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jeudi 19 mai 2011

Hunger games, tome 2, L'Embrasement de Suzann Collins

Résumé : Après avoir gagné les Jeux de la Faim, Katniss Everdeen et Peeta Mellark retournent dans leur district. Alors que la "tournée de la victoire" dans le pays est sur le point de commencer, elle est visitée par le président de Panem. Il explique que le tour qui leur a permis de sortir tous deux vainqueurs des jeux, considéré comme un acte de rébellion envers le Capitole, donne des idées aux 12 districts du pays.

Il la menace de tuer son meilleur ami, Gale, si elle ne peut prouver à tout Panem que son acte n'était pas une provocation, mais un acte irréfléchi commandé par son amour fou pour Peeta.

Mon avis : Après la franche réussite de la lecture du premier tome. La suite s'imposait d'elle-même dans ma PAL. Pourtant, je nourrissais quelques appréhensions car il me semblait que le premier se suffisait à lui-même. Seule la fin permettait une ouverture intéressante pour maintenir l'espoir d'une trilogie qui tenait la route. Je suis bien content d'être totalement fourvoyé !

D'après ce que j'en avais entendu, j'avais peur que l'intrigue sombre dans le "réchauffé" mais Suzann Collins m'a bluffé car elle a repris tous les bons ingrédients du tome 1 pour en faire une suite logique, quelque peu attendue mais dont le pouvoir addictif est certain.
Comme dans le premier tome, on doit attendre une importante partie du livre pour que "les choses" sérieuses reprennent. Ceci dit, l'envoûtement général et les interrogations multiples créent une ambiance palpitante où les chapitres se suivent et les pages ne cessent de tourner d'elle-même pour atteindre un dernier quart rocambolesque et un final en apothéose. Le lecteur est totalement happé par ce mélange d'aventure guerrière impitoyable et d'émotions pures.
Ceci dit, on pourra émettre un léger bémol quant à la prévisibilité de certains passages de l'histoire mais il est pardonnable en oubliant pas au passage que c'est une lecture Jeunesse.

D'ailleurs, il apparaît qu'avec le style simple, la facilité d'anticipation est le seul facteur qui nous ramène à un livre Jeunesse. En effet, la dureté et la cruauté de certaines scènes peuvent à mon sens apparaître comme choquantes. Dans ce monde futuriste où règne la terre du Capitole, la liberté d'expression et la justice n'ont plus de sens. La moindre entorse au règlement est passible de sanctions totalement disproportionnées, souvent la mort humiliante et gratuite.
Cela pourra faire penser à certains à des dictatures actuelles ou passées. A d'autre, cela amènera une réflexion sur les dérives de la sociétés et jusqu'où elle peut conduire... Dans un sens, ce genre de dystopies permettent de relativiser dans une certaine mesure ce que l'on reproche à notre société actuelle mais n'intellectualisons pas trop les choses, ce roman doit juste se savourer comme il se doit...

Par rapport au premier tome, il m'a paru flagrant que les personnages ont gagné en profondeur, ils sont plus charismatiques, plus travaillés.
Katniss dispose toujours d'un courage admirable et ses failles la rendent d'autant plus réaliste. Elle dévoile de nouvelles facettes de sa personnalité, se surprend à endosser un rôle qu'elle n'aurait jamais pensé pouvoir supporter quelques mois plus tôt. Je n'avais ressenti un réel attachement pour cette héroïne par le passé mais mon impression a rapidement changé au vu de l'aventure qu'elle mène.
Quant à Peeta, il rompt dans une certaine mesure avec la perfection agaçante qu'il semblait afficher d ans le premier tome. Il en était rendu peu crédible (non non je ne suis pas jaloux^^) mais intéressant. Ici, on apprend à s'y attacher car son évolution est bénéfique.
Il y a aussi Gale, moins présent mais souvent victime. Aussi nous offre-t-il quelques moments forts. Je ne dirais pas qu'il m'a ému mais il a contribué à des scènes très marquantes du récit. (Par contre, je laisserai ces demoiselles l'honneur de choisir quelle team elles préfèrent, Peeta ou Gale^^).
La plus grande surprise m'est venue d'Haymitch qui ne se contente plus d'être l'alcoolique arrogant et névrosé pour nous dévoiler sa nature de fin stratège et de guerrier impitoyable.
Quelques autres personnages apparaissent, des autres disparaissent et dans l'ensemble, ils sont tous très convaincants...

Dans le genre, je vois difficilement comment une dystopie orientée jeunesse peut être mieux dirigée. Certes, Suzann Collins n'emploie des grands mots formant de magnifiques phrases mais elle montre au lecteur combien l'utilisation de mots simples bien placés est intéressant et tout aussi efficace. De plus, elle sait parfaitement comment amener l'émotion ainsi que l'humour sans tomber dans le détestable mélodrame. Une seule chose me reste à faire : m'incliner devant son talent!

Le premier n'avait été qu'une bonne lecture, celui-ci se range dans le club très fermé des coups de coeur. A part quelques faits prévisibles, je ne vois pas ce qui pourrait être reproché à se roman que je recommande à tous même les plus rebutés de la Science-Fiction. Je me demande ce que va me réserver ce troisième tome qui, je l'espère, corrigera le seul défaut attribué. Je donne donc un 18/20 à ce superbe moment de lecture !



samedi 9 avril 2011

Sang d'Encre de Cornelia Funke

Résumé : Meggie et ses parents savourent leurs retrouvailles lorsque Farid apporte une nouvelle bouleversante: prêt à tout pour revoir les fées et sa famille, Doigt de Poussière a regagné le Monde d'encre, ignorant qu'un grand danger l'attend. Farid et Meggie décident de partir à sa recherche. C'est le début d'un voyage incroyable.., et terrifiant. Le deuxième tome d'une magnifique trilogie fantastique par l'un des plus célèbres auteurs contemporains pour la jeunesse.

Mon avis : A l'occasion d'un Book Club de livraddict l'année passée, j'ai eu l'occasion de découvrir le début de la trilogie de Cornelia Funke. Sans avoir été un coup de coeur impressionnant, j'avais aimé l'originalité "du livre dans le livre", les personnages bien façonnés et peu caricaturaux. En clair, on sortait des conventions banales de la Fantasy Jeunesse pour mon plus grand plaisir.
Il y a des livres qui vous laisse un sentiment étrange, comme un parfum d'inachevé alors que tout semble à sa place. Vous n'arrivez pas à caractériser ce qui vous gêne, sensation assez frustrante je dois dire. C'était ce qui s'était passé pour le premier tome. J'attendais donc humblement une amélioration sur ce paramètre que je ne pouvais saisir mais malheureusement, la suite a mis un mot sur ce qui clochait : l'ennui...

Difficile de jeter la pierre à cette suite qui contient tout ce qu'il faut et qui implique un "bon livre" : des personnages travaillés dont les personnalités respectives sortent de la banalité, de somptueuses descriptions, un style fluide etc.

Malheureusement, un roman s'étalant sur 800 pages doit être haletant, doit nous faire vibrer de chapitres en chapitres... Or ici, j'ai eu parfois la mauvaise impression de remplissage. On ne sait pas trop quoi faire de nos héros débarqués (logiquement) dans le monde d'encre. On piétine et on finit le roman sur un "tout ça pour ça".
Je dois avouer que le raccourci que je prends est un peu simpliste et sévère : il y a tout de même même des rebondissements, on ne s'attend pas toujours aux évènements mais... on tourne en rond. Je peinais donc à avancer dans ma lecture car la lassitude a pris le pied sur le plaisir.

Pour ce qui est des personnages, on ne peut nier qu'ils ont étaient améliorés, du moins plus travaillés. Pour certains, c'est efficace comme par exemple Meggie. Elle affirme encore plus son caractère tout en ne dissimulant pas ses faiblesses. On pourra la juger parfois agaçante, j'en conviens, mais à ce niveau, elle est battue et ce, très largement par Fenoglio. L'écrivain entre lui aussi dans le monde qu'il a créé et ne peut que constater les dégâts : le monde d'encre a évolué sans lui, tout son travail a été anéanti, le monde d'encre est sujet à la déchéance. Aussi, il se trouve désemparé. On aurait pu croire qu'il veille se battre pour réparer ses erreurs mais au contraire, il choisit souvent le déni. Par conséquent, il en devient agaçant car on le voit parfois oeuvrer pour le bien et puis par la suite, se plaindre et s'énerver jugeant la situation trop critique.
Dans le premier tome, mon personnage préféré était Doigt de Poussière. Son côté mystérieux et son charisme m'avaient impressionnés. Dans cette suite, il détient toujours un rôle important mais au milieu de cette foule de personnages, il m'est apparu bien en deçà, loin de mes espérances.
Sinon, Farid m'a touché ainsi que la mère de Meggie, Resa. Mo m'est apparue comme plutôt transparent pendant la majorité du roman et pour finir, les "méchants" ne m'ont pas impressionné surtout que Basta ou encore la Pie n'ont pas été, à mon sens, plus travaillés que dans le premier tome.

Question style, comme je l'ai déjà évoqué, il n'y a pas d'évolution notoire si ce n'est cette sensation de remplissage. J'aime les jolies descriptions, les univers travaillés, un panel de personnages variés mais ici, Cornelia Funke nous amène à la condition de pléthore. Il y en a trop et du coup, il ne reste pas grand chose...

Bien que ce moment de lecture n'eut pas été désastreux, je ne peux pas dire que j'ai été exalté, loin de là. Cependant, cet univers est charmant et en ravira, j'imagine, plus d'un. Pour moi, ça n'a pas marché ici, peut-être n'étais-je pas non plus dans la condition de concentration nécessaire pour suivre tout ce joli monde. Je ne sais pas mais en tout cas, j'en reviens au mot de départ : ennui. J'attribue donc un 10/20 à ce roman.

mardi 22 février 2011

La Quête d'Ewilan, tome2, Les Frontières de Glace de Pierre Bottero

Résumé : Revenus dans l’Empire de Gwendalavir, Ewilan et Salim partent avec leurs compagnons aux abords des Frontières de Glace pour libérer les Sentinelles. Ils repoussent en chemin les attaques de guerriers cochons, d’ogres et de mercenaires du Chaos, alliés des Ts’liches résolus à tuer Ewilan, mais se découvrent un peuple allié : les Faëls. Salim se lie d’amitié avec une marchombre, dont les pouvoirs le fascinent ; tandis que face au maître d’armes, Ewilan assoit son autorité et affermit son Don. Malgré les attaques d’une goule, la petite troupe parvient à destination. Là Ewilan découvre le secret du Dragon et libère les Sentinelles. Désormais, elle peut se consacrer à sa quête : la recherche de ses parents.

Mon avis : Quatrième livre de Boterro, c'est toujours avec grand plaisir que je retrouve les livres du très regretté auteur. Autant j'avais admiré les les deux premiers tomes du Pacte des Marchombres, autant le premier tome de la Quête d'Ewilan s'est avéré un peu trop "jeunesse" et caricatural sur les personnages. Comme beaucoup de sagas, on monte en puissance et, effectivement, c'est ce j'ai ressenti...

Au point de vue de l'histoire, cette fois-ci, on reste uniquement dans Gwendalavir. Plus de passages vers le monde réel... Dans ce tome, on entame vraiment la "quête" tel que nous l'indique le titre. A l'image du Seigneur des Anneaux, des personnages extraordinaires vont entourer notre héroïne pour la conduire vers son but ultime, la recherche de ses parents et faire en sorte que le Gwendalavir retrouve son harmonie.

L'univers inventé par l'auteur est toujours aussi envoûtant. Comme cette saga est orientée Jeunesse, on reste dans la simplicité mais très loin du minimalisme. Tous les éléments sont à leur place et Bottero ne s'est pas contenté de copier ce que d'autres ont déjà fait : il invente ses créatures, ses lieux etc.

Plus précisément, sur l'intrigue, on n'a guère le temps de s'ennuyer... Quelques temps morts seulement pour reprendre son souffle entre des scènes d'action rocambolesques ou des révélations surprenante. J'apporterais un simple bémol comparatif au Pacte des Marcombres : j'ai souvent anticipé les rebondissements, c'est un peu dommage... Simplement mon côté très difficile sur la prévisibilité.

Dans le premier tome, j’avais reproché un côté trop caricatural des personnages ou plutôt qu'ils étaient "piégés" dans un mode de pensée. Je dois dire que c'est la meilleur surprise de ce deuxième tome... Les protagonistes, plus particulièrement l'héroïne, ont beaucoup évolué.
Je n'avais pas spécialement aimé Ewilan que je trouvais surréaliste dans son côté génie, mature... Ici, elle est toujours sure d'elle mais n'en fait pas trop. Elle m'est apparue plus "humaine".
J'ai vraiment adoré l'évolution de Salim. Personne ne le prenait au sérieux mais, même s'il préserve son côté décalé, il gagne en maturité. Il est sans doute mon personnage préféré pour le moment avec, bien sûr... Ellana!
Les autres se complètent magnifiquement, les caractères diffèrent tous et c'est un paramètre que je ne néglige pas dans l'appréciation globale du roman.

J'ai retrouvé en grande partie la plume de Bottero que j'avais admirée sur les premiers tomes du Pacte des Marchombres, moins sur le premier tome de cette trilogie... C'est tout simplement magique, élégant... Je pourrais lister longuement des compliments à l'égard de cet incroyable travail mais, pour ceux qui ne connaissent pas, je préfère laisser le plaisir de la découverte.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé cette suite d'un premier tome qui ne m'avait pas déçu mais qui ne m'avait pas plus enthousiasmé que cela. La saga gagne en maturité, les personnages aussi et c'est pour cela que je lui attribue un 17/20.

Je marque 1 point pour deux challenges :
- Le ABC Challenge Bit Lit Fantasy
- Le Big Challenge livraddict 2011

mardi 28 décembre 2010

L'Epouvanteur, tome 1, l'Apprenti Epouvanteur de Joseph Delaney

Résumé : Septième fils d'un septième fils, Tom perçoit les ombres de ceux qui ont peuplé la terre et ressent la présence des êtres maléfiques. A treize ans, il doit quitter la ferme pour devenir l'apprenti de l'épouvanteur, chasseur de démons et sorcières. Commence alors pour lui une nouvelle vie, difficile. N'écoutant que son bon cœur, il va permettre la libération d'une sorcière particulièrement cruelle que son maître a enfermée dans un puits. Il aura alors à l'affronter à plusieurs reprises avant de la voir disparaître à tout jamais.

Mon Avis : J'avais pris la bonne résolution il y a quelques de continuer mes sagas en cours en évitant le plus possible d'en commencer de nouvelles... Encore, une fois, je n'ai pas pu m'y tenir. La faute à qui? Personne d'autre que moi... J'en ai particulièrement entendu parler sur livraddict depuis un certains temps. J'avais d'ailleurs entendu que ce tome-ci était bien en dessous des autres... Cela me rassure quelque peu pour la continuité de cette saga.

Joseph Delaney a pris un risque relativement important sur l'ambiance qu'il souhaitait imprimer. En effet, mélanger de l'épouvante avec du Jeunesse est, selon moi, un exercice des plus complexes. Il faut à la fois développer un univers sombre, distiller des détails peu ragoutants et j'en passe tout en "préservant" son lectorat. L'auteur semble avoir trouver le juste milieu et rien que pour cela, je respecte sincèrement son travail.
Cependant, malgré ce côté noir, j'ai trouvé l'ensemble très/trop Jeunesse. L'écriture est agréable et fluide comme quasiment tous les livres du genre mais c'est assez basique. J'ai trouvé cela maladroit par moment voir même un peu pesant car l'auteur semblait tourner en rond avec les pensées de son jeune héros. Ce fut particulièrement frustrant car je m'attendais à ce que l'épouvante soit plus poussée au détriment de l'aspect Jeunesse et je n'ai pu que constater que c'était le contraire. Aussi, pour une fois, j'ai été vraiment déçu de ne pas l'avoir lu bien plus jeune.
Enfin, il m'a manqué dans son style une touche personnelle, un style que je reconnaitrais parmi d'autres ou encore un humour particulier comme Rick Riordan et sa saga Percy Jackson.

L'histoire est assez inégale et j'ai eu l'occasion de décrocher parfois. J'ai ressenti parfois de l'ennui surtout dans les trois premiers quarts. Je trouvais l'histoire un peu fade, redondante mais surtout très lente. En revanche, l'ultime partie m'est apparue haletante, très rythmée ce qui a remonté l'estime que je portais à ce livre au début.
Un détail, qui pour moi a de l'importance, est que je commence à me lasser de la structure redondante des livres Jeunesse. On y retrouve quasiment toujours le même schéma : le jeune héros discret au commencement et qui devient téméraire au fil des pages, un parcours initiatique à travers une école ou un mentor... Je ne suis pas du genre à m'intéresser à la schématisation des récits mais ce titre m'en a rappelé pleins d'autres et au final, je reste sur le sentiment que le seul apport est le côté horreur pour jeune...

Les livres du genres sont parfois rendus intéressants rien qu'à travers leurs personnages. C'est plus ou moins le cas pour ce premier tome. En effet, le héros principal m'a plu, je l'ai trouvé assez réaliste car il n'est pas rendu excessivement téméraire, c'est un garçon tout à fait normal avec ses qualités et ses défauts. Cependant, je n'ai jamais réussi à m'identifier à lui sans doute par manque de profondeur. Il aurait mérité d'être plus travaillé même pour un roman destiné à un jeune lectorat.
J'ai beaucoup aimé l'Epouvanteur ( le maître de Tom) car il est sévère, sombre, érudit et les anecdotes qu'il raconte à son apprenti sont passionnantes. Néanmoins, je m'attendais à quelqu'un de bien plus charismatique.
Les personnages féminins, principalement Alice et la mère de Tom, sont plutôt bien travaillés mais je m'abstiendrais d'en dire plus au risque de trop en dire sur l'intrigue.

Je me rends compte que je suis particulièrement sévère. J'espère ne pas devenir aigri de sitôt mais je suis dans une période où j'ai besoin de rêver, de m'évader et surtout de lire des œuvres sortant de l'ordinaire.
Ne vous méprenez pas, j'ai sciemment axé ma chronique sur les défauts car ils m'ont gêné lors de ma lecture mais au final, je suis ressorti avec l'impression d'avoir passé un bon moment, pas impérissable mais simplement agréable. De plus, je pressens quand même un potentiel qui ne demande qu'à être confirmé.
Comme j'ai entendu plusieurs fois que la suite était un cran au dessus, je vais continuer même si je risque de prioriser certains titres. Je donne donc la note de 12/20 à ce premier tome.

Ce livre a été lu dans le cadre d'une LC sur livraddict avec :
Kayleigh
Azariel87
mia62
Plumeline
Frankie
JuNa62
Anasthassia
MarionJB



vendredi 17 décembre 2010

Percy Jackson, tome 2, La Mer des Monstres de Rick Riordan


Peut-être serait-il plus judicieux de lire le billet sur le tome 1 au préalable ici.

Résumé : Etre le fils de Poséidon, un honneur ou une cruelle plaisanterie ? Lorsqu'une simple partie de foot se change en bataille contre un gang de cannibales géants, Percy le demi-dieu a un terrible pressentiment... Comme le lui annonçaient ses étranges cauchemars, les frontières magiques qui protègent la Colonie des Sang-Mêlé sont empoisonnées. Pour sauver leur domaine, Percy et ses amis devront parcourir la mer des Monstres, qui porte bien son nom.

Mon Avis : Rappelez-vous, la lecture du premier tome fut pour moi un véritable bonheur de lecture. Par voie de conséquence, mes attentes quant à la suite étaient des plus grandes... L'éventuel problème dans ces cas là est qu'il est probables qu'elles soient si fortes qu'au final, c'est une déception... Je n'irai pas jusqu'à employer ce terme mais je n'ai pas été comblé.

Le premier tome m'avait enchanté rien que par son histoire qui associait rythme, humour, rebondissements. On retrouve ces caractéristique dans ce tome mais de manière beaucoup plus discrète. Certes, sur la "Mer des Monstres", on suit plus ou les traces d'Ulysse dans son périple maritime où il aurait rencontré, selon la légende, la magicienne Circé, les sirènes et autres créatures. L'aspect mythologique est donc un tantinet plus travaillé que dans le premier opus.
Cependant, j'estime que l'auteur s'est reposé sur ses lauriers et ce, dès les premières pages. En effet, il reprend le même schéma que précédemment : un élève est persécuté à l'école par les "durs à cuire" et il va s'avérer que c'est une créature mythologique. Si vous vous souvenez bien, dans le tome 1, c'était déjà le cas avec Grover, le satyre. Par la suite, on retrouve le même style de succession des événements. Sans dire que je me suis lassé, j'ai trouvé cela un peu redondant mais surtout prévisible... Dès la fin du premier j'avais prévu que la péripétie entamée par Grover allait, le connaissant, lui apportait son lot d'ennuis et de fait, je ne me suis pas trompé. par ailleurs, j'avais entrevu la fin qui est pourtant rocambolesque et qui, a elle seule, suscite l'intérêt pour la lecture du suivant.
Pour certains, je vais paraitre assez difficile mais plus j'apprécie, plus je deviens exigeant. au fond, j'ai beaucoup aimé cette histoire mais je m'attendais à plus de surprises, plus de changements donc je me dois de l'exprimer.

Comme je l'ai suggéré plus haut, Percy va rencontrer dans son école "normale" un étrange garçon qui va s'avérer être une créature antique (que je ne révèlerai pas) du nom de Tyson. Ce jeune "garçon" est assez étrange, pas très intelligent mais avec un cœur débordant de bonté. A travers son personnage, Rick Riordan fait passer un message très émouvant sur la différence et la tolérance. J'espère que nos jeunes têtes blondes comprendront à travers ce livre en autres qu'il n'y a aucun mal à être différent des autres et qu'au contraire, la différence est souvent symbole de richesse. J'avoue avoir été particulièrement touché par ce jeune "homme" qui est incontestablement un pilier de ce tome.
Les personnages principaux sont toujours égaux à eux mêmes. Percy a gagné en assurance tout en conservant son humour acéré. Annabeth est une nouvelle fois l'esprit stratège du petit groupe. Sa témérité n'est plus à prouver. Autant elle peut être agaçante par son excès de confiance en elle autant on sent qu'elle cache au fond d'elle une sensibilité touchante.
Après avoir vu Arès en motard, Rick Riordan persévère dans un décalage hilarant avec cette fois-ci un Hermés en roi de la communication moderne ou encore Tantale en bagnard aigri. Il modernise ainsi les personnages mythologiques de manière très intéressante.

Peu de choses à rajouter sur le style de l'auteur par rapport au premier tome si ce n'est que son humour est toujours aussi efficace. Le roman se lit vraiment tout seul, c'est un vrai plaisir de détente.

Malgré les défauts que j'ai soulevé, je ne peux nier que j'ai passé un très bon moment de lecture. Je lirai bien évidemment la suite mais j'attends d'être de nouveau surpris ou du moins, que le tout est moins un gout de déjà vu... Je donne donc la note de 15/20 à ce tome.

mardi 23 novembre 2010

La Quête d'Ewilan, tome 1, D'un Monde à l'Autre de Pierre Bottero



Résumé
: Quand Camille vit le poids lourd qui fonçait droit sur elle, elle se figea au milieu de la chaussée. Son irrépressible curiosité l'empêcha de fermer les yeux et elle n'eut pas le temps de crier... Non, elle se retrouva couchée à plat ventre dans une forêt inconnue plantée d'arbres immenses. Te voici donc, Ewilan. Nous t'avons longtemps cherchée, mes frères et moi, afin d'achever ce qui avait été commencé, mais tu étais introuvable...

Mon Avis : Je continue la bibliographie du très regretté Pierre Bottero avec cette saga, la Quête d'Ewilan, première écrite à se dérouler dans le monde de Gwendalavir. Je considère déjà le Pacte de Marchombres comme une référence du genre si bien que j'en attendais pas mal de celle-ci. Sans être selon moi au niveau de la première, c'est néanmoins un excellent premier tome.

L'histoire est à cheval sur deux mondes comme l'indique le titre. Le notre où vivent nos deux jeunes héros et le Gwendalavir , un monde parallèle peuplé de créatures en tout genre et habité de magie. L'originalité est de mise car dès les premiers chapitres, on en apprend sur les dessinateurs, magie que maitrise Ewilan justement. Pour résumer, il s'agit d'un pouvoir qui permet à celui qui le maitrise d'accéder à ce qu'ils appellent l'Imagination afin que ce qu'ils créent dans leur esprit devienne réel. Ce n'est pas incroyable certes mais Bottero nous la présente de manière magistrale et chaque utilisation du dessin par Ewilan est un moment de très belle description.
Les événements s'enchainent assez rapidement avec une dose non négligeable d'actions et de surprises. J'ai été agréablement surpris de croiser la même scène d'action déjà vue dans le deuxième tome du Pacte des Marchombres sous un point de vue différent. S'il y avait absolument un repoche à faire à cet entame de saga est sa faible longueur. En effet, le tout aurait pu être encore plus approfondi, plus détaillé, donnant encore une autre dimension à l'ensemble. Cependant, c'est un pur régal du début à la fin.

Pour ce qui est des personnages, je dirais pour résumer que la diversité est bien amenée. On a tout d'abord Ewilan bien sûr, c'est une jeune fille surdouée, exagérément sans doute, qui dispose d'un sens de la répartie des plus aiguisés. Non seulement elle intelligente mais elle possède un courage respectable. Elle va de danger en danger avec détermination et son évolution au fil de l'histoire est très intéressante. On doit sans doute cette force de caractère à l'indifférence que ces parents lui portent, c'est assez déroutant d'ailleurs...
On a aussi son fidèle ami, Salim dont on peut se demander, à part la dose d'humour qu'il apporte, l'utilité finale puisqu'il n'a aucun don particulier. Cependant, il reste attachant, candide mais réaliste et j'entrevois déjà son futur dans les prochains tomes mais on reste dans la supposition.
D'autres personnages croisent la route de nos deux jeunes amis mais il serait dommage que je vous en dise trop, juste que chacun apporte sa pierre, sa personnalité de manière très appropriée.

Pierre Bottero était un maitre de simplicité, un créateur de rêves et encore une fois, il arrive à atteindre des sommets dans le genre jeunesse. Certes, c'est beaucoup moins abouti que dans le Pacte des Marchombres où chaque phrase n'est que poésie. On reste ici dans un registre plus enfantin car plus sobre et plus simple mais il faut reconnaitre que c'est un réel plaisir.

Deuxième saga de Pierre Bottero que j'entame et j'en ressors avec la même conviction, peut-être un peu moins franche mais réelle. Ce titre est Jeunesse mais reste attrayant pour les adultes qui n'ont pas perdus leur âme d'enfant. J'attends beaucoup de la suite. Un premier tome que je note à 16/20.

Big Challenge Livraddict 2010 8/9



jeudi 18 novembre 2010

Le Pacte des Marchombres, tome 2, L'Envol de Pierre Bottero


Résumé : " Ses longs cheveux noirs tombant en rideau devant son visage, son attitude, position de combat ou figure de danse, l'énergie qui se dégageait d'elle... La fille n'était plus une fille. C'était un oiseau. Prêt à l'envol. "

Mon Avis : Après ma découverte de Pierre Bottero lors du premier tome, j'avais une hâte indescriptible de retrouver sa plume magique mais j'ai choisi de faire durer le suspens... Il y a des moments qu'on souhaite savourer, qu'on angoisse à l'idée d'approcher les dernières secondes tellement qu'on ne veut pas ressortir de ce plaisir intense... C'est exactement l'effet que cela me faisait pendant cette rapide lecture. Je voulais continuer à faire défiler les pages, rester plongé dans ce monde féérique. Vous l'aurez deviné, j'en suis ressorti grisé.

Contrairement au premier volume totalement orienté sur sa formation son parcours pour devenir une Marchombre, celui-ci est en partie tourné vers l'achèvement de son parcours initiatique et en partie vers ses premières missions. J'ai senti une progression plus adulte dans l'ambiance tout à fait en concordance avec la maturité grandissante d'Ellana.
J'adore totalement l'univers construit par Bottero. Il reste assez simple mais tout ce qui s'en dégage donne envie de s'y plonger, de partager l'aventure des héros et de mener la guerre.
Outre l'univers envoutant, l'histoire en elle-même est vraiment palpitante : on va de rebondissements en rebondissements, le rythme est intense et les pages défilent sans effort.
Ce que j'aime particulièrement est que Bottero a réussi à créer un univers orienté jeunesse qui reste incroyable à découvrir pour les adultes. Nous, nous pouvons comprendre certaines suggestions, notamment sur l'amour alors que les enfants passeront à côté sans que cela perturbe quoi que ce soit. Tout simplement admirable.

Déjà dans le premier tome, j'avais énormément aimé le personnage d'Ellana : c'est une battante née mais elle n'est pas parfaite, elle a ses doutes, ses faiblesses. Elle m'a beaucoup touché car il est vrai que dans ce tome, elle n'est pas épargnée tant sur sa personne que sur les personnes qu'elle perd. Elle prend aussi beaucoup de maturité au fil des pages et ses capacités n'en sont que plus impressionnantes. Une héroïne comme je les aime, pas surfaite, juste entière.
Dans les personnages secondaires, nous avons toujours Jilano, son mentor, un maitre Marchombre qui, avec quelques répliques simples, impose son charisme et sa personnalité. C'est ce que je trouve respectable avec Bottero : avec peu de mots, peu de répliques, on a cerné les personnages.
On retrouve aussi Nillem, égal à lui-même, assez centré sur ça personne, ambitieux... L'évolution de ce protagoniste entraine celle de sa relation avec Ellana, très intéressant à suivre.
Il y a de plus quelques nouveaux personnages mais je préfère ne rien dire car les découvrir entièrement est encore mieux.

Du point de vue du style... c'est tout bonnement la perfection... Son écriture est majestueuse, emprunte d'une rare magie qui nous envoute du début à la fin. Il réussit à rendre l'ensemble accessible aux plus jeunes tout en préservant le charme pour les autres. Par conséquent, je n'ai jamais vraiment ressenti l'aspect Jeunesse qui peut rebuter et ça, même Rowling n'y arrive pas toujours selon moi...
La vie nous a enlevé un écrivain d'exception qui aurait pu encore plus marquer son temps voire les générations futures, tout simplement dommage...

Il est très rare qu'un livre adressé à un jeune public me plaise et me marque autant. Je le considère dorénavant comme une référence du genre. J'ai cherché des bémols pour rendre cette critique crédible mais je n'ai pas trouvé... Il me manque un peit quelque chose pour le considérer comme un chef-d'œuvre, peut-être le faible nombre de pages.. N'attendez plus, lisez cette saga!! Je lui attribue donc un 19/20.

dimanche 24 octobre 2010

Harry Potter, tome 6, Le Prinde de Sang Mêlé de J.K. Rowling


Résumé : Dans un monde de plus en plus inquiétant, Harry se prépare à retrouver Ron et Hermione. Bientôt, ce sera la rentrée à Poudlard, avec les autres étudiants de sixième année. Mais pourquoi Dumbledore vient-il en personne chercher Harry chez les Dursley ? Dans quels extraordinaires voyages au cœur de la mémoire va-t-il l'entraîner

Mon avis : Les aventures de Harry se suivent et se ressemblent. Non, rassurez-vous, ce n'est pas un reproche, c'est dans leurs qualités que les tomes se rapprochent. Depuis quelques temps, je redécouvre cet univers incroyable créé par J.K. Rowling. J'aime autant que les premières fois que je les ai lu voire pour certains plus et pour certains... moins! En effet, je reste toujours autant convaincu par la saga mais pour ce tome, quelques détails ont parasité ma lecture...

Il va être relativement complexe de décrire avec exactitude ce qui m'a moins plu dans ce tome par rapport aux autres et surtout par rapport à ma première lecture. Je pense que c'est avant tout le rythme plus lent de l'histoire qui m'a interpelé à part dans les cent dernières pages, extraordinaires soit dit en passant.
Ce tome est donc réparti selon trois grands axes : le premier, ce sont les cours particuliers qu'offre à Harry le professeur Dumbledore qui consistent essentiellment à retracer le passé de Lord Voldemort pour le connaitre et cibler ses faiblesses. L'autre tourne autour d'un mystérieux livre scolaire de potion découvert par Harry comportant de nombreuses annotations rédigées par un certain "Prince de Sang-Mêlé". La curiosité de notre héros va le pousser à découvrir qui se cache sous cette identité. Enfin, le troisième est un complot que semble fomenter Malefoy et que seul Harry semble croire. Certes, absolument tout est intéressant mais on reste beaucoup dans l'information et non dans l'action. De plus, le récit est agrémenté d'une dose trop conséquente de dialogues qui ont, pour une fois, une fâcheuse tendance à tourner en rond surtout sur les sentiments de Harry et les reproches de Hermione...
Il faut dire aussi qu'il n'est pas tourné de la même manière. Ici, on sait qu'il se passe quelque chose sans que cela se dessine exactement. On est conduit comme dans les polars dans des pistes erronées et d'autres nous échappe totalement. On apprend au fur et à mesure des éléments du complot qui restent insuffisants pour ne pas être surpris par l'incroyable fin qui, je pense, avait obscurcit le manque d'action lors de ma première lecture tant on ne s'y attend pas. Aussi, comme je n'ai pas eu le même effet de surprise, j'ai pu me rappeler plus ce qui m'a gêné avant le dénouement.

Sur le plan des personnages, je n'ai pas trouvé de changement fondamental par rapport au précédent pour notre trio héroïque. Hermione m'a parue de nouveau agaçante dans son esprit d'être toujours la meilleur élève. Elle affiche aussi une affection pour Ron des plus étranges, elle ne l'explicite jamais mais agit de manière inhabituelle. Alors qu'elle devenait plus rebelle, elle est soudain retombée dans ses mauvais travers.
Ron est plus ou moins en retrait ici, il est toujours en compagnie de Lavande Brown qui ne sépare jamais de lui pour l'embrasser démesurément. Il affiche un comportement assez puéril et j'ai eu parfois la brusque envie de le secouer ou alors de lui ouvrir les yeux...
Ses deux amis plus insupportables, Harry s'isole plus et en profite pour mener son investigation seul contre tous car personne ne pense que ses doutes sont justifiés. Il affiche donc une détermination époustouflante et un esprit plus aiguisé lorsqu'il s'agit d'anticiper pour éviter les catastrophes. En revanche, ses tergiversations amoureuses m'ont semblé trop nombreuses. Même si son âge l'excuse, cela m'a vraiment ennuyé même si j'ai apprécié la conclusion.
Les nouveaux personnages ne sont pas légions et n'ont pas été de grandes révélations pour moi. On a d'abord le nouveau ministre de la magie, Scimgeour, en apparence plus compétent que Fudge mais qui cache un côté manipulateur détestable. Le nouveau professeur de potions, Horace Slughorn est lui assez jovial, sympathique mais a une désagréable attirance pour l'élite et les célébrités qui 'ont fait penser à des professeurs que j'ai eu et dont je détestais le comportement...
Je trouve donc que Rowling n'a pas soigné au mieux ses héros et ses nouveaux personnages dans ce tome...

Côté style et écriture, pas de différence notoire, c'est toujours de la perfection pour le registre Jeunesse avec une qualité que j'aime à savoir cet humour toujours très bien venu. Sa plume permet d'être très proche des émotions des personnages comme si on les connaissait.
Peut-être suis-je un peu sévère, mais attention, cela reste ma saga Jeunesse numéro un et ce tome ne modifiera en rien mon point de vue! Cependant, le rythme est assez lourd et les dialogues abordent des sujets redondants. Au niveau des personnages, c'est moins bien soigné si bien que les principaux peuvent énervés et les nouveaux détestés. Heureusement, une fin incroyable ponctue l'aventure. Un tome qui mérite un 16/20.

mercredi 22 septembre 2010

Harry Potter et l'Ordre du Phoenix de J.K. Rowling



Résumé : A quinze ans, Harry s'apprête à entrer en cinquième année à Poudlard. Et s'il est heureux de retrouver le monde des sorciers, il n'a jamais été aussi anxieux. L'adolescence, la perspective des examens importants en fin d'année et ces étranges cauchemars... Car Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est de retour et, plus que jamais, Harry sent peser sur lui une terrible menace. Une menace que le ministère de la Magie ne semble pas prendre au sérieux, contrairement à Dumbledore. Poudlard devient alors le terrain d'une véritable lutte de pouvoir. La résistance s'organise autour de Harry qui va devoir compter sur le courage et la fidélité de ses amis de toujours..

Mon Avis : Je ne le cache plus maintenant, c'est un énorme plaisir que de retrouver ce cher harry au fil de ses aventures. Cependant, le souvenir que m'avait laissé cet opus était une longueur faramineuse et un cruel manque d'action. je crois d'ailleurs que je ne l'ai lu que deux fois. Ce tome est un tome de transition, Voldemort est revenu, une guerre se profile, les deux camps rassemblent leurs forces et leurs alliés. Néanmoins, je dois dire que j'en suis plus satisfait qu'aupravant, j'ai su apprécier les histoires parallèles qui jalonnent ce tome.

Pour ce qui est de l'histoire, comme je l'ai dit, c'est un tome de transition. A la fin du quatrième, Voldemort a repris une forme physique et quasi tous ses pouvoirs. Alors que les forces du bien devraient se rassembler, le Ministère de la Magie décide de faire la sourde oreille et de ne pas croire que le danger menace. D'ailleurs, dès le début, Harry est convoqué pour usage abusif de la Magie au Ministère et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il n'est pas reçu à bras ouverts. En réalité, il reçoit les conséquences de sa proximité avec Dumbledore qui est craint de Fudje, croyant qu'il veut s'emparer du Ministère en le renversant... Par mesure de contrôle, cette année, le Ministère décide lui-même de nommer un professeur de Défense contre les Forces du Mal en la personnage Dolores Ombrage, professeur que chacun détesterait par manque voire absence de compétence...
La principale lacune de l'histoire de ce tome est justement qu'il n'y a pas de vrai fil conducteur : pas de tournoi, pas d'horribles disparitions, pas d'objets à cacher... Voldemort se fait discret pendant quasi tout le roman, il est juste énoncé (avant la toute dernière partie), on sait qu'il se prépare, qu'il est assez loin mais que son attaque est imminente mais on en apprend guère plus... Après son retour, cela pouvait se présager.
En fait, ce tome montre plus que les forces du bien ont du souci à se faire compte tenu du fait que peu réalisent ou veulent réaliser le retour du Seigneur des Ténèbres. En effet, le ministère, non content de se voiler la face, va même jusqu'à croire que l'ennemi est Dumbledore, croyant en une conspiration des plus douteuses. De ce fait, ils ne sont que très peu à s'organiser et on craint pour leur avenir.
J'ai su apprécier ce tome dans toutes les autres histoires sous-jacentes de la trame directrice qui sont en fait très prenantes si on occulte Voldemort. Il y a tout d'abord le procès de Harry qui est assez amusant de par le comportement et l'ironie que met Dumbledore dans la défense de harry, l'obscure disparition de Hagrid puis son histoire, la motivation de Ron pour son rôle de préfet et de gardien de Quidditch, la poursuite de la S.A.L.E. d'Hermione et j'en passe. J'ai constaté qu'il était en fait très complet, parfois un peu lent mais jouissif si on fait attention à tout.

Côté personnage, chacun évolue selon son âge et surtout ce qu'il lui arrive. Harry commence l'année très mal après un renvoi qui lui a échappé de peu. Il se rend compte de prime abord que le Ministère croit qu'il fabule, qu'il conspire avec Dumbledore et du coup, le laisse tomber. Puis c'est au tour de Dumbledore, après l'avoir défendu lors du procès, il l'ignore totalement et pour finir, Hagrid est aux abonnés absents... Après un passage où il se renferme sur lui-même, devient irritable et agaçant, il se rend compte qu'il a toujours ses amis et Sirius même s'il n'est pas à ses côtés.
D'ailleurs, Ron lui, a muri, il devient préfet pour la plus grande fierté de ses parents et ensuite gardien de Quidditch chez les Gryffondor. Même quand Harry se montre odieux, il répond présent et le soutient dans tous les cas de figure, surtout pour supporter Ombrage...
Hermione est sans doute celle qui a le plus changée : certes, elle reste studieuse, certes, elle reste obstinée par la défense des elfes mais elle n'est plus l'élève modèle qui se tait et répond aux questions. Elle ose affronter les professeurs, faire passer ses devoirs en second plan et surtout, baver les interdits. Elle n'est quasi plus agaçante comme elle pouvait l'être avant.
Sinon, des autres, j'adore toujours les jumeaux Weasley qui augment leurs scores de bêtises pour nous faire bien rire.
Dans les nouveaux (très peu d'ailleurs), on notera surtout la présence du nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal (encore et toujours), l'horrible Dolores Ombrage. Elle est la caricature même de la mauvaise prof qui croit avoir tout vécu et tout compris de l'enseignement mais dont l'incompétence frise le ridicule... Elle ne fait que de la théorie et surtout, donne d'horribles punitions des plus sadiques. Vraiment affreuse, j'étais parfois même mal à l'aise pendant ma lecture...

Pour ce qui est de l'écriture, c'est toujours du Rowling donc ça se lit merveilleusement bien. C'est fluide, c'est plein d'humour, tout ce que j'aime. Je regrette juste un rythme moins soutenu et donc parfois un léger ennui.

Encore un tome d'harry potter relu et le bilan est toujours le même : c'est extraordinaire. Même celui-ci, globalement moins bon me séduit encore et même encore plus qu'avant. Une saga qui traversera les générations c'est sûr. Ce tome mérite un bon 16/20.


lundi 13 septembre 2010

Les Etranges Talents de Flavia de Luce d'Alan Bradley


Résumé : Été 1950. Le paisible manoir de Buckshaw est agité par de surprenants événements. Un oiseau mort, timbre collé au bec, est retrouvé devant la porte de la cuisine, un cadavre fait son apparition au beau milieu d’un plant de concombres, et le maître de la famille, le colonel de Luce, n’est plus lui-même. Le plus mystérieux ? Quelqu’un a subtilisé un morceau de l’écœurante tarte à la crème de Mme Mullet.
Avec son œil affuté et son laboratoire de chimie, c’est Flavia, l’une des trois filles de Luce, qui va mener l’enquête dans le passé tourmenté de son père.

Mon Avis : Un titre, une couverture, parfois, les motifs pour se lancer dans une lecture peuvent être complétement sans fondement car il ne faut pas partir du principe qu'une jolie présentation fait un bon livre. Je le sais et pourtant, je ne l'applique pas... C'est l'effet que cela m'a fait quand j'ai vu l'organisation de cette lecture commun : une couverture atypique qui fait penser à la famille Adams, un titre bizarre mais évocateur... Et voilà j'étais inscrit! D'ailleurs, je n'étais sans doute pas le seul à réfléchir de cette manière car peu connaissaient et pourtant, il y eut beaucoup de participants. (voir la page Bibliomania)

Pour une fois, je vais commencer par parler des personnages car c'est sans doute le principal atout de ce roman (peut-être l'inverse si on accroche pas au tempérament de l'héroïne...) . Flavia de Luce est issue d'une famille noble vivant dans un manoir qui semble impressionnant. Ne ressemblant que très peu à ce qu'on pourrait s'imaginer de ces jeunes filles riches, elle voue un véritable culte aux sciences et surtout à la chimie. C'est une passion qu'elle entretient depuis qu'elle sait lire. Elle réalise de multiples expériences, dévore des ouvrages scientifiques (à onze ans tout de même...). Ainsi, on découvre un point positif à ce roman : une approche pédagogique de la Chimie et plus particulièrement des poisons (je regrette de ne pas avoir pris de notes au cas où...). C'est passionnant pour celui qui aime les sciences!
Outre son intelligence précoce, Flavia se démarque par un caractère qu'on qualifierait sans mal de bien trempé. Comme je l'ai évoqué, elle a seulement onze ans et pourtant, lorsqu'elle a une idée, bien malin celui qui l'en dissuadera... Elle n'hésite pas à aller voir les policiers, à manipuler des adultes et à faire enrager ses sœurs... C'est un peu surfait mais très marrant!
Ses deux sœurs, Ophélia et Daphnée sont elles par contre de pures descendants de nobles. L'une ne voit que par son reflet dans le miroir et l'autre a toujours le nez dans des livres à l'eau de rose. Elles sont assez insupportables mais apportent une petite dose d'humour quand Flavia parle d'elles.
J'ai aussi bien aimé le personnage de Dogger, assez complice avec Flavia qui cache bien des choses et est sujet à des crises de folie. Je pense que s'il y a une suite, il aura une place prépondérante.
Les autres n'ont pas un énorme intérêt, ils sont même souvent clichés, particulièrement les policiers.

L'histoire est en revanche là où j'ai rencontré le plus de défauts. En effet, c'est déjà un problème de repères qui m'a gêné car Flavia change plusieurs fois de lieux par chapitre et j'avais du mal à savoir ce qu'elle faisait et où elle faisait... Pour ce genre de romans d'enquête, il est important de bien définir les actions et les lieux car chaque détail a son importance et ici, ce n'était pas assez soigné à mon gout. Je me suis vu plusieurs fois revenir en arrière pour savoir ce que j'avais loupé.
Dans les thrillers, on est souvent mené par une irrépréhensible envie d'en savoir plus, que les éléments se mettent en place pour découvrir qui est le coupable. Là, je n'est pas été happé par cette mystérieuse force, cela m'était égal d'apprendre plus sur l'enquête et chaque élément était tiré par les cheveux. Ce que je préfère, ce sont en général les dénouements où je me plais à rester scotché et là rien... Certains éléments sont reliés et expliqués avant (sans doute l'effet Jeunesse) ce qui gâche un peu la fin. D'ailleurs celle-ci est sans surprise, j'avais déjà deviné le coupable. Il faut dire qu'il n'y avait pas beaucoup de suspects.... Dommage, s'il y a une suite, espérons là plus palpitante.

Quant à l'écriture, là encore on est en présence d'un très bon écrivain. Sa plume est particulièrement acérée, remplie d'humour et avec une empreinte distinctive des autres. Un pur régal que je trouve un peu corsé pour du Jeunesse. En effet, d'une part il y a beaucoup de termes complexes particulièrement lorsqu'il parle de Chimie et d'autres part, l'humour est très implicite, avec des jeux de mots peu évidents. Ce livre est plus adapté pour des jeunes adultes. Je ne sais pas s'il a sorti d'autres livres mais rien que pour ses qualités d'auteur, je vais faire des recherches.

Un bon roman dans le genre peu exploité du policier jeunesse qui se démarque par son héroïne très perspicace et l'écriture de l'auteur. On y rit souvent mais malheureusement, l'intrigue n'est pas à la hauteur du reste, c'est dommage... J'attribue donc la note de 14/20.

jeudi 2 septembre 2010

Harry Potter, tome 4 , La COupe de Feu de J. K. Rowling

Résumé : Harry Potter a quatorze ans et entre en quatrième année au collège de Poudlard. Une grande nouvelle attend Harry, Ron et Hermione à leur arrivée : la tenue d'un tournoi de magie exceptionnel entre les plus célèbres écoles de sorcellerie. Déjà les délégations étrangères font leur entrée. Harry se réjouit... Trop vite. Il va se trouver plongé au cœur des événements les plus dramatiques qu'il ait jamais eu à affronter. Dans ce quatrième tome bouleversant, drôle, fascinant, qui révèle la richesse des enjeux en cours, Harry Potter doit faire face et relever d'immenses défis.

Mon Avis : Je poursuis toujours ma relecture de la saga Harry Potter qui est l'une des rares à ne jamais me lasser. Elle fait office de pilier dans le registre de la Fantasy Jeunesse et je ne suis pas du tout surpris quand on voit la qualité des intrigues, de l'écriture et de la manière de façonner les personnages. Bien entendu, ce tome ne déroge pas à la règle, au contraire...

Ce que j'ai particulièrement aimé avec cet opus est que la tension en redescend jamais, le rythme est bien plus soutenu que dans les précédents. Il faut dire qu'on est bien aidé par l'organisation du trophée des trois sorciers qui vient pimenter l'année scolaire de notre jeune héros alors qu'il n'avait rien demandé. Dès le début, on enchaine les surprises avec l'organisation de la Coupe du Monde de Quidditch où le spectacle est à la hauteur de l'événement. L'auteure a sans doute choisi de mettre cette Coupe dans ce tome pour pallier au manque du sport international des sorciers pendant toute l'année. En effet, l'organisation du trophée des trois sorciers est trop importante pour que le championnat annuel ait lieu. C'est un peu dommage au vu de mon amour pour ce sport fictif mais l'action permanente occasionnée par le trophée compense largement...
Tout est ingénieusement bien pensé surtout pour les différentes épreuves de la compétition qui apportent leurs doses d'actions. Outre le trophée, plusieurs histoires parallèles jalonnent le récit tel que la lutte d'Hermione pour stopper l'esclavage des elfes de maison ou encore les articles de la Gazette du Sorcier écrits par l'horripilante Rita Skeeter. Un livre donc avec une intrigue principale pleine mais qui contient d'autres intrigues bien complémentaires.
Comme quasiment à chaque fois, madame Rowling sait nous surprendre avec un dénouement que je n'avais une nouvelle fois pas du tout venir à ma première lecture. Elle sait nous amener sur des mauvaises pistes et nous livre un dénouement digne des grands polars avec une incroyable explication de tout ce qui restait obscur depuis le début... Vraiment incroyable!!!

Au niveau des personnages, chacun a pris de la maturité mais on ne peut pas noter de changement radical. Harry se révèle encore plus téméraire qu'auparavant et incroyablement convaincant pendant les épreuves. Hermione se montre encore plus déterminée qu'avant lorsqu'elle se bat pour la défense des elfes de maison. Ron, lui, se révèle assez insupportable quand sa jalousie atteint des sommets mais cela se laisse comprendre à force de vivre dans l'ombre de Harry une nouvelle fois catapulté sous le feu des projecteurs.
Beaucoup de nouveaux personnages sont arrivés dans ce tome mais je retient surtout Rita Skeeter, une reporter prête à tout pour avoir des scoops, même à les inventer... La fin de cette histoire secondaire est hilarante!! Il y a aussi les deux ministres Ludo Verpey, ancien grand joueur de Quidditch peu futé mais assez drôle et le sinistre Bartemus Croupton qui est un acharné de travail mais qui réserve quelques surprises. Bien sûr, comme chaque année, nous avons un nouveau professeur de défense contre les forces du mal et là; c'est un ancien Auror, chasseur de Mangemort, du nom d'Alastor Maugrey surnommé Maugrey Fol-Oeil à cause de son œil magique. Il est très loufoque et vraiment bien travaillé.

Concernant l'écriture, pas grand chose à dire de nouveau, ça se lit toujours extrêmement bien et les jeux de mots sont toujours très bien trouvés. D'ailleurs je voudrais féliciter le traducteur qui a réussi à traduire les jeux de mots en en trouvant d'autres qui marchent en français tout en préservant la signification initiale.

Un tome qui monte encore en puissance et qui se révèle être l'un des meilleurs de la série. Tout est là, notamment le rythme constant pour en faire un super tome. Le meilleur pour l'instant sans aucun doute et c'est pour cela que je lui attribue la note de 18/20.


mercredi 18 août 2010

Percy Jackson, tome 1, Le Voleur de Foudre de Rick Riordan

Résumé : Etre un demi-dieu, ça peut être mortel... Attaqué par sa prof de maths qui est en fait un monstre mythologique, injustement renvoyé de son collège et poursuivi par un minotaure enragé, Percy Jackson se retrouve en plus accusé d'avoir dérobé l'éclair de Zeus ! Pour rester en vie, s'innocenter et découvrir l'identité du dieu qui l'a engendré, il devra accomplir sa quête au prix de mille dangers.

Mon Avis : Une nouvelle découverte avec un nouveau Book Club, voilà ce qui m'arrive tous les mois. Le thème cette fois-ci était un que j'avais proposé à savoir la mythologie grecque. Première appréhension : Percy Jackson est, je le savais déjà, une lecture Jeunesse qui reprenait seulement en fond les mythes et autres légendes. Or, j'aurais souhaité un peu plus de sérieux et surtout, un livre qui exploite totalement le sujet. Je me suis tout de même lancé et le moins que je puisse dire est que je n'ai pas été déçu...

Commençons par les personnages : nous suivons les aventures de Percy Jackson (étonnant non???), un jeune garçon tout ce qu'il y a de plus normal avec cependant quelques déficiences comme l'hyperactivité, la dyslexie qui lui valent très souvent des mauvaises notes et des renvois continuels des écoles. Heureusement sa mère est bienveillante et ne s'arrête pas à cela. Il vit chez son beau-père car son père a disparu qui incarne tout ce qu'il y a de plus "bof" entre bières et parties de poker. Rapidement, notre jeune héros va apprendre qu'il est le fils de Poséidon, dieu des mers et océans (rien que ça!!). Ainsi, c'est un sang-mêlé ou encore un héros mais d'un Dieu qui avait l'interdiction totale de procréer engendrant des enfants trop forts. Rapidement, Percy comprendra que ses faiblesses n'en sont pas vraiment et découvrira ses nombreux pouvoirs.
Percy est vraiment LE héros par excellence dans tout ce qu'il a de téméraire et de courageux. jamais il ne rechigne devant le danger et aurait une tendance à être fonceur. On démarre avec une sorte de cancre et on poursuit avec un héros en herbe, pas beaucoup de transition mais il en devient très attachant.
Dans sa quête, il est accompagné d'une jeune demoiselle, Annabeth qui est, comme lui, une sang-mêlé mais elle c'est sa mère qui est la déesse de la Justice, Athéna. Elle ressemble assez à Percy par ses côtés courageux bien qu'elle semble plus mesurée, plus expérimentée. Il faut dire aussi qu'elle vit depuis longtemps dans "l'école des héros" et qu'elle a plus de connaissances en matière de pouvoirs et de mythes que notre jeune héros. Elle est assez attachante mais reste un peu en retrait tout de même, trop de similarité avec Percy pour la mettre en valeur sans doute...
Mon personnage préféré reste le jeune satyre, Grover qu'on a tout le temps envie d'aider tellement il semble faible. Il connait Percy avant sa découverte car, dans l'école normale, il est chargé de surveiller le demi-dieu et pourtant, c'est Percy qui le défend des brutes qui lui cherches des misères... Ce qui m'a le plus marqué avec cette jeune créature c'est sa progression. En effet, au début, il est peureux et est la risée de ses congénères mais au fur et à mesure, il prend de l'assurance jusqu'à devenir très courageux. Il apporte beaucoup d'émotions touchantes dans ce monde mouvementé.

L'histoire, démarrons par les quelques bémols, est assez linéaire au sens où, comme dans la plupart des romans jeunesse, chapitre correspond à uns scène, une situation rendant le rythme quelque peu rengaine. Cependant, le rythme ne baisse jamais. Passé les deux trois premiers chapitres où les bases sont posées, les actions s'enchainent de manière effrénée tel qu'il en devient quasi impossible de stopper la lecture.
Le principal atout mis à part le rythme est l'originalité bien calculée : au fur et à mesure, les mythes et légendes grecques se fondent dans notre réalité comme si tout était possible. Jamais on ne croule sous de la théorie mais les mythes correspondant aux personnages légendaires sont résumés de telle manière qu'elle puisse combler les lacunes de tous. Comme je l'ai dit, utiliser la mythologie grecque simplement en toile de fond me gêner quelque peu mais l'histoire est tellement prenante que ce défaut s'estompe rapidement.
Une autre qualité que je reproche souvent aux livres du genre est leur prévisibilité. Or, ici, je ne voyais quasi jamais rien venir et surtout la fin où j'ai été soufflé. De rebondissements en rebondissements, j'ai vraiment adoré tout ce qui fait ce roman.

Le style de l'auteur est très agréable comme souvent pour les livres du genre. Tout est fluide, simple sans pour autant rentrer dans le simpliste ou l'enfantin. La grande qualité de Rick Riordan est l'humour qu'il dissémine dans chaque page. Jamais trop, jamais tiré par les cheveux, j'avoue avoir souvent rigolé à gorge déployée soit par les répliques salées soit par les situations cocasses. Ce qui est à la fois drôle et original c'est la profusion d'anachronismes bien trouvés. Je ne vous en dévoilerai pas pour ne rien gâcher.

Un excellent livre jeunesse qui présage l'une des meilleures sagas que j'ai lues. Tout est là pour en faire un excellent livre mêlant savoir, humour et action. D'abord sceptique, je suis maintenant totalement conquis et vais lire le tome suivant sous peu. Jetez vous dessus, vous ne le regretterez pas. Un premier tome qui vaut un 17/20!!

mardi 27 juillet 2010

Harry Potter, tome 3, le Prisonnier d'Azkaban


Résumé : Sirius Black, le dangereux criminel, qui s'est échappé de la forteresse d'Azkaban, recherche Harry Potter. C'est donc sous bonne garde que l'apprenti sorcier fait sa troisième rentrée. Au programme : des cours de divination, la fabrication d'une potion de ratatinage, le dressage des hippogriffes... Mais Harry est-il vraiment à l'abri du danger qui le menace ? Le troisième tome des aventures de Harry Potter vous emportera dans un tourbillon de surprises et d'émotions. Frissons et humour garantis !

Mon Avis : De nouveau parti sur les traces d'Harry Potter avec un grand plaisir, j'ai relu ce tome 3 avec toujours autant d'engouement. Profitant d'une nouvelle lecture commune, j'ai pris le wagon en cours de route pour relire ces aventures jusqu'au mois de Novembre. J'ai récemment lu les deux premiers tomes qui m'avaient tous deux ravis bien que je savais que ce n'était pas à partir d'eux que cette saga est devenue la grande saga que j'aime autant. C'est effectivement grâce à ce tome que la saga a commencé à être magistrale.

Je ne vais pas vous refaire toute l'histoire de long en large mais juste resituer l'action. Comme tous les ans, Harry commence son année par son séjour pour les vacances d'été chez ses détestables oncle et tante qui lui font vivre un enfer quotidien. Cette fois-ci, sa tante débarque et se révèle encore plus exécrable que le reste de la troupe de Moldus. Mais Harry va sans le vouloir lui faire gouter sa magie d'une manière assez hilarante et on vit avec lui sa vengeance, une très bonne entrée en matière. Ensuite, les événements vont s'enchainer et on apprendra très vite qu'un mystérieux individu s'est échappé de la prison des sorciers, Azkaban, et recherche Harry afin de le tuer. On ne le voit que très tard dans l'histoire mais on attend avec grande impatience sa confrontation avec Harry qui réserve bien des surprises. Car en effet, le mot "surprise" est le grand mot pour qualifier ce tome, du moins sa différence avec ses prédécesseurs. La première fois que je l'ai lu, j'ai été totalement passionné pour la dernière centaine de page qui est très riche en rebondissements et révélations.
L'intrigue prend en ampleur et en maturité dans ce tome dans un registre beaucoup moins enfantin et plus sombre. L'ambiance devient en effet plus pesante, elle a beaucoup évolué depuis le précédent opus. On pressent qu'on prépare le terrain pour des confrontations directes avec Voldemort.

Au niveau des personnages, je n'ai pas noté grand chose sur Harry, il a très peu changé : toujours aussi téméraire, il fonce droit devant malgré sa connaissance du danger. Ne pouvant profiter vraiment de la finesse d'esprit d'Hermione, c'est lui qui va prendre les initiatives pour découvrir se qui se trame.
Hermione est sans doute le personnage qui a le plus évolué. Elle reste toujours d'un sérieux sans pareil mais d'une manière quasi proche de la folie. Elle n'est pas très présente car elle alterne des cours surchargés avec un emploi du temps surréaliste et des révisions. Proche de la crise de nerfs, elle en devient beaucoup plus impulsive avec des scènes assez mémorables que je ne révélerai pas.
Ron lui, est toujours égal à lui-même : c'est en quelque sorte la force tranquille du groupe, parfois un peu ahuri mais néanmoins attachant. Il a quelques tours dans son sac mais reste quand même légèrement dans l'ombre de Harry mais cela ne nuit pas au personnage.
Encore des nouveaux personnages comme à chaque tome, c'est sans nul doute le nouveau professeur de défense contre les forces du mal, Lupin, qui a retenu mon attention. On sent de suite qu'il cache de nombreux secrets dans son passé et dans son présent. J'aime sa capacité à apprendre, à se rapprocher de Harry pour lui apprendre tout ce qu'il peut.

En ce qui concerne le style, pas grand chose à dire à part que c'est du Rowling : un exemple de fluidité, d'humour distillé. Cela reste simple, jamais simpliste, accessible mais en même temps assez sombre. J'adore sa manière de créer un univers et une ambiance riches et pleins de surprise.

Comme d'habitude, c'est un grand plaisir de lire un tome de Harry Potter, le plus grand nom du genre. Tout est réuni pour passer un super moment de lecture. J'ai beau le relire, je ne me lasse jamais, surtout à partir de celui-ci. C'est donc un 17/20 que je donne à ce tome.


jeudi 17 juin 2010

Oscar Pill, tome 1, La Révélation des Medicus d'Eli Anderson


Résumé : Je m'appelle Oscar Pill et je ne suis pas un garçon comme les autres. Je suis un Médicus : j'ai le pouvoir extraordinaire de voyager dans n'importe quel corps vivant. Comme mon père, qui fut autrefois un célèbre Médicus avant de disparaître. Aujourd'hui, l'humanité entière est à nouveau menacée : Skarsdale, le sombre Prince des Pathologus, s'est échappé de sa prison. Et moi, j'ai été choisi pour l'affronter. Il me faut braver tous les dangers et rapporter un Trophée d'un endroit où je ne suis jamais allé. Un univers mystérieux qui se trouve... dans le corps humain.

Mon Avis
: De temps en temps, je ne peux pas m'empêcher de lire un roman Jeunesse pour retrouver cette période autorisant encore l'insouciance. J'aime revenir dans ces années qui ont fait grandir mon imagination face à des univers aussi riches les uns que les autres. Concernant celui-ci, j'en ai énormément entendu parler depuis sa sortie avec très souvent, des échos très enthousiastes. Je n'entrerai pas dans les factices comparaisons avec Harry Potter, Le Bus Magique ou Il Etait Une Fois La Vie car avec une association de quelques mots, on peut retrouver beaucoup d'œuvres. Par respect pour les auteurs, je préfère me contenter de ce que j'ai sous les yeux sans aller voir ailleurs. J'étais donc très impatient à l'idée de découvrir cette saga au potentiel de succès assez conséquent.

L'histoire, sans être un modèle d'originalité est très distrayante. Bien qu'elle mette un temps assez long à se lancer, les actions s'enchainent de manière logique et relativement intense. On patiente un certains moment avant de savoir de quoi est capable notre cher Oscar, savoir ce qu'est un Medicus, leur rôle, l'organisation des Pathologus leurs ennemis. D'ailleurs, tous ces points ne sont pas, à mon sens, assez développés. En effet, on manque de détails, d'informations sur tout cet univers. J'espère que tous ces points obscurs seront éclaircis dans le prochain tome.
Ma plus grosse déception vient des Pathologus : on doit attendre le dernier tiers du livre pour qu'un des leurs vienne perturber les projets d'Oscar et encore, il n'a pas une identité propre. Ce que j'aime dans les univers Jeunesse c'est la complexité des méchants, leur charisme. Or ici, on parle du Prince mais d'aucun autre, il n'y a pas de "sous-méchants" qui auraient pu pimenter l'histoire. Cela enlève du suspens et de la richesse.
Pour ceux qui ne l'ont pas lu, sachez que le corps renferme cinq univers totalement différents. Dans ce premier tome, on découvre logiquement le premier qui s'apparente au système digestif. J'ai vraiment adoré ce qu'il avait pu inventer sur le fonctionnement de notre corps et des êtres qui l'habitent. Ce la promet pour la suite et j'ai très envie de voir ce qu'il nous a préparé pour les quatre autres.
La fin, même si j'avais entrevu la possibilité, met en avant un gros potentiel d'ouverture qui promet pour la suite.

Comme dans la plupart des romans Jeunesse, les personnages ne sont pas très complexes. Ils n'ont pas un panel très larges de traits de caractères allant à l'encontre de la profondeur mais cela n'en est pas moins intéressant.
Oscar est un jeune garçon téméraire à tendance bagarreur qui ne passe pas inaperçu dans sa classe. Il a la "tête dur" et n'en fait qu'à sa tête. Il n'hésite pas à désobéir quand il veut aller au bout de ses désirs. Intéressant certes mais quand même un caractère qui revient très souvent dans le genre.
J'ai largement préféré les personnages secondaires. Sans les détailler un par un, ce sont surtout les deux jeunes filles qui ont recueillis mon attention. Tout d'abord la soeur d'Oscar, Violette qui, après la mort de son père, préfère vivre dans ses rêves plutôt que de regarder la réalité. Elle a une répartie assez loufoque et nous fait très souvent rire. L'autre est l'habitante d'Hépatolia, le premier Royaume, Valentine qui est particulièrement pétillante et apporte du tonus à l'histoire.

Associant efficacité et fluidité, j'ai particulièrement aimé cette plume simple sans être simpliste. Les descriptions sont distillées de manière judicieuse et la succession des courtes phrases amènent un rythme soutenu et plaisant. Tous les amateurs du genre remarqueront que c'est un modèle du genre.

Rassemblant tout ce que j'aime en littérature Jeunesse, les aventures d'Oscar Pill, sans être une révolution, apportent ce qu'il faut d'originalité pour entrevoir une saga prometteuse avec son lot de succés. Les personnages sont convaincants, la plume est efficace et l'histoire tient la route même si elle comporte quelques tares. M. Anderson pourra compter sur moi pour les opus suivant. C'est donc avec un 16/20 que je finis ce premier tome.

jeudi 10 juin 2010

Oliver Twist de Charles Dickens


Résumé : Oliver Twist (1838) est un feuilleton criminel d'une noirceur concentrée. Un angélique orphelin échappe aux sévices que les institutions charitables de l'Angleterre victorienne réservent aux enfants abandonnés pour tomber dans les plus fangeux cloaques des bas-fonds londoniens. L'apprentissage précoce du vice et du crime y est de règle pour échapper à la misère et à la faim. On n'oubliera guère, après les avoir croisés, ni l'abominable Bumble ni le ténébreux Fagin, cette saisissante préfiguration des gibiers de bagne qui hanteront Les Misérables de Victor Hugo. Créations de l'imaginaire ? Ombres portées des terreurs et des cauchemars de l'enfance ? Peut-être. Toujours est-il que les contemporains y virent le reflet de la réalité. "Il n'y a pas tant de différence entre ce noir tableau de l'enfance et le tableau de l'usine par Karl Marx", remarque d'ailleurs le philosophe Alain. Il faut s'en souvenir à chaque page en découvrant Les Aventures d'Oliver Twist.

Mon Avis : Qui n'a pas, au moins une fois entendu parler des mésaventures du célèbre Oliver Twist? Comme je l'ai déjà souligné sur un billet précédent, je souhaite ,pour ma propre culture et parce que je trouve cela essentiel pour tout lecteur confirmé, lire de temps des classiques de la littératures et découvrir tous ces auteurs qui font la richesse de notre paysage culturel. Dickens est un écrivain d'un autre temps mais érigé parmi les plus grands. Sa plume est célèbre dans le monde entier et ce fut donc un plaisir de le découvrir. J'ai donc profité de ce Book Club spécial Londres pour m'encourager à ouvrir l'un de ses livres.

Commençons par l'intrigue : comme je l'ai évoqué dans l'introduction, Oliver subit dès son plus jeune une série infinissable de mésaventures. Il commence par se faire recueillir par un abjecte bedeau qui n'a aucun amour pour les enfants et surtout pas pour Oliver qu'il voit pendu quelques années après. Puis, comme il doit aller travailler, un ramoneur ayant la réputation d'être violent, veut le prendre en apprentissage mais heureusement, cela n'aboutit pas... Ses péripéties vont se prolonger inlassablement avec, quelques temps après, la rencontre avec de jeunes enfants voulant devenir son ami. On croit que c'est terminé, qu'il a trouvé des gens qui vivent la même chose que lui mais non, il s'avère que ce sont des voleurs sans scrupules... Voyant cette profusion de malheur, j'ai commencé petit à petit à me détacher de l'histoire car je n'avais qu'une chose en tête : le manque de crédibilité. Je ne voyais plus ça et je ne croyais plus du tout à l'histoire. C'est donc de la déception qui ma envahit au fur et à mesure.
Heureusement, j'avais une version raccourcit ce qui m'a évité une profonde lassitude et des longueurs souvent décrites...
Beaucoup voient un certain portrait accusateur ou moralisateur sur la société de l'époque mais au vu de la caricature, je ne sais pas s'il faut chercher en profondeur. Tous les bedeaux ne sont pas mauvais, tous les ramoneurs ne violentent pas les enfants etc. On ne peut pas tirer de généralités sur aucun point alors prenons la lecture avec détachement et non avec une profonde implication.

Concernant les personnages, aucun ne m'a vraiment emballé, le petit Oliver est touchant mais un peu trop naïf et manque de caractère parfois. Les personnages infâmes tel le bedeau sont très bien rendus mais encore une fois, on entre dans la caricature au détriment de la plausibilité. Pour moi, ceux qui sont ressortis sont Monks dont je ne relèverai pas l'identité qui s'avère être très complexe, beaucoup plus qu'il ne parait, et Nancy, jeune fille éprise du bandit Sikes qui m'a vraiment touché par son dilemme insolvable. Ce qui m'a plu chez eux est qu'ils sortent de la caricature, incarnent plus la complexité relative à l'être humain ce qui les rendent plus crédibles que les autres.

Le gros point fort de ce roman réside dans la plume de son auteur, le célèbre Charles Dickens qui a su convaincre des milliers de lecteurs à travers les générations. D'une fluidité incroyable, les mots s'enchainent avec précision. L'humour est subtilement disséminé entre les lignes rendant son écriture envoutante. J'aime les écritures originales, qui pourraient se différencier facilement entre des centaines d'autres. C'est le cas de celle-ci qui relève du chef-d'œuvre!

Servi par une écriture incroyable, je ne regrette aucunement de m'être arrêté sur ce classique. Néanmoins, je n'ai pas été captivé outre mesure par l'histoire et son manque de crédibilité qui a troublé mon implication. Les personnages sont trop caricaturaux à l'exception de deux seulement et le jeune Oliver est particulièrement naïf. Un classique à découvrir donc mais qui ne m'a pas transcendé. J'en termine avec un 13/20.

lundi 31 mai 2010

Hunger Games, tome 1 de Suzann Collins

Résumé : Peeta et Katniss sont tirés au sort pour participer aux Jeux de la Faim. La règle est simple : 24 candidats pour un seul survivant, le tout sous le feu des caméras ? Dans chaque district de Panem une société reconstruite sur les ruines des États-Unis deux adolescents sont choisis pour participer au Jeu de la Faim. La règle est simple : tuer ou se faire tuer. Celui qui remporte l épreuve, le dernier survivant, assure la prospérité à son district pendant un an. Katniss et Peeta sont les « élus » du district numéro douze. Les voilà catapultés dans un décor violent, semé de pièges, où la nourriture est rationnée et, en plus, ils doivent remporter les votes de ceux qui les observent derrière leur télé... Alors que les candidats tombent comme des mouches, que les alliances se font et se défont, Peeta déclare sa flamme pour Katniss à l antenne. La jeune fille avoue elle-aussi son amour. Calcul ? Idylle qui se conclura par la mort d un des amants ? Un suicide ? Tout est possible, et surtout tout est faussé au sein du Jeu de la Faim...

Mon Avis : Livre faisant parti des plus acclamés depuis quelques temps, il fallait qu'il passe par ma bibliothèque au plus vite. J'ai donc profité d'une Lecture Commune organisée sur livraddict. Je me méfie généralement de l'engouement général car souvent, je suis assez déçu. Pour ce livre, le moins que je puisse dire est que j'ai passé un agréable moment de lecture.

Dans un futur post-apocalyptique, il ne reste quasiment rien de notre planète. Toutes les activités sont concentrées au Capitole entouré d'une sorte de banlieue divisée en douze districts. On suit la vie d'une jeune habitante du douzième district, Katniss. Son district est le moins bien réputé des douze.
Pour ce remémorer leurs erreurs, les habitants des douze districts sont condamnés à participer tous les ans aux Hunger Games. Il s'agit de tirer au sort un garçon et une fille par district ce qui fait un total de 24 participants enfermés dans une arène où seul un vainqueur en ressortira. Comme vous pouvez l'imaginer, notre chère héroïne Katniss va être contrainte à livrer bataille.
Entre batailles épiques, trahisons, pseudos-amours, rebondissements et j'en passe, on est littéralement plongé dans ce récit. Chaque chapitre se termine avec un suspens insoutenable ce qui empêche la plupart du temps de reposer le livre.
La seule chose que je puisse regretter dans ce récit est sa prévisibilité dans le dénouement. En effet, j'avais prévu la quasi totalité des éléments de la fin de l'histoire et je n'ai donc été que très peu surpris. De plus, je me demande ce qui va se passer dans la suite de ce premier car il n'y a que très peu d'ouvertures à la fin et on sait absolument qu'ils ne reparticiperont pas à l'édition suivante des Jeux. J'espère être surpris par cette suit. Enfin, j'en attendais beaucoup de la bataille finale et de même, je l'ai trouvé en demi-teinte. Je pensais que la tension serait de plus en plus palpable et il n'en fut rien, la composante du hasard étant trop présente.

Selon moi, le gros point fort de ce roman réside dans ses personnages. En effet, la jeune Katniss s'avère très courageuse sans être toutefois une héroïne intouchable que rien n'arrête. Elle n'est pas toujours sûre d'elle, elle n'est pas la meilleur dans l'arène mais dispose d'un instinct de survie assez développé et d'un esprit aiguisé.
Comme trop souvent dans les récits mettant en scène une jeune demoiselle, l'amour est de rigueur. Ce qui marque ici le pas est que d'une part les "sentiments" proviennent du jeune homme et d'autre part, il s'agit d'une histoire montée de toute pièce par Peeta, fils du boulanger du douzième district complotant avec leur tuteur alcoolique, le dernier gagnant du district en date, Haymitch. Cet homme est l'un de mes personnages préférés, il néglige la force brute au profit de la ruse. Au premier abord rendu antipathique par son manque de tact et son langage peu adapté pour éduquer des ados, il aide nos deux héros dans la mesure du possible.
Une autre protagoniste que j'affectionne plus particulièrement et la très jeune Rue issue d'un autre district, elle va pourtant s'associer à Katniss pour échapper aux plus forts. Ses principaux atouts sont la discrétion et la ruse ainsi que de nombreux points communs avec la sœur de Katniss les liant d'autant plus. Elle va d'ailleurs entrainer l'une des scènes les plus émouvantes de l'ouvrage.

Au point de vu de l'écriture, je n'ai que très peu de choses à noter si ce n'est que le style est très fluide et suffisamment détaillé pour nous plonger littéralement dans l'histoire. Le seul reproche que je pourrais adresser est qu'elle n'a pas une empreinte particulière, une plume que je pourrais reconnaitre parmi une centaine d'auteurs. C'est un peu trop simple mais très agréable.

Vous l'aurez compris, ce livre est un incontournable du genre peut-être un peu trop orienté Jeunesse. Tous les ingrédients d'un bon roman sont réunis pour notre plus grand plaisir : une histoire palpitante bien qu'un peu prévisible, une plume très agréable et fluide qui manque cependant de caractère et des personnages plus que convaincants. Très peu de défauts potentiels à lui attribuer, c'est donc avec un 15/20 que j'achève mon humble avis.

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