propulse dans l'atmosphère aussi connu que captivant des tueurs en série. Il met ainsi en scène Edward Hunter, un jeune père de famille tout ce qu'il y a de plus banal : une situation correcte de comptable, une famille soudée, des rapports sociaux conventionnels... En apparence, ce schéma familial incarne la normalité dans toute sa splendeur. 
Il y a cependant un hic : Edward a été en quelque sorte traumatisé dans sa jeune enfance par l'arrestation de son père à son domicile. Celui-ci, non content de sa situation familial et professionnel, n'avait pour seule distraction que de parcourir les rues la nuit afin de tuer des prostituées. Autant dire que ce chamboulement ne pouvait que nuire au développement de son jeune fils...
 Son passé mis de côté, il faut attendre l'assassinat de sa femme sous ses yeux pour sortir de son sommeil son "Dark Passenger" comme dirait un célèbre serial killer, Dexter...

C'est justement cette comparaison facile à la série Dexter qui fait défaut à cette histoire. En effet, le lecteur pourra aisément comparer Dexter à Edward et faire un parallèle entre les histoires. Sans parler de copie conforme, ce serait exagéré, il est possible que cette identification systématique entraine de la confusion. 

Cependant, ce serait sans compter sur le talent de Paul Cleave pour rendre cette histoire captivante. Le lecteur a le droit à un condensé de ce qui se fait de mieux en terme d'action, de psychologie des personnages pour en faire un vrai page-turner. Le rythme est haletant, on ne dispose que de peu de temps entre chaque rebondissement, de l'adrénaline garantie. 

La plume de l'auteur y est pour beaucoup : il ne s'attarde pas sur les descriptions se contentant de mettre en avant l'action et bien entendu, les pensées tourmentées d'Edward. Celles-ci peuvent nous amener à de profondes réflexions sur la nature du Mal et dans quelles conditions il peut ou doit être utilisé. Les plus fins psychologues seront amenés à approfondir ce sujet du Mal et de sa provenance. En somme, tout lecteur y trouvera un intérêt particulier.

Indéniablement, on ressort de ce livre légèrement perturbé, ahuri par cette sombre péripétie meurtrière. On se rend compte, bien que ce soit de la fiction, que la nature de l'Homme n'est ni blanche, ni noire mais composé d'une infinité de nuances de gris. Il aura fallu un grave élément déclencheur pour que cet anti-héros bascule vers le gris le plus sombre. Passionnant, affolant, perturbant, autant de qualificatifs qui montrent mon enthousiasme pour ce roman. 
Simplement à titre indicatif, je lui donne la note de 16/20.

 

mardi 13 novembre 2012

Le Reliquaire Abyssin de Jenny White

Avant toutes choses, merci au site livraddict et aux Éditions JC Lattés pour ce partenariat.

Quatrième de couverture : Constantinople, mai 1453. Alors que sept mille hommes se préparent à défendre Byzance contre l'envahisseur turc, Isaac Métochitès et sa famille sont chargés de protéger un reliquaire en argent qui porte sur son couvercle la figure d un ange en pleurs et une inscription : « Contemplez la Preuve de Chora, Contenant de l'Incontenable » Quatre siècles plus tard, dans l'empire ottoman, le magistrat Kamil Pacha est confronté à l'une des affaires les plus complexes de sa carrière : des dizaines d'antiquités ont disparu des plus grandes mosquées et églises d'Istanbul, pour refaire surface quelques semaines plus tard sur le marché européen. Tandis que ces vols alimentent les tensions croissantes entre chrétiens et musulmans, plaçant la ville au bord de l'émeute, une série de meurtres lies par des marques identiques sur les cadavres menace de détruire définitivement cet équilibre précaire.
L'enquête de Kamil l'oriente vers une secte ancienne créée par des esclaves abyssiniens, dont les descendants habitent une gigantesque citerne abandonnée dans les bas-fonds d Istanbul.
Avec la réapparition soudaine du reliquaire en argent et son vol presque immédiat, une course brutale est lancée entre ceux qui ont juré de le protéger et ceux qui ne s arrêteront devant rien pour s emparer de son contenu explosif une « Preuve de Dieu » susceptible de réécrire le cours de l Histoire. À mesure que Kamil découvre les secrets de la secte et ses liens avec le reliquaire, il apprend des vérités sur sa propre famille et son passé qui risquent de détruire ses croyances les plus profondes. Dans la lutte mortelle qui s engage autour du reliquaire, ce n est pas seulement la vie de Kamil qui est en danger, mais son identité même.

Mon Avis : Depuis quelques temps déjà, je me passionne pour tous les thrillers ou autres polars qui disposent d'une composante historique. Au vu des commentaires lus sur la toile, mes attentes étaient relativement élevées. Pas de doute pour moi, ce titre est un "must-have"

Jenny White nous plonge dans l'empire Ottoman (Istanbul dorénavant) du XIXe siècle. Le lecteur suit les traces de Kamil Pacha, un jeune magistrat maniant aussi bien la phrase que l'épée. Malgré la passion pour son travail, il va pourtant être amené au doute car son ami Malik a placé toute sa confiance en lui. En plein dilemne, on découvre un jeune homme audacieux et charismatique

Les autres personnages qui composent cette histoire sont quasi tous relativement travaillés. On découvrira Malik, ami de Kamil, jeune homme téméraire et sa sœur, la charmante et magnifique Sabba. Bien qu'on ne prenne pas le temps de découvrir chacun d'entre eux comme il se doit, on remarquera que chacun apporte une pierre à l'édifice de ce roman passionnant. De plus, ils ont une utilité dans l'approfondissement du caractère principal, Kamil.

Sur le plan historique, tout en considérant que l'on reste dans le cadre d'un roman, le lecteur y trouvera son compte surtout les plus novices (comme moi^^) de l'histoire de l'Empire Ottoman. On pourra aussi approfondir le thème de la théologie grâce à un pléthore de remarques sur les affrontements entre les diverses religions ainsi que leurs traditions.

La plume de Jenny White sert aussi bien l'aspect historique et théologique comme celui du thriller. Le style est certes travaillé voire complexe, les détails sont nombreux mais on vit l'histoire intensément avec le héros. 
Selon les sensibilités de chacun, le lecteur pourra même angoissé tellement l'ambiance est parfois sombre et pesante...

Sans parler de chef-d’œuvre, ce roman ravira tout ce qui, comme moi, adore apprendre tout en vibrant avec les personnages. En toute modestie, je lui accorde un très bon 17/20.

Merci encore à livraddict et aux Edtions JC Lattés pour cette découverte.

mardi 19 juillet 2011

Millenium, tome 2; La Fille qui Rêvait d'un Bidon d'Essence et d'une Allumette



Résumé : Tandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millénium sur un thème brûlant pour des gens haut placés : une sombre histoire de prostituées exportées des pays de l'Est. Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée. Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n'est pas ce qu'on souhaite à de jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les victimes enquêtaient pour Millénium.
Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu'on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé. Mais qui était cette gamine attachée sur un lit, exposée aux caprices d'un maniaque et qui survivait en rêvant d'un bidon d'essence et d'une allumette ? S'agissait-il d'une des filles des pays de l'Est, y a-t-il une hypothèse plus compliquée encore ?C'est dans cet univers à cent à l'heure que nous embarque Stieg Larsson qui signe avec ce deuxième volume de la trilogie Millénium un thriller au rythme affolant.

Mon Avis : Il m'aura fallu un certain temps pour continuer cette fabuleuse saga que représente Millenium. J'avais en effet lu le premier tome il y a à peu près deux ans et malgré un démarrage poussif mais intéressant, je m'étais passionné pour cette anquête qui a attisé la flamme du polar (genre que j'affectionnais peu) en moi. Malgré tout, j'ai mis un certain avant d'en lire régulièrement.

Dans cette trilogie, on peut séparer le premier tome des deux suivants. La première enquête menée par Mikael Blomqvist arrive à son terme à la fin du premier tome sans aucune ouverture qui pourrait la remettre au goût du jour dans une potentielle suite. Ceci dit, il serait dommage de commencer par le second car certaines allusions y font références mais surtout, nous n'aurions pas l'occasion de découvrir les personnages qui font la force de cette saga, encore plus dans cet opus.

La grande force de ces romans réside dans l'aboutissement de ses personnages et surtout de son égérie, Lisbeth Salander. Cette femme est en effet selon moi l'une des plus grandes figures de la littérature contemporaine. Une personnalité d'exception, un être singulier façonné par un orfèvre, le défunt Stieg Larsson.
Singulière, surdouée, instable, sociopathe, bisexuelle... Beaucoup de termes pour qualifier cette héroïne des temps modernes et pourtant, il semble impossible de la décrire, de la définir, de la cerner... Lors du premier tome, nous avions déjà un aperçu de sa personnalité fascinante. L'auteur avait laissé le lecteur dans l'illusion de comprendre son héroïne mais premier constat au début de ce roman : nous ne pouvions que nous fourvoyer.
Dans le premier tiers de ce tome, on suit les traces de l'insaisissable Lisbeth : ses déboires sexuels et amoureux, sa fuite à l'étranger mais aussi son passé. Passé avec lequel on peut juger pourquoi est-elle devenue si unique. Personne n'envierais sa vie et pourtant, elle doit vivre avec, dans son monde à elle...
Rien que par sa présence, cette trilogie mérite le détour.

Evidemment, nous retrouvons aussi le maintenant célèbre journaliste Blomqvist, personnage très complet mais beaucoup plus simple. Pourvu d'un esprit aiguisé, sa manière pour mener à bien une enquête est à la fois réaliste et admirable.
Nous retrouvons de plus les autres personnages qui ont façonnés le premier tome ainsi que certains nouveaux. Bien que mis en retrait par ce qu'apporte Lisbeth, ils apportent néanmoins tous une pierre à l'édifice.

Côté intrigue, à l'instar du premier tome, on met un long moment avant de rentrer dans le vif du sujet. Dans le précédent volet, on commençait l'histoire par un pléthore d'informations économiques qui en ont rebutés plus d'un. Dans cette suite, on s'intéresse plus à ce qu'est devenue la vie des personnages, surtout Lisbeth. Bien que très intéressant, les pièces du puzzle peinent à se mettre en place et la lassitude finit par gagner du terrain.
Passé cette partie, les premiers éléments de suspens entrent en jeu et on pénètre réellement dans un grand moment. Certains passages sont vraiment angoissants au vu de la noirceur et la violence décrite par Larsson.
Le lecteur assiste à une démonstration de ce que peut être un coup monté. La splendeur machiavélique poussée dans ses retranchements, on se demande pendant des centaines de pages comment on va pouvoir se sortir du piège.
Le rythme va crescendo et le final atteint l'apothéose. Bien sûr, l'ouverture de fin est perturbante ce qui pousse le lecteur à ne pas attendre longtemps pour lire la suite... D'ailleurs, il serait temps que je m'en occupe...

L'écriture de Stieg Larsson est glaciale, elle applique un malaise certain sur le lecteur. Il n'appose aucune concession lorsqu'il parle de violence, de la noirceur de la nature humaine. Il aborde un grand nombre de faits de société tel que le trafic de femmes.
Sa plus grande faculté est incontestablement sa manière de façonner des personnages aussi complets et réels qu'il soit possible de créer. Tout simplement génial!

Cette trilogie, outre le fait qu'elle m'ait lancé dans un genre dont je suis peu coutumier, est un récital de ce qui se fait de manière en manière d'enquête et de suspens. On pourra reprocher une attente trop importante pour entrer dans l'histoire mais une fois lancée, l'aventure est sans conteste incroyable. Je conseille ce livre à tous, même aux âmes sensibles. Je lui donne donc un 17/20.

samedi 12 mars 2011

La Fille aux Ciseaux de Jorge Franco

Résumé : Antonio et Emilio sont amoureux de la même fille, Rosario, la fille aux ciseaux, la belle tueuse, la Vénus futuriste, fascinée par la violence et la mort. Elle a séduit les deux garçons et les a entraînés dans une relation triangulaire faite de plaisir, de vertige et de peur, entrecoupée par les missions mortelles qu'elle effectue pour "les hommes" du narcotrafic.

Rosario aimait Emilio mais c'est avec Antonio qu'elle parlait, et c'est Antonio qu'elle a appelé à l'hôpital où elle est en train de mourir, exécutée par celui qu'elle pensait tuer.

Roman noir des bas-fonds de la drogue, de la prostitution et du crime, avec en toile de fond la ville de Medellin, La Fille aux ciseaux est aussi un roman d'amour et d'apprentissage vibrant et poétique.

Mon avis : Tout d'abord, un grand merci à Evertkhorus pour ce nouveau challenge Destination... Après l'Australie, l' Afrique du Sud et l'Islande, nous sommes parti à la conquête de la Colombie. Au début, j'étais sceptique, j'avais encore peur de ne pas trouver de livre me correspondant. J'ai donc fais des recherches approfondies la conclusion fut simple, j'ai pris un grand plaisir dans cette lecture.

Jorge Franco nous entraine dans cette Colombie connue pour son trafic de drogue. Il nous confronte à cette dure réalité qu'est l'addiction. Une réalité dans laquelle il faut survivre contrebalancée par le plaisir de détruire et se détruire en passant des journées entières à se droguer...

Le gros point noir de livre (pas de l'histoire) est sa quatrième de couverture... Je ne trouve pas nécessaire de résumer toute l'histoire et surtout, de dévoiler en partie la fin... Petit coup de gueule, vous m'excuserez...

Revenons à l'histoire. Autour de cette réalité consternante, les trois protagonistes principaux vivent un mélange de passion et de destruction. On se rend compte que même quand la peur et la déchéance résument notre quotidien, l'amour est possible. Ceci dit, l'amour est aussi réputé pour être une sorte de drogue qui apporte le bonheur, parfois illusoire, mais qui peut entrainer une autre forme de destruction...

La grande force de ce roman réside dans ses personnages principaux, ce "triangle amoureux" morbide mais passionnant.
On a tout d'abord Emilio, le personnage narrateur de l'histoire qui est l'archétype du gentil garçon. Il subit plus qu'il n'agit, il assiste à des événements qu'il répugne mais au final, il reste aveuglé par ses sentiments.
Le deuxième homme se nomme Antonio et bien qu'il ait de bon côtés, il se révèle assez égocentrique et machiavélique.
Mais bon sûr, ce roman ne serait pas grand chose sans cette femme, Rosario qui est l'un des personnages les plus fascinants qu'il m'ait été donné de rencontrer dans un livre. Sans en dire trop, on ne sait jamais qui est cette femme. Sans doute schizophrène, ses dires ne sont pas en adéquations avec ses actes. Imprévisible, manipulatrice mais... attachante. C'est avec ce paradoxe que l'auteur réalise un exercice for appréciable.

L'auteur, outre sa capacité à façonner de très bons protagonistes, adopte un style que l'on ne pourrait pas qualifier de génial ni d'extraordinaire. Il s'avère très direct, parfois cru mais le tout est bien maitrisé. On est plongé dans une rude réalité et son écriture y contribue.

Depuis le début du Challenge Destination..., j'étais à chaque fois déçu par mes lectures. Ici, au contraire, j'ai vraiment adoré. C'est dur mais en même temps beau. Merci evert' pour cette belle découverte :)

samedi 29 janvier 2011

Le Huit de Katherine Neville


Résumé : New York, décembre 1972 : Catherine Velis, jeune experte en informatique, est une spécialiste des échecs. Alors qu'elle se prépare à partir en Algérie travailler pour l'Opep, des événements mystérieux se succèdent. C'est d'abord une vieille femme qui la prévient des dangers qui rôdent autour d'elle, puis un antiquaire qui lui demande de rassembler les pièces d'un jeu d'échecs très ancien dont une bonne partie serait dissimulée en Algérie... Sud de la France, printemps 1790 : Mireille de Rémy et sa cousine Valentine sont novices dans l'abbaye fortifiée de Montglane. Alors que la révolution bat son plein, la Mère supérieure les charge d'une étrange mission : disséminer à travers le monde les pièces du jeu d'échecs de Montglane, qu'un Maure aurait offert à Charlemagne. Celles-ci, réunies, renfermaient un secret qui donnerait accès à une terrible puissance. Les deux cousines partent alors pour Paris où sévit la terreur. Le Huit nous propose de suivre les destins parallèles de Mireille de Rémy et de Catherine Vélis, depuis les alcôves révolutionnaires parisiennes, où se livrent d'étranges luttes de pouvoir, jusqu'aux cercles fermés qui, à notre époque, contrôlent l'énergie et l'économie.

Mon avis : Amateur plus qu'occasionnel de polars et autres thrillers, mes choix sont sélectionnés avec minutie. Cependant, depuis ma lecture du Da Vinci Code, le thriller se basant sur l'Histoire m'est apparue comme un genre passionnant. Grâce au Book Club de livraddict, j'ai pu ajouter ce titre à mon répertoire et je ne regrette vraiment pas mon choix.

Sur fond de jeu d'Echec, d'Histoire ou encore de Mathématiques, ce thriller apporte, en plus d'un l'intrigue, un bagage culturel non négligeable. Ceci dit, au vu de son épaisseur (945 pages) et le "délai imposé" ne m'ont pas permis de prendre mon temps et de noter tout ce que j'aurais pu apprendre. Je m'en suis contenté mais une relecture, rien qu'en considérant ce paramètre, s'avérera utile.

La narration est originale puisque lorsqu'on est dans le présent, le narrateur est l'héroïne, Catherine Velis et dans le passé, il est externe aux personnages. J'apprécie cet exercice de style mais cela peut facilement déstabiliser au vu de la longueur de chaque passage.

L'intrigue en elle-même est très intéressante mais comporte quelques faiblesses notoires.
J'ai pu distinguer trois parties où mes impressions divergeaient. En effet, durant tout le premier tiers du livre, j'avais quelques difficultés à prendre mes repères dans la partie au présent, peu d'action, manque de rythme et de suspens etc. Cependant, la partie basée dans le passé m'a happée dès ses premières scènes grâce à une atmosphère chargée de mystères et de secrets.
En arrivant aux environs de la moitié du livre, j'ai trouvé ma lecture quelque peu laborieuse : beaucoup de longueurs dans les deux parties, peu de rebondissements. L'ennui s'est immiscé mais cela n'a pas duré...
La dernière ligne droite est en effet alléchante puisqu'elle permet de rassembler toutes les pièces du puzzle. Malheureusement, j'ai vraiment regretté ma non prise de note car j'ai eu le net sentiment d'être passé à côté de nombreux détails par exemple sur les liens de parenté découverts au fur et à mesure.

Je n'ai pas trouvé que le travail des personnages était l'élément le plus glorifiant de ce livre. Bien que les héroïnes évoluent au cours de l'histoire, surtout Catherine qui s'affirme de plus en plus, je les ai trouvées assez banales, en deçà de certains personnages secondaires. Par exemple, Solarin (mon protagoniste préféré), est travaillé de manière très complète. Sa personnalité est en corrélation avec sa qualité de maître en matière d'Echec : manipulateur, calculateur, imprévisible... Dans la partie "contemporaine", la plupart des seconds couteaux sont trop enfermés dans les traits de personnalité décrits. On peut prendre en exemple Lily, joueuse d'échec dont la spécialité est l'attaque, elle est donc rendue fonceuse et directe...
Dans la partie "historique", j'ai beaucoup apprécié la qualité avec laquelle Katherine Neville met en scène les personnage de l'Histoire. Certains, comme Richelieu, font de brefs apparitions mais avec quelques phrases et descriptions, on retrouve les personnalités décrites dans les livres d'Histoire. On pourrait cependant reprocher la profusion de personnages célèbres mais je n'ai jamais remis en cause la plausibilité du tout.

Au point de vue du style, je tire mon chapeau à l'auteure car ce pavé était son premier livre. Les recherches effectuées ont du être dantesques car elle s'attaque à tous les fronts : Histoire, Echecs, Sciences etc. Elle a su maîtriser les ficelles d'un bon thriller avec de nombreux rebondissements difficilement prévisibles.
L'écriture n'est jamais laborieuse, toujours fluide et agréable. Je reprocherais seulement le manque de concision sur certains passages qui auraient permis d'écourter le roman.

Ce Book Club aura été l'occasion de rééditer mon expérience dans le genre et je n'ai pas été déçu. Il y a des défauts, c'est incontestable, mais le tout vaut vraiment le détour. J'attribue un 16/20 à ce très bon roman!




mercredi 26 janvier 2011

Loup y es-tu? de Henri Courtade

Résumé : Et si les êtres maléfiques des contes de notre enfance existaient réellement?
Sans doute ces créatures vampiriseraient-elles notre planète. Elles seraient de tous les génocides, manipuleraient les plus grands dictateurs. Bref, tapies dans l’ombre d’Hitler ou sous le feu des projecteurs des plateaux télé, elles auraient entre leurs mains expertes le devenir de l’humanité.
Sinistre tableau !
Si de tels êtres vivaient, il serait à souhaiter que leur alter ego bienfaisant existe également. Qu’en ce début du XXIe siècle, ces personnages merveilleux s’éveillent et décident de se battre.
Et alors, qui sait de quel côté la balance pencherait…


Mon avis : Loup y es-tu? est en ce moment même un des livres qui fait le plus parler de lui sur livraddict.
Ce genre qu'est le détournement de conte ne m'était pas étranger. En effet, à l'occasion d'un Book Club, j'avais lu Enchantement d'Orson Scott Card. Un des reproches que je lui avait fait était qu'au final, je n'avais pas eu un réel sentiment d'être dans le genre décrit. Cette nouvelle expérience en la matière a été plus concluante de ce point de vue. Laissez-moi vous conter cet agréable instant de lecture...

Pour ce qui est de l'histoire, j'ai eu de prime abord quelques difficultés à trouver mes marques et à m'imprégner de l'univers. La narration m'a sans doute posée quelques problèmes. En effet, au cours d'un chapitre, on va d'une scène à l'autre tout en étant très extérieur au récit. De plus, je m'interrogeais de savoir où cette histoire atypique m'emmenait.
Néanmoins, après ce début quelque peu fastidieux, je me suis totalement immergé dans l'intrigue et l'univers. Plus le conte se mêlait à la réalité plus mon plaisir était intense. J'avais l'impression de retrouver la magie des films ou livres qui m'avaient émerveillées lorsque j'étais enfant.
Cependant, il ne faut pas croire que la trame de cette histoire en est rendue simple. On reste dans un roman réservé aux adultes. En effet, l'auteur utilise les divers contes pour réaliser un thriller haletant qui s'avère de plus en plus surprenant. Il n'hésite pas à mettre en avant des détails peu ragoutants sans entrer dans le gore bien entendu. Le rythme va crescendo et le final s'avère époustouflant.
Le tout est manié avec habileté et je tire mon chapeau à l'auteur pour avoir créé cette histoire si originale.

La satyre de notre société est un des points les plus réussis de roman. En effet, on y retrouve beaucoup de références à la Seconde Guerre Mondiale ainsi qu'aux attentats du 11 Septembre. La version que nous propose l'auteur est particulièrement bien trouvée.

Chaque protagoniste apporte sa pierre à l'édifice. Aucun n'est surperflu mais j'ai pu regretter par moment leur abondance. Je ne savais pas parfois qui faisait quoi. En fait, je pense que ce qui m'a gêné encore une fois est la narration. On reste très extérieur aux protagonistes, aussi j'ai eu quelques difficultés parfois à savoir qui était qui ou qui faisait quoi. Ce genre de narration me pose problème dans le sens où je n'arrive pas à saisir dans leur intégralité la personnalité de chacun. Aussi, bien que je les ai tous apprécié, j'ai trouvé qu'ils manquaient de profondeur.

Loup y es-tu? fait partie de ses romans où mes personnages préférées restent les "méchants". La sorcière, Marylin, a ce côté machiavélique que j'aime tant retrouver dans les romans. Elle est, selon moi, le personnage le plus abouti de cette œuvre. Tout en gardant son rôle de "méchante sorcière", elle reste crédible, jamais caricaturale. Il y a aussi le Loup, un être abject poussé par ses instants naturels. Il tue avec un plaisir sadique et ne connait pas la pitié. Il ne m'a fallu que très peu de mots pour m'imaginer ce personnage.
Je ne préfère pas vous parler des protagonistes du côté des "gentils" car il me semble impossible de les décrire sans en révéler trop. Je dirais simplement que leurs évolutions respectives sont très intéressantes.

En ce qui concerne le style, Henry Courtade manie habilement les mots. Ceci dit, l'envoutement est bien plus important lorsque l'on est plongé dans l'atmosphère des contes. Je pourrais reprocher de plus à l'auteur un léger manque de subtilité pour faire passer ses messages de critique de la société mais l'originalité a vite mis ce détail de côté.

C'est donc avec étonnement et satisfaction que j'ai achevé ma lecture de ce roman. J'y ai trouvé quelques défauts mais le tout est simplement envoutant. J'attribue un 16/20 à ce roman que je conseille vivement à tous même ceux qui ne sont pas avares du Fantastique.

Lecture réalisée en LC avec d'autres membres de livraddict :
Lisalor
Karline
Melisende
Plumeline
Cathy
Frankie
Thalia
Galleane
wilhelmina
Furby 71
Paikanne


lundi 13 septembre 2010

Les Etranges Talents de Flavia de Luce d'Alan Bradley


Résumé : Été 1950. Le paisible manoir de Buckshaw est agité par de surprenants événements. Un oiseau mort, timbre collé au bec, est retrouvé devant la porte de la cuisine, un cadavre fait son apparition au beau milieu d’un plant de concombres, et le maître de la famille, le colonel de Luce, n’est plus lui-même. Le plus mystérieux ? Quelqu’un a subtilisé un morceau de l’écœurante tarte à la crème de Mme Mullet.
Avec son œil affuté et son laboratoire de chimie, c’est Flavia, l’une des trois filles de Luce, qui va mener l’enquête dans le passé tourmenté de son père.

Mon Avis : Un titre, une couverture, parfois, les motifs pour se lancer dans une lecture peuvent être complétement sans fondement car il ne faut pas partir du principe qu'une jolie présentation fait un bon livre. Je le sais et pourtant, je ne l'applique pas... C'est l'effet que cela m'a fait quand j'ai vu l'organisation de cette lecture commun : une couverture atypique qui fait penser à la famille Adams, un titre bizarre mais évocateur... Et voilà j'étais inscrit! D'ailleurs, je n'étais sans doute pas le seul à réfléchir de cette manière car peu connaissaient et pourtant, il y eut beaucoup de participants. (voir la page Bibliomania)

Pour une fois, je vais commencer par parler des personnages car c'est sans doute le principal atout de ce roman (peut-être l'inverse si on accroche pas au tempérament de l'héroïne...) . Flavia de Luce est issue d'une famille noble vivant dans un manoir qui semble impressionnant. Ne ressemblant que très peu à ce qu'on pourrait s'imaginer de ces jeunes filles riches, elle voue un véritable culte aux sciences et surtout à la chimie. C'est une passion qu'elle entretient depuis qu'elle sait lire. Elle réalise de multiples expériences, dévore des ouvrages scientifiques (à onze ans tout de même...). Ainsi, on découvre un point positif à ce roman : une approche pédagogique de la Chimie et plus particulièrement des poisons (je regrette de ne pas avoir pris de notes au cas où...). C'est passionnant pour celui qui aime les sciences!
Outre son intelligence précoce, Flavia se démarque par un caractère qu'on qualifierait sans mal de bien trempé. Comme je l'ai évoqué, elle a seulement onze ans et pourtant, lorsqu'elle a une idée, bien malin celui qui l'en dissuadera... Elle n'hésite pas à aller voir les policiers, à manipuler des adultes et à faire enrager ses sœurs... C'est un peu surfait mais très marrant!
Ses deux sœurs, Ophélia et Daphnée sont elles par contre de pures descendants de nobles. L'une ne voit que par son reflet dans le miroir et l'autre a toujours le nez dans des livres à l'eau de rose. Elles sont assez insupportables mais apportent une petite dose d'humour quand Flavia parle d'elles.
J'ai aussi bien aimé le personnage de Dogger, assez complice avec Flavia qui cache bien des choses et est sujet à des crises de folie. Je pense que s'il y a une suite, il aura une place prépondérante.
Les autres n'ont pas un énorme intérêt, ils sont même souvent clichés, particulièrement les policiers.

L'histoire est en revanche là où j'ai rencontré le plus de défauts. En effet, c'est déjà un problème de repères qui m'a gêné car Flavia change plusieurs fois de lieux par chapitre et j'avais du mal à savoir ce qu'elle faisait et où elle faisait... Pour ce genre de romans d'enquête, il est important de bien définir les actions et les lieux car chaque détail a son importance et ici, ce n'était pas assez soigné à mon gout. Je me suis vu plusieurs fois revenir en arrière pour savoir ce que j'avais loupé.
Dans les thrillers, on est souvent mené par une irrépréhensible envie d'en savoir plus, que les éléments se mettent en place pour découvrir qui est le coupable. Là, je n'est pas été happé par cette mystérieuse force, cela m'était égal d'apprendre plus sur l'enquête et chaque élément était tiré par les cheveux. Ce que je préfère, ce sont en général les dénouements où je me plais à rester scotché et là rien... Certains éléments sont reliés et expliqués avant (sans doute l'effet Jeunesse) ce qui gâche un peu la fin. D'ailleurs celle-ci est sans surprise, j'avais déjà deviné le coupable. Il faut dire qu'il n'y avait pas beaucoup de suspects.... Dommage, s'il y a une suite, espérons là plus palpitante.

Quant à l'écriture, là encore on est en présence d'un très bon écrivain. Sa plume est particulièrement acérée, remplie d'humour et avec une empreinte distinctive des autres. Un pur régal que je trouve un peu corsé pour du Jeunesse. En effet, d'une part il y a beaucoup de termes complexes particulièrement lorsqu'il parle de Chimie et d'autres part, l'humour est très implicite, avec des jeux de mots peu évidents. Ce livre est plus adapté pour des jeunes adultes. Je ne sais pas s'il a sorti d'autres livres mais rien que pour ses qualités d'auteur, je vais faire des recherches.

Un bon roman dans le genre peu exploité du policier jeunesse qui se démarque par son héroïne très perspicace et l'écriture de l'auteur. On y rit souvent mais malheureusement, l'intrigue n'est pas à la hauteur du reste, c'est dommage... J'attribue donc la note de 14/20.

lundi 7 juin 2010

Cristal Défense de Catherine Fradier


Résumé : Les entreprises sont entrées en guerre, une guerre de l'ombre sans merci pour préserver ou conquérir des parts de marché.
Campagnes de désinformation, sabotage, barbouzes, espions, chantage. De bien étranges méthodes autrefois l’apanage des services de renseignement, aujourd’hui pratiques courantes dans le monde chaotique de la guerre économique.
Il existe toutefois une parade à cette guerre, l’Agence de sécurité économique, trois hommes et deux femmes spécialistes de l’intelligence économique, du renseignement, du contre-espionnage et de l’info. Recrutés pour leur expérience de terrain et leur savoir-faire, ils savent qu’ils sont le dernier recours pour la protection des entreprises nationales.
Pour réussir leur mission, ils doivent mettre en place des stratégies à la hauteur des war rooms d’Outre-Atlantique, voire à user des méthodes employées par ceux qu’il traquent. Ils sont commandités par le gouvernement, l’agence est habilitée Cristal Défense.
Jusqu’au jour où l’alimentation mondiale se trouve au cœur de leur mission, et l’agence prise dans des complots qui impliquent sa propre hiérarchie et dont les enjeux les dépassent…

Mon Avis
: Tout d'abord, je tiens à remercier les Editions du Diable Vauvert et livraddict pour ce nouveau partenariat avec cette maison d'édition. Je voudrais les féliciter de prime abord pour leurs livres qui disposent toujours d'une couverture vraiment attrayante, un atout pour ma part quant à mon choix des livres même si je sais très bien que cela ne reflète en rien la qualité de l'ouvrage.
A l'ouverture d'un thriller, je suis toujours chargé d'appréhension car j'ai une angoisse récurrente sur ce genre : la peur de ne pas pouvoir me repérer dans tous les personnages et ainsi de passer complétement à côté. Au lieu de me précipiter, j'ai pris mon temps pour bien poser toutes les bases bien que des détails ont du m'échapper. J'ai passé un très bon moment et j'avoue aimer le genre de plus en plus.

Attardons-nous d'abord sur l'écriture de cette auteure : j'ai eu un peu de mal au début avec sa plume que je qualifierai d'assez froide ce qui peut, dans un premier temps, rebuter le lecteur. Cela correspond en revanche au genre qui n'est pas réputé pour attirer les plumes colorées. Elle est quand même assez fluide et c'est sans aucune difficulté, à part quelques termes disséminés, que l'on tourne les pages avec réel plaisir. Catherine Fradier ne décrit pas beaucoup, elle nous montre le strict minimum sur ses personnages et cela s'avère suffisant. Avec peu de mot, on arrive aisément à se représenter ce qu'elle veut nous montrer ou nous faire penser. Une auteure prometteuse en la matière selon moi.

Concernant l'intrigue, on se disperse quand même pas mal. Il y a l'intrigue principale où toute l'équipe est impliquée mais il y a aussi des histoires parallèles qui arrivent de manière impromptues et sur lesquelles on ne revient pas pendant plusieurs dizaines de pages. Cela m'a parfois déstabilisé mais j'ai bien réussi à m'y habituer et à me rappeler du nécessaire. Ce qui fait la force mais aussi la difficulté des thrillers est que tout ou du moins presque tout est utile à la suite. Ce que je pourrais cependant reproché, c'est que l'enquête ne se démêle pas de manière très limpide. D'ailleurs, je solliciterai sans doute un peu d'aide pour bien comprendre certains aspects un peu survolés selon moi.
La toile de fond de l'histoire concerne les OGM et une entreprise, Aristee, qui prend dangereusement une ampleur incroyable dans le domaine de l'agriculture avec la création de produits plus ou moins nocifs. On sent que l'enquête a une dimension plus importante que la multinationale seule mais qu'elle implique des personnages hauts placés. En tout cas, on n'arrête jamais, le rythme s'accélère au fil des pages et l'intérêt suit avec aisance.
J'ai heureusement appris cette après-midi qu'il y aurait une suite à ce roman. Si j'avais lu la fin avant de le savoir, je n'aurais pas du tout apprécié sachant que cela se termine potentiellement très mal et surtout que tout est relancé.

Les personnages sont dépeints avec habileté. On s'attache rapidement à l'héroïne, Léo (Eléonore), très professionnelle avec un profond sens de la mission accomplie, une détermination sans faille mais quelques faiblesses que son passé à forger. Son mari meure tôt dans l'histoire et elle va donc enquêter en même temps pour savoir si c'est un suicide comme cela fut annoncé ou si c'est un meurtre. On se demande sans cesse si les histoires ne vont pas se recouper.
On suit souvent ses collègues plutôt diversifiés : Latifa, une jeune femme pleine de tempérament, Igor, un Russe génie de l'informatique, Eric, un homosexuel à l'esprit aiguisé et Xiang, u chinois qui en sait beaucoup sur la mafia de son ancien pays. D'autres protagonistes jalonnent l'histoire mais je vous laisse les découvrir.

Un thriller qui devrait satisfaire bon nombre d'amateurs du genre. L'intrigue est rondement menée même si des éléments sont un peu restés flous pour moi, manquant d'explications tranchées.Les personnages sont très intéressants et l'écriture est adaptée au genre. Un livre que je recommande donc et qui mérite un 16/20.

jeudi 18 février 2010

Dan Brown, le symbole perdu





Résumé : Robert Langdon, professeur en symbologie, est convoqué d'urgence par son ami Peter Solomon, philanthrope et maçon de haut grade, pour une conférence à donner le soir même. En rejoignant la rotonde du Capitole, il fait une macabre découverte. Ce sera le premier indice d'une quête haletante, des sous-sols de la Bibliothèque du Congrès aux temples maçonniques, à la recherche du secret le mieux gardé de la franc-maçonnerie. Une aventure où s'affrontent les traditions ésotériques et la formidable intelligence de Robert Langdon.

Mon Avis : Il m'aura fallu six années de patience pour avoir la joie de retrouver Robert Langdon. Je savais depuis longtemps qu'il reviendrait dans une aventure qui tournerait autour de la Franc-maçonnerie. Cela n'a fait que renforcer mon enthousiasme car ce sujet éveillait en moi beaucoup d'interrogations : Est-elle une secte? Un rassemblement d'intellectuels qui prennent des décisions concernant le monde entier dans le plus grand secret? Une sorte de Mafia regroupant une quantité impressionnante de personnes haut placées dans la société? Grosso Modo, j'attendais d'en savoir plus sans passer par divers essais que j'aurais sans doute eu bien du mal à lire...

Points négatifs : Après la lecture du Da Vinci Code, je suis resté littéralement bluffé grâce notamment à la remise en cause du Christianisme et des rebondissements tout au long de l'oeuvre. J'ai donc continué à lire les autres romans de Dan Brown que sont Anges et Démons, Deception Point et Forteresse Digitale. Dans aucun de ces trois livres je n'ai retrouvé cette magie, cette force qui m'empêchait de le refermer. J'attendais donc, avec des fusils à la place des yeux, ce que pouvait nous réserver Dan Brown... J'étais malheuresement un peu déçu même si j'ai pris énormément de plaisir à le lire. En effet, je n'ai pas retrouvé cette magie, les rebondissements venaient à manquer quand l'auteur s'attardait sur l'histoire des personnages ou sur des explications un tantinet trop techniques. J'ai même trouvé qu'à certains moments, l'histoire devenait prévisible alors que les bluffs étaient beaucoup plus soignés dans Le Da Vinci Code et même dans Anges et Démons.

Points positifs : Dan Brown a fait du Dan Brown. Il nous invite dans son univers remplis d'Histoire et d'ésotérisme. Robert Langdon reste égal à lui même, toujours l'esprit en éveil quand il s'agit de symboles bien que contrairement à ces deux précédentes aventures, il est souvent désemparé par la complexité des obstacles qui se dressent devant lui.
Quand on pense aux villes chargées d'Histoire de toutes les grandes périodes, il nous vient systématiquement à l'esprit Paris (sans aucun chauvinisme), Londres, Rome pour les pricipaux et voilà que Dan Brown surprend tout le monde en menant son intrigue dans Washington, ville n'étant pas supposée détenir un tel patrimoine.

Conclusion : Comme tout livre dont l'attente est obsessionel, il y a une part de déception mais Dan Brown est, à mon goût, d'un tel talent qu'il nous fait partager une intrigue palpitante où l'on apprend énormément de choses. J'encourage donc tout le monde à lire ce livre si, comme moi, vous êtes interessé par la Franc-Maçonnerie. J'attribue donc a cette ouvrage la note de 16/20. J'en profite pour noter ses autres romans :
1 - Da Vinci Code 20/20
2 - Anges et Démons 17/20
3 - Deception Point : 13/20
4 - Forteresse digitale : 12/20

J'aime cette page