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vendredi 31 décembre 2010

Roméo et Juliette de William Shakespeare


Résumé : Roméo aimait Rosaline. Lysandre aimait Hermia et Démétrius Héléna. Tout à coup, comme en dansant, les hommes changent de cavalières. Juliette apparaît à Roméo et leurs lèvres se joignent au milieu du bal.
Une nuit d'été, un lutin effleure les paupière d'un homme endormi, à son réveil il en aime une autre.
Illumination pour Roméo et Juliette, illusion pour les amants du "Songe", l'amour est fou. Shakespeare en chante la douce et terrible folie, l'enchantement quand il donne l'amour de la vie, le désespoir quand il l'anéantit et appelle la mort.
Truculence et humour, fantaisie, charme et poésie, Shakespeare parle toutes les langues d'un monde universel. Roméo et Juliette sont le symbole de l'amour parfait et l'on voudrait que l'alouette n'ai jamais chanté après le rossignol.

Mon Avis : Pour me tenir à mes engagements dans le Big Challenge livraddict 2010, je me suis forcé à lire ce grand classique du théâtre. "Forcé"? Le mot est très peu approprié car je l'ai lu en une seule et unique journée (il est court je vous l'accorde) et contrairement à ce que voulaient me faire croire mes aprioris, j'ai vraiment adoré.

J'ajouterais aussi que le théâtre ne m'a jamais passionné pour mes lectures. J'ai joué pendant un certains temps et j'appréciais particulièrement. Trèves de bavardages sur ma vie, parlons un peu de ce livre.

Avant toute chose, je dois rappeler que j'avais des réticences à lire du Shakespeare car j'avais peur que cela soit trop inaccessible pour moi. Ainsi, je n'en avais jamais lu jusqu'ici, lacune que je trouve assez honteuse pour ma culture générale.... J'en ai quelques unes comme cela que je voulais à tout prix combler mais les classiques sont souvent des déceptions...

Inutile de rappeler cette histoire mythique dont la plupart a déjà eu vent à travers les cours de langues, des allusions dans des films etc. inutile aussi de présenter les personnages... Cette pièce de Shakespeare est son œuvre la plus populaire et sans doute LE classique le plus connu dans le monde.
Je me sens incapable de donner une critique de cette oeuvre tant je la respecte. Je vais donc proposer un avis très personnel n'engageant que moi.

Je l'ai déjà évoqué mais j'avais beaucoup de réticences avant de commencer particulièrement sur le vocabulaire et sur le romantisme.
Pour la première, je me suis vraiment fourvoyé. Certes, on sent une empreinte stylistique d'un autre temps mais cela reste tout de même très accessible et pour continuer sur le style, je suis sincèrement tombé sous le charme de cette plume qui a un atout majeur : je saurais la distinguer entre toutes. J'aime ressentir cette identité dans les écritures, je trouve que cela fait la différence entre les très bons auteurs et auteurs exceptionnels.
Je ne sais pas quoi penser des rumeurs qui disent qu'il n'a pas écrit ses pièces mais à la rigueur, cela m'est égal, j'ai adoré sa plume, qu'elle soit de lui ou non.
En ce qui concerne ma deuxième réticence, c'est un point plus délicat à juger. C'est une réelle et magnifique ode à l'amour et à la passion de l'autre. Cependant, le romantisme poussé à l'extrême ne me réussit pas. Il faut, bien entendu, remettre les choses dans leur contexte, cette pièce a été écrite au XVIe siècle. Je n'arrive pourtant pas à être touché quand il y a trop de débordements affectifs même si certains passages sont émouvants, c'est indéniable.
Les personnages me sont apparus tous intéressants. Chacun apporte quelque chose et pour une pièce relativement courte, on cerne directement leur personnalité. Ceci est un autre atout que j'apprécie chez les excellents auteurs : la capacité de créer un personnages avec peu de mots tout en le rendant complet.

Cette critique est minimaliste et je l'accorderai volontiers. L'approche du théâtre est assez complexe selon moi et je n'arriverai pas à en dire beaucoup plus.
Pour conclure, mis à part cet excès de romantisme auquel je n'adhère pas, cette œuvre est magistrale est incontournable. Je ne sais pas si elle aura définitivement réussit le pari risqué de me réconcilier avec le théâtre et les classiques en général mais tout ce que je peux dire est que je m'incline devant l'auteur et pour une fois, je ne mettrai pas de note...



mercredi 21 juillet 2010

Le Portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde


Résumé : - Ainsi tu crois qu'il y a seulement Dieu qui voit les âmes, Basil ? Ecarte le rideau et tu verras la mienne. Il avait, prononcé ces mots d'une voix dure et cruelle. - Tu es fou, Dorian, ou tu joues, murmura Hallward en fronçant les sourcils. - Tu ne veux pas ? Alors, je vais le faire moi-même, dit le jeune homme qui arracha le rideau de sa tringle et le jeta par terre. Une exclamation d'horreur s'échappa des lèvres du peintre lorsqu'il vit dans la faible lumière le visage hideux qui lui souriait sur la toile. Il y avait quelque chose dans son expression qui le remplit de dégoût et de répugnance. Grands dieux ! C'était le visage de Dorian Gray qu'il regardait ! L'horreur, quelle qu'elle fût, n'avait pas encore entièrement ravagé sa stupéfiante beauté. Il restait encore des reflets d'or dans la chevelure qui s'éclaircissait et un peu de rouge sur la bouche sensuelle. Les yeux bouffis avaient gardé quelque chose de la beauté de leur bleu. Le contour des narines et le modelé du cou n'avaient pas encore perdu complètement la noblesse de leurs courbes. C'était bien Dorian. Mais qui avait peint ce tableau ? Il lui semblait reconnaître son coup de pinceau. Quant au cadre, il était de lui. C'était une idée monstrueuse et pourtant il eut peur. Il prit la chandelle allumée et la tint devant le portrait, Son nom figurait dans le coin gauche, tracé en longues lettres d'un vermillon brillant.

Mon Avis : Une fois n'est pas coutume, j'agrémente mon programme de lecture d'un classique. Cette fois, j'ai profité d'une nouvelle lecture commune avec des livraddictiens pour découvrir cet auteur que je souhaitais connaitre depuis un certains moment. Au vu du synopsis, je m'attendais à une certaine dimension fantastique et je me suis trompé, disons qu'un élément est présent mais qu'on ne le développe pas outre mesure. Une nouvelle découverte donc qui sera très loin de rentrer dans les annales...

Plusieurs jours après la fin de ma lecture, ce que j'en retiens est une succession de détails négatifs qui fait approcher ce livre du détestable. Pourtant tout commençait bien : une écriture quelque peu complexe mais très adaptée à l"histoire, une ambiance certes d'un autre temps mais étrange, des dialogues philosophiques intéressants sur des thèmes, bien que vus et revus... Bref, j'enchainais les pages aisément en trouvant pas mal d'intérêt. Désolé pour le petit spoiler mais c'est l'élément qui a fait basculé ma lecture dans un épouvantable ennui : Dorian tombe éperdument amoureux d'une jeune actrice avec laquelle il vit rapidement une relation platonique. Tout va bien pour le jeune premier jusqu'à ce qu'il emmène ses deux amis, Basil et Lord Henry à une représentation d'une œuvre Shakespearienne et là, horreur et damnation, elle passe complétement à côté de son rôle engendrant... l'arrêt de tout sentiment de Dorian pour son ancienne dulcinée... Exagéré? Ridicule? Je ne vous dit pas tous les mots qui sont passés dans ma tête à ce moment... Si je me souviens bien, je me suis mis à rire... Étrange pour ce genre de livre...
Par la suite, tout ce que j'avais apprécié m'est apparu surfait, peu crédible. L'histoire est devenue lourde, rien ne se passait alors que les dialogues et les tirades devenaient interminables... Je me suis vraiment ennuyé par la suite avec aucun intérêt pour ce qui allait se passer. J'ai voulu quand même le finir mais la deuxième moitié relevait de l'épreuve.
La seule chose qui maintenait mon espoir était le potentiel paramètre fantastique que pouvait amener le vieillissement du portrait de Dorian plutôt que lui mais il n'est quasi pas exploité. On ne voit juste que Dorian reste un jouvenceau mais cela n'explique pas pour autant ses acccès violents... D'ailleurs, si quelqu'un a une explication, je suis preneur...

Comme pour l'histoire, les personnages me sont apparus dans un premier temps intéressants puis quasi insupportables... Tout d'abord Dorian, personnage dont les émotions fluctuent d'un sentiment poussé à son paroxysme à un autre, il est d'abord mystérieux mais ensuite, il devient exécrable poussé par des pulsions incompréhensibles. Il m'a repoussé par son manque de crédibilité et ses sentiments dignes d'un pleurnichard. Ensuite, on a Lord Henry, sans doute celui qui reste le plus égal à lui-même. Quelque peu vaniteux, il m'a subjugué par son érudition et sa finesse d'esprit. Il apporte un côté intellectuel qui en repoussera plus d'un mais qui a réussi à me prendre. Enfin, on a Basil, artiste accompli mais qui trouve sa "muse" en Dorian et qui sombre petit à petit après que celui-ci refuse de reposer. Il est assez plat et au bout d'un moment, n'apporte plus grand chose mais il ne me dérangeait pas.

Le style, comme je l'ai dit, m'a plu au premier abord mais après le fameux épisode du théâtre, je l'ai trouvé pompeux et malgré mon essai de replacé le tout dans son contexte, je n'adhérais plus du tout. Beaucoup de blabla, peu de faits...

Encore un classique auquel je n'ai pas du tout accroché et celui-ci bien plus que tous les autres. Je n'arrive pas à en retirer du positif et je me demande pourquoi figure-t-il souvent dans les livres préférés... Je réitérerai un autre roman de Wilde car d'autres sujets me plairont peut-être plus. Je ne conseillerai celui-ci à personne et c'est donc avec un 08/20 que j'en termine.

jeudi 10 juin 2010

Oliver Twist de Charles Dickens


Résumé : Oliver Twist (1838) est un feuilleton criminel d'une noirceur concentrée. Un angélique orphelin échappe aux sévices que les institutions charitables de l'Angleterre victorienne réservent aux enfants abandonnés pour tomber dans les plus fangeux cloaques des bas-fonds londoniens. L'apprentissage précoce du vice et du crime y est de règle pour échapper à la misère et à la faim. On n'oubliera guère, après les avoir croisés, ni l'abominable Bumble ni le ténébreux Fagin, cette saisissante préfiguration des gibiers de bagne qui hanteront Les Misérables de Victor Hugo. Créations de l'imaginaire ? Ombres portées des terreurs et des cauchemars de l'enfance ? Peut-être. Toujours est-il que les contemporains y virent le reflet de la réalité. "Il n'y a pas tant de différence entre ce noir tableau de l'enfance et le tableau de l'usine par Karl Marx", remarque d'ailleurs le philosophe Alain. Il faut s'en souvenir à chaque page en découvrant Les Aventures d'Oliver Twist.

Mon Avis : Qui n'a pas, au moins une fois entendu parler des mésaventures du célèbre Oliver Twist? Comme je l'ai déjà souligné sur un billet précédent, je souhaite ,pour ma propre culture et parce que je trouve cela essentiel pour tout lecteur confirmé, lire de temps des classiques de la littératures et découvrir tous ces auteurs qui font la richesse de notre paysage culturel. Dickens est un écrivain d'un autre temps mais érigé parmi les plus grands. Sa plume est célèbre dans le monde entier et ce fut donc un plaisir de le découvrir. J'ai donc profité de ce Book Club spécial Londres pour m'encourager à ouvrir l'un de ses livres.

Commençons par l'intrigue : comme je l'ai évoqué dans l'introduction, Oliver subit dès son plus jeune une série infinissable de mésaventures. Il commence par se faire recueillir par un abjecte bedeau qui n'a aucun amour pour les enfants et surtout pas pour Oliver qu'il voit pendu quelques années après. Puis, comme il doit aller travailler, un ramoneur ayant la réputation d'être violent, veut le prendre en apprentissage mais heureusement, cela n'aboutit pas... Ses péripéties vont se prolonger inlassablement avec, quelques temps après, la rencontre avec de jeunes enfants voulant devenir son ami. On croit que c'est terminé, qu'il a trouvé des gens qui vivent la même chose que lui mais non, il s'avère que ce sont des voleurs sans scrupules... Voyant cette profusion de malheur, j'ai commencé petit à petit à me détacher de l'histoire car je n'avais qu'une chose en tête : le manque de crédibilité. Je ne voyais plus ça et je ne croyais plus du tout à l'histoire. C'est donc de la déception qui ma envahit au fur et à mesure.
Heureusement, j'avais une version raccourcit ce qui m'a évité une profonde lassitude et des longueurs souvent décrites...
Beaucoup voient un certain portrait accusateur ou moralisateur sur la société de l'époque mais au vu de la caricature, je ne sais pas s'il faut chercher en profondeur. Tous les bedeaux ne sont pas mauvais, tous les ramoneurs ne violentent pas les enfants etc. On ne peut pas tirer de généralités sur aucun point alors prenons la lecture avec détachement et non avec une profonde implication.

Concernant les personnages, aucun ne m'a vraiment emballé, le petit Oliver est touchant mais un peu trop naïf et manque de caractère parfois. Les personnages infâmes tel le bedeau sont très bien rendus mais encore une fois, on entre dans la caricature au détriment de la plausibilité. Pour moi, ceux qui sont ressortis sont Monks dont je ne relèverai pas l'identité qui s'avère être très complexe, beaucoup plus qu'il ne parait, et Nancy, jeune fille éprise du bandit Sikes qui m'a vraiment touché par son dilemme insolvable. Ce qui m'a plu chez eux est qu'ils sortent de la caricature, incarnent plus la complexité relative à l'être humain ce qui les rendent plus crédibles que les autres.

Le gros point fort de ce roman réside dans la plume de son auteur, le célèbre Charles Dickens qui a su convaincre des milliers de lecteurs à travers les générations. D'une fluidité incroyable, les mots s'enchainent avec précision. L'humour est subtilement disséminé entre les lignes rendant son écriture envoutante. J'aime les écritures originales, qui pourraient se différencier facilement entre des centaines d'autres. C'est le cas de celle-ci qui relève du chef-d'œuvre!

Servi par une écriture incroyable, je ne regrette aucunement de m'être arrêté sur ce classique. Néanmoins, je n'ai pas été captivé outre mesure par l'histoire et son manque de crédibilité qui a troublé mon implication. Les personnages sont trop caricaturaux à l'exception de deux seulement et le jeune Oliver est particulièrement naïf. Un classique à découvrir donc mais qui ne m'a pas transcendé. J'en termine avec un 13/20.

mardi 18 mai 2010

Les Oiseaux se Cachent Pour Mourrir de Colleen mcCullough

Résumé : L'histoire commence en 1915 et s'achève à la fin de la seconde guerre mondiale. La famille Cleary originaire de la Nouvelle Zélande émigre en Australie pour faire fructifier un domaine où se pratique l'élevage du mouton et qui appartient à la riche soeur de Paddy Cleary, le père de famille. Une épique superbement rendue où s'acharnent les passions des personnages avec comme fil conducteur les amours tragiques de l'héroine Maggie pour le magnifique prêtre Ralph de Bricassart lié à jamais au sort de l'exploitation du domaine.

Mon Avis : Pour le challenge découverte d'un pays, l'Australie, organisé par une connaissance de livraddict, evertkhorus, j'ai voulu lire un ouvrage qui fait parti des plus connus dans le pays. Après quelques conseils, mon choix s'est naturellement porté sur ce titre. Je souhaitais avant tout un livre qui me fasse voyager dans ce pays. Sur ce point là, je n'ai pas été déçu mais sur l'histoire en elle-même, j'en suis ressorti plutôt dubitatif.

Le principal point fort de ce roman réside dans la plume de son auteur vraiment très fluide avec ce qu'il faut de descriptions sans en faire des pages et des pages. Avec un minimum de phrases, l'auteur nous fait voyager tout d'abord en Nouvelle-Zélande où habitent nos protagonistes, la famille Cleary, puis en Australie, lieu du bouleversement de leur vie. C'est avant tout le domaine de Drogheda qui nous transporte et nous fait rêver, on a l'impression d'y être et de sentir le parfum enivrant de cette nature.
Le style est quand même un brin pesant ne favorisant pas une lecture rapide. On en redemande rarement car aucun suspens n'habite le roman. Il est donc très facile de s'y replonger après quelques temps de pause. On reste dans le contemplatif que j'affectionne moyennement surtout quand l'écriture n'est pas incroyable.
Ce qui m'a le plus dérangé est que soit le temps avance très lentement soit on saute plusieurs mois sans forcément mettre en avant les événements occultés.

L'intrigue en elle-même n'a rien d'extraordinaire, on suit la vie parfois tragique d'une famille dans la première moitié du vingtième siècle. L'histoire ne s'emballe jamais, on enchaine les événements les uns après les autres sans tendre vers un but quelconque.
Comme souvent, je ne suis pas avare d'histoire ancrées dans le réel et celle-ci m'a encore une fois confirmé ma tendance. Je ne peux pas dire que j'en ai ressorti beaucoup à part ces paysages enviables remplis de couleurs et de parfums. Je suivais en spectateur le déroulement de l'histoire allant d'un personnage à un autre sans pour autant avoir envie d'en savoir plus.
Mes sentiments, loin d'aller vers la tristesse ou même la compassion, convergeaient vers un ennui et l'envie d'en terminer. Je n'ai jamais réussi à m'imprégner de cette histoire et c'est avec un soupir de soulagement que j'en ais terminé.

Concernant les personnages, la famille Cleary incarne la famille nombreuse du début du siècle passé dominée par les hommes et, par conséquent, où les femmes ont un rôle mineur. La preuve en est dès le début du récit avec le personnage de Fee, mère au foyer qui élève plusieurs enfants dont Frank, fils qu'elle a eu hors mariage l'obligeant à se marier au plus vite avec Paddy, un travailleur assez bourru et ancré dans ses traditions. Le personnage de Frank est très intéressant car il se détache des autres. Il est en effet plus sombre, plus ténébreux. Il semble cacher au fond de lui une profonde colère qu'il entretient. Très peu familial, il est en revanche proche de sa plus jeune sœur, Meggy. C'est elle que l'on suit le plus car on la voit de sa plus tendre enfance jusqu'à quasiment sa fin. Pétillante à souhait, elle est très éveillée et surprenante. On suit donc souvent sa vie alternant périodes fastes et douloureuses.
Bien entendu, la famille va s'agrandir au fil de l'histoire mais verra aussi de tragiques pertes.
On ne peine jamais à se représenter tant sur le plan moral que physique les divers personnages renforçant l'intérêt que l'on peut leur porter.

Pour conclure, je dirais simplement que j'ai passé un relatif agréable moment de lecture ponctué tout de même par un manque d'intérêt pour le genre entrainant au fil des pages un ennui palpable. Une plume légère nous faisant voyager dans ce merveilleux pays que semble être l'Australie mais qui n'a rien d'extraordinaire. On s'attache aussi aux personnages très crédibles. Une histoire qui devrait ravir tous les amateurs d'histoires ancrées dans le réel qui se termine avec la note de 12/20.

vendredi 30 avril 2010

Alice au Pays des Merveilles de Lewis Caroll

Résumé : " Quand le Lapin sortit une montre de son gousset, la regarda et reprit sa course, Alice se leva d'un bond car, en un éclair, elle réalisa qu'elle n'avait jamais vu un lapin avec un gousset et une montre à en sortir. Dévorée de curiosité, elle le suivit à travers champs, et eut juste le temps de le voir s'engouffrer dans un vaste terrier sous la haie. " Pourquoi Alice s'étonnerait-elle alors de rencontrer chemin faisant une Reine de Cœur, un Griffon, un Chapelier, un Lièvre de Mars ou de prendre le thé chez les fous ? C'est au pays des merveilles que l'a entraînée le lapin blanc, un pays où elle ne cesse de changer de taille, et où tout peut arriver. Un pays que Lewis Carroll met en scène avec une rigueur impeccable dans la loufoquerie. Loin de la mièvrerie du conte enfantin, cette nouvelle traduction restitue au texte anglais toute sa verdeur mathématique.

Mon avis : Je me suis décidé depuis le mois dernier, que je finirai chaque mois par un petit classique qui tourne autour de cent pages. Au mois de Mars, c'était donc L'étrange cas du Dr. Jekyll et de M. Hyde et pour ce mois d'Avril, après visionnage du film de Burton du même nom, je me suis enfin décidé à lire ce classique de la littérature Jeunesse. Autant j'avais aimé le roman de Stevenson, autant celui-ci fût une totale déception.

Je pensais que l'écriture allait sortir du lot, surtout pour une lecture s'adressant aux enfant. La plume de Caroll est assez banale. Il est cependant audacieux dans ses parodies d'histoires pour enfants ou de textes moralisateurs (qui ont du faire du bruit à l'époque) mais ne connaissant pas les textes originaux, ça perd de son charme. Rien d'extraordinaire en revanche par rapport par exemple à R. Dahl. De plus, il n'y a quasiment aucune description, je n'ai donc jamais pu m'imaginer ce "pays des merveilles" et encore moins les protagonistes qui y vivent. De plus, les dialogues sont très saccadés et les débats tellement délirants qu'ils m'ont semblé futiles.
Sur plusieurs billets que j'avais précédemment consulté, certaines personnes parlait de "grand n'importe quoi". Il me semblait alors qu'il n'avait pas cerné la dimension onirique de ce livre mais après lecture, je me suis rattaché à leur pensée... Pourtant, des fois, au réveil, je caractérise facilement mes rêves comme chaotiques où illogiques et j'en passe. Mais ici, c'est effectivement du n'importe quoi sur tous les points...

Au point de vue de l'intrigue, c'est décousu au possible. On enchaine les scènettes sans trame vraiment concrète. Alice grandit, rétrécit et rencontre des animaux plus ou moins déjantés mais rarement drôles ainsi que quelques humains qui ne relèvent pas le niveau. Seule la Reine semble à peu près normale à part son hystérie de la guillotine... J'ai donc été totalement spectateur de cette histoire sans m'en imprégner. J'étais intégralement indifférent à l'intrigue mais aussi à son héroïne...

En effet, je serais incapable de décrire cette petite Alice aussi bien physiquement que par son caractère. On sait juste que c'est une jeune fille plutôt rêveuse et c'est ainsi qu'elle fait cet "incroyable" rêve. Sa repartie est souvent insipide, je pourrais en sa faveur dire qu'elle ne se laisse pas facilement démontée par ses rencontres fort peu sympathiques.

Pour conclure, ai-je trouvé les personnages attachants ou surprenants? Non. Ai-je été embarqué par ce monde onirique? Non. Ai-je trouvé cela amusant? Non, même pas divertissant... Ai-je aimé la plume de L. Caroll? S'il fallait dire un plus, je dirais qu'elle sort quelque peu de l'ordinaire.
Ce fût à ma plus grande surprise une totale déception et une lecture que je ne recommande à personne même aux enfants car je ne vois pas ce qu'ils peuvent y comprendre (s'il y a quelque chose à comprendre) ou en tirer. J'aime bien que des sentiment se dégagent de ce genre de romans. Or, j'ai été totalement spectateur d'une douce folie avec une placidité et une indifférence rarement égalées. Une lecture certes détestable mais comme je n'aime pas rester sur une mauvaise note surtout sur un auteur si connu, je lirai sans doute la suite. Je conseille beaucoup plus les adaptations cinématographiques faites respectivement par Dysney et Burton.
C'est donc avec un 6/20 que je termine ce mois d'Avril...


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