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mardi 21 juin 2011

Mercy Thomson, tome 5, Le Grimoire d'Argent de Patricia Briggs


Résumé : Mercy Thompson vient de passer les deux derniers mois à tenter d'échapper aux griffes de la Reine des vampires. Et maintenant le chef des loups-garous de la ville a besoin de son aide.
Un grimoire renfermant les secrets des faes vient d'être découvert et le monde est sur le point d'apprendre à quel point ces derniers sont impitoyables... et dangereux.Mercy ne cracherait pas sur quelques jours de vacances...

Mon avis : Toute personne suivant mes péripéties littéraires connaissent l'intérêt que je porte pour la saga Mercy Thomson depuis le premier tome. Sortant du lot notamment grâce à une héroïne complète, non superficielle ainsi que des personnages hauts en couleur et des intrigues ô combien surprenantes et palpitantes. Pourtant, comme on dit "toutes les bonnes choses ont une fin" et c'est ainsi que pour une fois, la saga m'a un peu déçu!

C'est avant tout par la lenteur inhabituelle de l'intrigue qui m'a interpellée. Il a fallu pas moins de 150 pages soit un tiers du livre pour que je me sente imprégné de l'histoire.
Pourtant, l'histoire ou plutôt les deux intrigues entremêlées avaient le potentiel pour nous entraîner dans une aventure rocambolesque d'où la sensation de manque de consistance.
D'un côté, nous avons l'intrigue relative au titre concernant le grimoire d'argent, un artefact faë particulièrement mystérieux qui attire les convoitises des êtres les plus puissants. Malheureusement, cette partie qui engageait pourtant une dose de confrontations magiques et physique substantielle est laborieuse. Les rebondissements sont en effet rares et les échanges longs et plats.
L'autre partie m'a bien plus séduit. En effet, on s'immisce au sein même de la meute agitée par des luttes internes de pouvoirs amenée par la jalousie des soit disant "laissés pour compte". En effet, par le choix de Mercy pour compagne, Adam s'est attiré les foudres des loups-garous les plus conformistes qui ne supportent pas l'idée que le second de la meute soit une changeforme et non une louve. Cette partie a su me faire retrouver tout ce qui fait l'attrait de la saga à sa voir une tension palpable et des rebondissements rocambolesques. Aussi, mon appréciation globale en fût renforcée.

Concernant les personnages, je n'ai pas été autant été impressionné par leur spontanéité et leur force de caractère. Seul Adam, l'Alpha, a éveillé en moi un intérêt particulier. En effet, depuis notre rencontre, il s'avère que son rôle de chef de meute l'oblige à garder une emprise totale sur ses émotions. Dans ce cinquième tome, il nous ouvre les portes de son coeur et montre au lecteur qu'il n'est pas simplement un chef hors pair et un compagnon attentionné et protecteur.
En revanche, Mercy m'a quelque peu déçue. Enfin... tout est relatif comme dirait mon cher ami Einstein (hum). En réalité, chaque tome auparavant était synonyme d'une découverte plus approfondie de l'héroïne. Or ici, même si elle fait toujours preuve de tempérament, elle est souvent spectatrice des événements importants. Ceci explique peut-être pourquoi je ne me suis pas senti aussi investi qu'avant...
La plus grosse surprise est venue de Samuel qui, du jour au lendemain, se laisse sombrer dans une mélancolie ravageuse. Il pourra compter sur le soutien indéfectible de Mercy mais sa guérison n'es pas des plus aisées...
Peu de nouveaux personnages dans ce tome mais nous approfondissons un peu plus quelques loups-garous de la meute dont Mary Joe mais cela, je vous laisserai le découvrir par vous-même.

Il est difficile de rajouter quelque chose sur le style de Patricia Briggs qui ne subit de modifications conséquentes. On reste dans la simplicité, l'efficacité bien que, pour une fois, ce dernier paramètre soit négligé en partie. Cet auteur reste tout de même une référence incontestable dans le genre.

Je retiendrai de ce tome qu'il faut parfois mettre son enthousiasme en veille lorsque aborde un nouveau tome d'une saga que nous considérons comme phare. Ceci dit, même si je n'ai pas été happé comme à mon habitude, je conseillerai toujours aussi avidement cette saga référence. Je serai curieux de découvrir si le sixième tome saura me reconquérir !
J'attribue un 13/20 à ce tome.

dimanche 15 mai 2011

Kate Daniels, tome 2, Brûlure Magique d'Ilona Andrews


Résumé : Kate Daniels, mercenaire spécialisée dans le "nettoyage" des problèmes surnaturels, en a vu des choses inouïes...
mais pas ça: un véritable tsunami d'énergie magique, durant lequel les dieux eux-mêmes vont revenir! C'est en s'engageant à retrouver des cartes volées à la Meute, le clan des Changeformes, qu'elle découvre que ces puissances divines entament un combat épique: elles s'affrontent dans l'espoir de renaître! Kate doit tout faire pour éviter le cataclysme...

Mon avis : Rappelez-vous... Ma première rencontre avec cette jeune guerrière Kate n'avait pas été très fructueuse. Pire, c'était presque une catastrophe tant au niveau du style que de l'histoire. Cependant, l'univers très bestial et relativement original de cette aventure m'avait conduit à tenter la suite de la saga. Malheureusement, même si j'ai fait l'effort de continuer et que ce tome m'a plus accroché que le premier, je tire un trait définitif sur la saga...

La raison la plus prépondérante pour laquelle je souhaite terminer mon aventure dans cet univers est tout simplement que l'héroïne me laisse de marbre à tout point de vue. En effet, d'une attitude toujours encline au combat avec tout le courage que cela implique, elle m'est apparue pourtant très fade. En fait, je l'ai toujours vu de la même façon : une femme forte, une guerrière impitoyable... Jamais je n'ai pu entrevoir une faille me permettant de m'attacher à elle. Elle ne m'a pas fait rire non plus... Enfin, le seul moment où elle n'est pas centré sur son "enquête", elle déblatère les sentiments qu'elle éprouve pour Curran ce qui ne m'a guère intéressé au vu de la niaiserie des scènes...
Je ne parlerai pas plus des autres personnages, l'héroïne se suffit à elle-même pour montrer ce que j'ai ressenti sur les protagonistes de l'histoire. Même le très puissant Curran qui avait éveillé ma curiosité lors du premier tome m'a ici montré que son côté bestial le rendait caricatural au possible.

L'histoire fût en revanche plus plaisante que dans le premier. L'aération de la narration y a sans doute joué pour beaucoup mais il faut le reconnaître, c'est beaucoup mieux ficelée, ça part dans tous les sens mais l'intrigue garde tout de même une cohérence qui maintient le lecteur dans le roman. Cependant, elle ne m'a pas passionnée, tout juste intéressé.
Comme j'ai pu déjà le dire, dans ce genre, on retrouve pas mal de ressemblance entre les sagas. Dans ce genre de cas, les comparaisons se font plus facilement et je dois dire que cette série est surpassée dans tous les domaines par mes préférées...
L'intrigue est donc sympathique, le final est mouvementé c'est indéniable mais le tout reste assez brouillon.

Le style d'Ilona Andrews a été aussi un facteur décisif dans ma décision d'arrêter la saga. Il n'y a pas d'empreinte, pas de charme. C'est très simpliste, souvent brouillon mais je concéderais volontiers une certaine efficacité dans les scènes d'action pures comme le final. En revanche, pour tout le côté émotionnel, il faudra aller frapper à une autre porte tant les scènes s'accumulent et laissent le lecteur dans une indifférence notoire.

Pour conclure, je dirais que je cherche dans ce genre un certain côté détente que cette saga ne m'a pas apporté. Malgré quelques bonnes idées, je trouve l'ensemble brouillon et sans saveur. Peut-être que l'univers exotique plaira à de nombreuses personnes mais malheureusement, je n'ai pas trouvé qu'il se suffisait à lui-même pour en faire un bon roman dans le vaste monde qu'est la bit-lit.
J'attribue ainsi un 11/20 à ma lecture.

Cette lecture a été réalisée en LC avec des membres de livraddict :

samedi 7 mai 2011

Vampire Academy, tome 2, Morsure de Glace de Richelle Mead



Résumé : Quand amour et jalousie se rencontrent sur les pistes enneigées, les vacances d'hiver deviennent mortelles...
Les vacances de Noël ont débuté à Saint-Vladimir mais Rose n'a pas la tête à s'amuser. Une attaque strigoï a mis l'école sur alerte rouge et des gardiens viennent renforcer la sécurité. Cette année, le séjour au ski de l'Academy est obligatoire pour tous alors que la menace se rapproche. Pourtant, Rose et Lissa ne sont pas à l'abri du danger pour autant. Quand trois de leurs amis partent à l'assaut, Rose doit se lancer à leur secours. Mais l'héroïsme a un prix.

Mon avis : Après un premier tome appréciable mais pas transcendant, j'étais impatient de retrouver Rose et Lissa pour savoir si la suite apporterait ce qu'il me manquait. Bien que je n'atteigne toujours pas le coup de coeur dans cette saga agréable mais pas incroyable, j'ai apprécié ma lecture.

En ce qui concerne l'histoire, à l'image du premier tome, la première moitié est chargée de dialogues. La mise en place de l'histoire est lente mais logique au vu du bouleversement qui s'est produit et des nouveaux arrivants. Ainsi, on entre facilement dans l'histoire mais c'est assez... mou. Sans dire que j'ai sombré dans l'ennui, loin de là, c'est plutôt l'impatience qui m'a dominé car mes attentes étaient importantes. J'ai pu constater avec attention que Richelle Mead prenait un grand soin à poser toutes les pièces du puzzle pour nous diriger vers un final étonnant, rocambolesque mais surtout émouvant. Le seul défaut supplémentaire que je pourrais reprocher à l'intrigue est que l'on s'attarde trop souvent à écouter les lamentations d'adolescentes de Rose bien que ce soit moins appuyé dans ce tome.

L'exploration de cet univers est toujours un réel plaisir. Même si j'attendais de lui qu'il soit encore plus étoffé, on peut dire qu'il est agréable de découvrir cette partie de la mythologie vampirique. Personnellement, je ne la connaissais pas du tout, ma connaissance ce limitait à la légende de Dracula (et à Buffy...) et je dois dire que je suis comblé en voyant que c'est si bien exploité.

L'ajout de nouveau personnages m'a quelque peu perturbé dans ce tome car on se retrouve avec un pléthore de protagonistes et certains que j'appréciait dans le premier tome se retrouvent en retrait dans celui-ci. Heureusement, ces nouveaux arrivants pimentent encore plus l'histoire.

Le roman est toujours centré sur Rose qui m'est apparue moins agaçante que dans le premier tome. Elle entre moins dans les clichés de l'adolescente au coeur vaillant. Il y a plus de mesure dans son comportement et dans son attitude bien que, quelques fois, elle retombe dans ses travers et ses sentiments viennent à la trahir...
J'ai été particulièrement surpris de voir dans ce volet Lissa très en retrait. Elle est toujours la deuxième personne la plus exploitée mais elle est moins présente, son rôle est en transition pour Les tomes à venir ce qui promet tout de même de devenir très intéressant.
Sinon, j'ai eu le plaisir de revoir le très charismatique Dimitri, le brûlant Christian (moins que dans le premier tome à mon plus grand regret) ou encore Mason, le jeune étudiant épris de Rose.

Au premier abord, tous les nouveaux protagonistes m'ont parus détestables mais il fallait en arriver là pour pouvoir mieux les apprécier (j'imagine^^) et comprendre leur intérêt. Vous pourrez ainsi découvrir la tempétueuse Tasha qui apporte un bouleversement stratégique face à la guerre inéluctable contre les Strigoï, le suffisant Moroï Adrian dont on comprendra l'utilité réelle qu'en toute fin d'histoire et enfin la mère de rose, gardien de son état qui a de légères difficultés à communiquer avec sa fille...

Pour ce qui est du style, on navigue toujours sur les eaux de la simplicité, Richelle Mead sait faire un récit efficace et sans fioritures, tout ce que j'aime pour passer un agréable moment.

Même si je l'ai trouvé meilleur que le premier tome, il me manque encore un petit quelque chose dans cette saga. C'est sans doute le côté un peu trop ado qui obscurcit une toute petite partie de mon jugement mais pour rester dans le positif, je conseille cette saga très sympathique. Vous aurez ainsi l'occasion de voir un aspect de la mythologie vampirique très peu exploité mais surtout vous passerez un moment des plus agréables. J'attribue un 15/20 à ce deuxième tome.

vendredi 15 avril 2011

Femmes de l'Antremonde, tome 1, Morsure de Kelley Amstrong


Résumé : Un voyage excitant à la frontière de la sauvagerie et de la féminité. Elena se coule hors de son lit, prenant bien soin de ne pas réveiller son compagnon. Il ne supporte pas qu'elle disparaisse comme ça au beau milieu de la nuit. Quelle femme normale pourrait avoir tant besoin de retrouver la solitude des rues sombres et mal famées de la ville ? L'énergie contenue déchire ses muscles - elle ne peut plus attendre. Elle se glisse dans une ruelle, ôte ses vêtements et se prépare à la Mutation... Elena fait tout ce qu'elle peut pour être normale. Elle hait sa force, sa sauvagerie, sa faim, son désir, ses instincts de chasseuse et de tueuse. Elle aimerait avoir un mari, des enfants... et même une belle-mère. En tout cas, c'est ce qu'elle voudrait croire. Et voilà que la Meute a besoin d'elle. Cette Meute qu'elle chérit et déteste tout à la fois est la cible d'une bande de déviants sans pitié. Ils mettent l'existence de la Meute en danger, enfreignant les lois du clan. La loyauté du sang ne se discute pas. Et au cours de son combat, Elena découvrira sa vraie nature... Découvrez l'imagination stupéfiante de la nouvelle reine du frisson !

Mon avis : Lorsqu'on a, à notre tableau d'affichage, une liste déjà exhaustive d'ouvrages d'un même genre, on a parfois tendance à devenir plus critique. C'est peut-être un autre problème concernant le genre lui-même, je ne sais pas. Ce nouveau livre du genre m'a plu, c'est un fait, mais il m'a laissé encore ce goût amer de déjà vu.

Commençons par du positif, Kelley Armstrong a réussi à nous plonger au coeur même de ce qu'on appelle, dans le langage lycanthrope, "la Meute". On la vit avec eux : leur unicité, leurs liens télépathiques, leur empathie etc. L'aspect le plus intéressant selon moi fut celui de la traque. Le lecteur est amené sur le terrain de la tuerie mais pas celle qui est barbare, gratuite, celle qui est organisée... Les protagonistes n'éprouvent jamais de honte ou de remords vis à vis de l'acte de tuer, il est naturel.
Cette "étude" rapprochant l'homme et l'animal est selon moi, le point le plus intéressant de cette histoire.

L'univers n'a rien d'original. C'est tout simplement le notre où les loups-garous vivent dans l'anonymat le plus total. Ils règlent leurs différents entre eux. Cela m'a fait un peu penser aux gangs sauf que les armes employées sont des crocs. J'aurais aimé qu'il soit plus fouillé, qu'il aborde des pistes non explorés mais pour le moment, ce n'est pas, à mon sens, suffisant.

L'intrigue est assez bien menée, les éléments sont à leur place, pas d'incohérences à noter mais deux points fâcheux ont entachés ma lecture : les longueurs et le schéma plus que conventionnel.

En effet, pour le premier point, il m'est apparue qu'on tombait souvent dans la redondance. Alors certes, il y a deux aspects développés, les sentiments d'Elena d'une part et les règlements de compte d'autre part. Néanmoins, on va trop chercher dans la description minutieuse de chaque élément.
Il y a un facteur fatal dans mes lecture. C'est un peu comme dans une très bonne soirée, l'ambiance monte, la salle s'échauffe, le dancefloor commence à fumer et là... survient le moment douloureux du slow (ou de la musette pour les pires d'entre elles...). La comparaison est peut-être malvenue mais c'est ce que j'ai ressenti ici : la tension monte, le suspens s'agrandît et là, on fait une longue pause pour savoir si Elena doit suivre son coeur ou sa raison... C'est ce qui se passe avant le dénouement, j'attendais un rythme croissant et en fait, je suis resté sur ma faim surtout que la fin, bien que peu attendue, ne fut pas exaltante.

Pour ce qui est du schéma, c'est trop basique à mon goût : une Meute a du pouvoir, elle attire par voie de conséquence les convoitises pour s'emparer d'une part de gâteau. Les méchants sont tous plus ou moins caricaturaux, il y a les cerveaux et les muscles. Leurs motivations sont soit le pouvoir, soit la nécessité animale de bain de sang. Il ne m'ont pas foncièrement déplus mais m'ont laissés un goût d'inachevé.

Du côté des gentils, nous avons la Meute comme je vous l'ai dit. Cette puissante unité qui fait respecter sa loi dans le monde impitoyable des loups-garous
De prime abord, j'ai trouvé les personnages d'Elena et Clay plutôt lisses. Elle de son côté, est en retrait et lui de l'autre, fait penser à une grosse brute, certes intelligente, mais qui agit puis réfléchis. Aussi, j'ai eu du mal à accrocher, cela manquait de "mordant" pour moi. Je ne m'impliquais pas dans leurs émotions.
Ceci dit, ils se révèlent peu à peu. Lui brise son armure pour nous montrer qu'il n'est pas qu'une brute et elle affirme son caractère. Elle met de côté sa vie conventionnelle pour répondre à l'appel du loup qui est en elle.
J'ai fini par apprécier ce tandem étrange mais qui laisse supposer une évolution dans les futures aventures.

Passons maintenant au style. Il m'a déstabilisé du fait de ce ton monocorde, un peu plat où les mots sont mis de manière juste et précise sans pour autant que ce soit un plaisir pour l'esprit. Les descriptions sont abondantes, parfois trop mais on peut noter une très bonne efficacité dans les scènes d'action où le lecteur est complètement happé par le suspens.
Pour finir sur un point positif, je trouve que dans la copie rendue par Kelley Armstrong, il y a un aspect que j'ai adoré. Elle traite la mort, même le meurtre comme quelque chose de banal. Seule l'instinct de survie compte et peu importe le sang de l'ennemi qui sera versé. Elle a réussi à faire le lecteur d'un ressenti bestial à un ressenti humain. Exercice réussi, chapeau l'artiste.

Je suis mitigé sur cette lecture, c'est un fait. Encore une fois car j'en attendais trop visiblement. Cependant, c'est un bon livre dans le genre, loin selon moi de mes sagas préférées mais qui se laisse lire agréablement. Je lui mets donc la note de 13/20.

Cette lecture a été réalisée en LC sur livraddict avec :

dimanche 27 mars 2011

L'Alpha et l'Oméga, tome 0, l'Origine de Patricia Briggs

Résumé : Anna est un loup-garou. Elle découvre un nouveau sens à son existence quand le fils du chef des siens débarque en ville pour réprimer les troubles au sein de la meute de Chicago et qu’il insuffle à Anna un courage qu’elle n’avait encore jamais ressenti.

Mon avis : Cette nouvelle saga de Patricia Briggs avait été lancée il y a quelques mois par la parution du premier tome. Les diverses choniques étaient globalement positives mais un bémol était souvent émis. En effet, aucun élément n’indiquait comment Anna et Charles s’étaient rencontrés. J’avais ainsi été mis au courant qu’il existait une nouvelle (en VO) qui mettait en place l’univers et la rencontre entre les protagonistes principaux, Anna et Charles. Grâce à Milady, nous avons l'honneur de pouvoir disposer d’une version livre papier de cette histoire.

Pour ceux qui me connaissent un temps soit peu. Lire une nouvelle n’est pas un exercice que j'affectionne. En effet, sur si peu de pages, mettre une intrigue, des personnages ainsi qu’un univers entier me parait bien complexe… C’est effectivement le soucis que j’ai rencontré une nouvelle fois avec celle-ci. Cependant, je l’ai pris comme tel et j’ai suivi de manière attentionnée la rencontre entre les héros et le semblant d'intrigue.

L’intrigue en elle-même n’est pas extraordinaire, on se doute de la manière dont le tout va finir. Ceci dit, il y a quand même quelques rebondissements savoureux notamment sur la nature d’Anna. Cette jeune femme nous apparaît de prime abord comme étant faible, en retrait par rapport à la meute. Elle n’arrive pas à gérer sa propre vie, les loups-garous de sa meute la dominant de manière totalement désolante. Bref, difficile d’être rejetée et maltraitée… Charles est quant à lui un homme au caractère fort, il en impose par son charisme. Difficile de définir au départ s’il est une bonne personne, sa mission d’exécuteur n’aidant en rien Anna et le lecteur. Ce duo se complète, il est efficace et promet des aventures hautes en couleurs.

Question style, j’ai été au début surpris par ce tome 0. En effet, connaissant Patricia Briggs avec les aventures de Mercy Thomson, je n’ai pas reconnu son écriture. Elle choisit ici de bien développer ses personnages principaux pour se centrer sur la relation Charles/Anna au détriment de l'action et de l'intrigue. Ce n'est pas une critique négative, ce changement est agréable, il reste simplement à voir si cela ne nuira pas aux futures aventures. Je suis impatient de savoir comment cela va être développé car pour le moment, on est encore dans l’introduction.

Pour conclure, sans être exceptionnel, ce livre permet d’introduire la saga et il me parait évident qu’il faille passer par là pour se lancer. Même si l’intrigue ne m’a pas convaincue en tant que tel, je suis convaincu qu’il y a un potentiel pour les aventures à suivre. Anna et Charles sont très convainquant et puis, n’oublions pas que l’auteur est Patricia Briggs… J'attribue un 13/20 à ce titre.

Milady (22 Mars 2011) – 122 pages – 6€ – 9782811204983

vendredi 4 février 2011

Kate Daniels, tome 1, Morsure Magique d'Ilona Andrews

Résumé : À Atlanta deux réalités s'opposent : celle de la technologie et celle de la magie.
Pendant une vague magique, les mages sauvages lancent leurs sorts et des monstres apparaissent, les armes à feu refusent de fonctionner et les voitures ne démarrent plus. Puis la vague se retire aussi vite qu'elle est venue en laissant derrière elle toutes sortes de problèmes paranormaux. Nous vivons une époque dangereuse. Mais dans le cas contraire, je serais au chômage. Quand les gens ont des ennuis qui relèvent de l'occulte et que la police ne veut ou ne peut pas régler, on fait appel aux mercenaires de la magie comme moi.
Mais quand un nécromancien anéantit la seule famille qui me reste, je n'attends plus les ordres et je dégaine mon sabre.

Mon avis : On m'avait beaucoup parlé de cette saga classée bit-lit... Je ne sais pas si je fais une sorte d'overdose du genre mais ma lecture fut indigeste.

Commençons par le gros point noir de ce roman : sa mise en page. Les chapitres sont longs... trop longs. De plus, il n'y a aucun saut de ligne et l'aération est minimaliste. Cette lacune a provoqué chez moi un "étouffement", je n'arrivais pas à trouver un rythme de lecture me faisant l'apprécier : je me perdais dans les personnages, les scènes d'actions devenaient vite confuses etc.

Pourtant, l'atmosphère "bestiale" créée par Ilona Andrews est très intéressante. On est entouré de chat-garous ou bien de lynx-garous par exemple, des incontournables vampires etc. le tout sur fond de mythologie. Cela apporte un côté exotique au genre. Ceci dit, je n'ai pas trouvé que cela était judicieusement amené. En effet, les détails sont délivrés au compte goutte et l'univers n'est pas assez développé à mon gout. On entre trop souvent dans le sensationnel : des scènes d'actions rythmées et sanglantes pour masquer les lacunes de l'univers. Il ne faut pas oublier que c'est un premier tome, espérons que ces erreurs soient réparées.

Les défauts soulignés ci-dessus influent aussi sur l'intrigue selon moi. Certes, on a pas le temps de s'ennuyer, les rebondissements s’enchaînent, aucune incohérence n'est à montrer du doigt mais globalement, cela reste très classique. Quelques faits m'ont surpris mais la prévisibilité était au rendez-vous.

Quand je dis que je fais une overdose du genre, je pense que c'est en grande partie à cause des personnages "déjà vus". En effet, que ce soit Kate ou les autres, j'avais l'impression de les avoir rencontrés dans d'autres livres bit-lit sous d'autres noms. Résultat, je ne me suis pas attaché à eux, ils m'ont parfois intéressés mais sans aller plus loin dans l'émotion.
Pourtant, Kate est une jeune femme courageuse, n'hésitant pas à braver le danger. Non seulement elle est magicienne mais c'est une combattante hors pair. Malheureusement, elle en fait trop à mon gout, protagoniste caricatural au possible... J'attends d'elle dans les prochains tome un côté plus "humain" avec certaines faiblesses...
J'ai plus apprécié Curran, chef charismatique qui a un potentiel pour les prochains tomes.
Le reste m'a laissé de marbre donc je n'en évoquerai pas plus...

Pour parler du style, là non plus je n'ai pas été emballé. Un reproche que je fais souvent au genre : on bascule dans la vulgarité à de nombreuses reprises. Parfois cela ne me gêne pas trop mais ici, les dialogues sont cousues de grossièretés.
Même si Ilona Andrews maîtrise parfaitement ce qu'est de créer un rythme haletant dans ses histoires, elle utilise trop souvent la succession de phrases courtes rendant la lecture "hachée".

Ce n'est qu'un premier tome donc je vais persévérer mais il faudra que les nombreux défauts soient gommés car là, ce fut assez laborieux bien que ma lecture se soit étalé sur deux jours seulement. Il y a du potentiel alors positivons et rendez-vous pour le suivant! Je donne un 08/20 à ce premier tome.

Cette lecture a été réalisée en LC sur livraddict avec :

Je complète aussi deux challenge : un point de plus pour le Baby Challenge livraddict Bit Lit ainsi que l'ABC Challenge Bit-Lit/Fantasy (2/26).

lundi 31 janvier 2011

Une Aventure d'Alexia Tarabotti, Le Protectorat de l'Ombrelle, tome 1, Sans Ame de Gail Carriger

Résumé : Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?

Mon avis : Récente sortie des Editions Orbit, cette oeuvre m'a tout de suite fait de l'oeil après avoir lu une interview de l'auteure. Personnage décalé, elle semblait regorger d'humour. En nous parlant de son livre, j'avais déjà compris que j'allais aimer...

La grande force de ce roman est incontestablement l'écriture de l'auteure. Elle manie avec une dextérité rare un humour typiquement Anglais chargé de sarcasmes, d'ironie ou encore de réparties bien salées. Sans rire à gorge déployée, j'avais le sourire tout au long de cette aventure et je me suis demandé parfois s'il n'y avait pas un côté parodique très subtil du genre.
Il faut souligner que ce livre est le premier de l'auteure à qui je tire mon chapeau : la justesse des mots est étonnante, la maîtrise du dosage de l'humour est prodigieuse et le raffinement est omniprésent.
On reproche souvent à la bit-lit son écriture qualifiée de simpliste, vulgaire ou bien simplement mauvaise. Gail Carriger nous démontre qu'il ne faut pas faire de généralités, incontestablement l'oeuvre disposant de la plus belle plume dans le genre jusqu'ici.

L'intrigue en elle-même n'est pas le facteur qui m'a le plus enthousiasmé mais l'ennui ne s'est jamais installé. Je retiendrai surtout qu'à l'instar du style loufoque, l'histoire est décalée. Pour preuve, le premier fait marquant de cette histoire est que l'héroïne, Alexia Tarabotti, tue un vampire avec... son ombrelle. Cela peut paraître stupide au premier abord mais avec une bonne dose de second degré, on ne peut qu'apprécier.
Néanmoins, même si l'on rit ouvertement, l'aspect policier n'est pas négligé : les éléments de l'enquête sont intelligemment mis en place, les rebondissements sont inattendus et le final pas extraordinaire mais intéressant.

Il faut souligner qu'outre l'intrigue policière, une partie conséquente du roman est basée sur la relation entre Alexia et Lord Maccon dont les échanges sont des plus savoureux.
Dans la plupart des romans classés bit-lit, il y a de très bonnes réparties dans les dialogues mais elles sont très directes (parfois trop vulgaires...), trop peu subtiles... Ici, c'est tout le contraire, cet humour "so British" que j'aime tant est exploité à merveille dans les interactions entre les protagonistes. Je me suis parfois vu éclater de rire grâce à certaines répliques cinglantes lancées parfois sans qu'elle n'en aie une totale maîtrise.

Le décalage offert par l'intrigue ne discrédite en rien son héroïne. En effet, ne pas la prendre au sérieux serait une grave erreur : elle dispose d'un esprit aiguisé et d'un culot indéniable. De plus, ce n'est pas une dame qui fonce tête baissée vers les ennuis même s'ils arrivent au bout du compte. Elle n'en fait jamais de trop, j'ai adoré ce personnage!
L'univers se basant sur un milieu assez bourgeois, on côtoie bon nombre de gens hautains et condescendants. Le personnage secondaire le plus marquant est évidemment lord Maccon qui, sous ses airs de châtelain insupportable, évolue jusqu'à en devenir attachant et intéressant.
Je vous laisse découvrir les autres, rien ne sert de gâcher ces purs instants de plaisir.

Nul besoin d'écrire des pages et des pages, vous l'avez sans doute remarqué (j'espère^^), j'ai adoré ce livre. Même si je n'aime pas comparer, un besoin de style se faisait attendre pour moi dans le genre, j'ai été sous le charme et donc entièrement conquis.
Vous adorerez si vous partez du principe qu'une bonne dose de second degré s'impose...
J'attribue un 18/20 à cette lecture qui rentre dans les coups de coeur de Janvier.


dimanche 23 janvier 2011

Rachel Morgan, tome 2, Le Bon, La Brute et le Mort-Vivant de Kim Harrison

Résumé : Rachel Morgan est sexy, indépendante... et sorcière ! Elle gagne sa vie comme chasseuse de primes dans les allées sombres du Cloaque, la banlieue glauque de Cincinnati, et y débusque les créatures de la nuit qui enfreignent les lois. Les vamps et les garous ne lui font pas peur, et elle peut même s'en tirer contre un ou deux démons. Sa mission se complique quand un mystérieux tueur en série se met à semer des cadavres sur son passage. Et pas n'importe quels cadavres : des spécialistes de la plus redoutable des magies noires... Affronter un mal ancien et implacable n'est pas un jeu d'enfant, et cette fois, Rachel aura de la chance si elle s'en tire sans y laisser sa peau... ou son âme.

Mon avis : J'étais resté sur une très bonne impression avec le premier tome de cette saga. En effet, il alliait à merveille humour, personnages intéressants, intrigue palpitante etc. J'avais reproché quelques longueurs ainsi que des dialogues qui n'en finissaient plus mais l'ensemble était si efficace que cela ne m'avait (contrairement à d'autres) pas dérangé plus que cela. Ces faiblesses ont pris une telle importance sur cet opus que je n'ai pas apprécié cette lecture...

Le moins que je puisse dire est que ce tome est long, très long... En effet, il y a d'abord sa pagination qui est assez conséquente. Cela me fait rarement peur à part lorsque les longueurs s'accumulent. C'est en effet ce qu'il s'est passé tout au long de ce volet : l'intrigue se met en place sans grande efficacité, la plupart des chapitres auraient pu être concis voire supprimés...
Bien évidemment, le manque cruel d'efficacité influe sur le rythme général de l'histoire. Certes, certaines scènes sont rocambolesques, l'action prend le pas sur les dialogues interminables mais on retombe vite dans la lenteur conduisant à l'ennui... Il faut attendre la dernière centaine de page pour que les révélations et autres rebondissements s’enchaînent de manière effrénée. Malheureusement, encore un mauvais point, j'ai réussi à anticiper la plupart des éléments de la fin mais c'est indéniable, il est vraiment rocambolesque. Aussi, je ne peux pas me contenter d'une dernière ligne droite de qualité pour qualifier l'ensemble de bon, l'ennui fut trop présent.
Je reprocherais aussi trop de rappels du premier tome (il y en a même après la moitié de ce pavé...). Cela reste un détail mais c'est parfois agaçant surtout lorsqu'on constate au départ un manque de concision.
Le manque de concision et les rappels incessants de l'action du premier tome rendent ce tome laborieux, seul le final rehausse le niveau.

J'aurais pu me raccrocher éventuellement sur l'univers qui, en général, se densifie au fil des tomes. Je n'ai pas réussi à être satisfait sur ce point de vue... En effet, le "monde" de Rachel était très intéressant au sens où il se basait sur une Uchronie entre autre. J'avais adoré les explications de son Histoire mais dans ce tome 2, l'auteure a une fâcheuse tendance à se répéter. De plus, comme nous restons très souvent plongés dans l'enquête policière, l'évolution est minimaliste à part sur la magie de Rachel...
Un univers qui se répète et qui peine à évoluer, dommage, c'était l'un des atouts de la saga...

Rachel a quelque peu évolué dans ce tome : elle est moins impulsive bien que ses réparties soient souvent saignantes, elle a gagné en sérieux, elle etc. Cependant, est moins dirigée par la rancuneje ne l'ai pas trouvé si agréable à suivre au cours de ma lecture. Elle s'adonne souvent à la vulgarité gratuite et à des ruminations intérieures parfois futiles et surtout redondantes. Après m'avoir particulièrement fait rire dans le premier tome, elle m'a plutôt déçu et agacé.
La principale force du début de saga résidait dans ses personnages secondaires. En effet, la mystérieuse vampire Ivy, Jenks, le pixie hilarant et Trent ,l'homme d'affaire crapuleux m'avaient passionnés précédemment.
Dans ce tome, encore une fois, ce n'est pas le cas. L'auteure tente de poursuivre sur sa lancée avec Ivy en préservant le côté mystérieux mais, selon moi, elle en fait de trop. L'interaction entre elle et Rachel devient peu crédible et m'a surtout énervé. Elle m'a simplement intéressé (et surpris) dans le final.
Jenks est moins présent qu'auparavant mais surtout, ses réparties hilarantes sont plus ou moins absentes ou alors j'ai moins perçu l'humour, c'est une possibilité...
Trent que j'adorais littéralement par ses répliques acérées m'a aussi déçu. En effet, tout comme Ivy, il en fait de trop et même si l'on en apprend bien plus sur ce personnage, il n'a pas réussi à attiré mon intérêt cette fois... C'était pourtant un des "méchants" les plus réussis dans le genre jusqu'ici.
Nous découvrons de nombreux personnages dans ce tome (peut-être trop) mais de nouveau, je n'ai pas accroché : soit ils me laissaient de marbre, soit ils adoptaient un comportement peu crédible...

Pour le style, j'avais apprécié l'efficacité de Kim Harrison et l'humour qu'elle distillait à merveille. Ici, on bascule très souvent dans la vulgarité, dans les phrases insipides et les descriptions maladroites. Peut-être cela vient-il simplement de moi et de mon côté intransigeant du moment mais pour une fois, le style m'a énormément dérangé. Un effet post-Levy? :P

Mea Culpa. Je suis très très sévère ces derniers temps mais, comme j'ai certaines difficultés à lire, il faut que tous les ingrédients soient réunis pour que ma lecture soit agréable. Ce deuxième tome m'a apporté tout le contraire mis à part un final rocambolesque qui réussit le principal : je lirai la suite. je considère ce tome, en toute humilité, comme un mauvais pas de l'auteur et j'espère sincèrement retrouver dans le troisième tome ce que j'avais tant apprécié dans le premier.
Sans dire que j'ai passé un horrible moment de lecture, on dira plutôt que je suis resté indifférent à ce tome. Je lui attribue la note de 10/20.

Cette lecture a été réalisé dans le cadre d'une LC avec d'autres membres de livraddict :
Frankie
Galleane
Fée Bourbonnaise
Mycoton
karline05


mercredi 1 décembre 2010

Mercy Thomson, Tome 4, La Croix d'Ossement de Patricia Briggs

Résumé : Mercy Thompson a compris pourquoi sa race avait failli être exterminée de la façon la plus brutale qui soit. Quand les vampires ont quitté l’Europe pour immigrer en Amérique du Nord, ils ont trouvé que les membres de sa race avaient un talent caché... pour trucider des vampires. Malheureusement pour Mercy, la reine du repaire de vampires de sa ville a découvert qui elle est. Elle est de plus furieuse parce que Mercy s’est mise en travers son chemin et a tué l’un de ses vampires. Mercy pourrait avoir besoin de la protection de la meute de loups-garous et tout particulièrement de celle de son mâle alpha mais cela ne suffira peut-être pas à éloigner Marsilia qui a plus d’un tour dans son sac. Mercy ferait alors bien de surveiller ses arrières.

Mon Avis : Bien que je sois toujours enchanté de retrouver Mercy et son univers simple mais complet, je me suis rendu compte que je gardais difficilement en mémoire les épisodes précédent. Par exemple, pendant ma lecture de celui-ci, je n'ai pas réussi à me souvenir d'une longue conversation entre Mercy et Ben (tome 3) où ce dernier se dévoile et révèle des secrets jusque là bien gardés. C'est relativement étrange car je passe toujours un agréable moment de lecture mais en général, je n'oublie pas de cette manière. J'espère que cela va changer pour le cinquième tome car j'ai vraiment adoré celui-ci.

Après s'être intéressé à ma plus grande joie au faes dans le troisième tome, Briggs a fait le choix d'écrire une suite quasi directe de l'intrigue principale du deuxième centrée sur les vampires (cf résumé). J'avais peur de tomber dans la facilité : on reprend les mêmes personnages, on se sert d'une vengeance et on en fait une histoire... Une nouvelle fois, l'auteure a su me surprendre et créer la trame la plus aboutie selon moi des quatre lus jusqu'ici. la dernière ligne droite m'a purement et simplement ébahie!
L'histoire est trépidante, superbement travaillée et surtout, très surprenante.

Outre la trame principale, nous avons d'autres "storylines". D'une part, une ancienne amie de notre héroïne vient la trouver pour des problèmes de... Fantômes et d'autre part, nous suivons son intégration laborieuse au sein de la meute.
La première permet d'en apprendre encore plus sur les "changeurs" tels que Mercy. Nous savions déjà les principaux pouvoirs que son statut lui conférait mais on va encore plus loin, le tout est bien détaillé. De plus, cela permet d'entrevoir pour la suite d'intéressantes pistes...
La seconde nous donne l'opportunité de densifier l'univers des loups-garous auquel je reste toujours plus réfractaire. En effet, grâce à sa liaison officialisée avec Adam, elle peut ressentir tout ce que ressent la meute et par réciprocité, eux aussi...
Ces deux intrigues originales (pour moi du moins) ont amené avec elles un vent de fraicheur sur le genre. Très intéressant!

Le personnage de Mercy est une nouvelle fois très attachant et je l'ai trouvé encore plus passionnante. Cependant, le triangle amoureux composé d'elle et ses prétendants, Samuel et Adam, peut paraitre déroutant. Bien qu'elle ait fait son choix, ses sentiments sont toujours partagés et certains passages sont étranges mais cela vient peut-être de moi.
Cet opus est l'occasion de revoir, pour mon plus grand plaisir Stefan que j'avais beaucoup apprécié précédemment mais que l'on a beaucoup moins vu dans le troisième. Je l'ai trouvé encore plus charismatique qu'auparavant. On en apprend plus sur ce vampire qui a traversé les siècles et cela apporte beaucoup au tout.
Les autres n'ont pas spécialement évolués mais chacun apporte sa pierre à l'édifice et c'est une grande qualité de cette saga. Seul Warren, moins présent, m'a manqué.
Bien entendu, on rencontre de nouveaux personnages dont un vampire de réputation sanguinaire que j'ai adoré. Ce tome est aussi l'occasion de rencontrer un personnage que beaucoup attendaient mais je ne dirai rien :)
Des personnages toujours aussi convaincants et réalistes dans leurs caractères respectifs. Malgré des sentiments qui m'échappent parfois, c'est un atout majeur de la série.

Pour le style, je n'ai rien à rajouter par rapport aux précédents tomes. C'est toujours aussi plaisant, simple mais jamais simpliste.

Vous l'aurez sans doute compris avant cette conclusion mais j'ai vraiment adoré ce quatrième tome des aventures de Mercy Thomson. L'intrigue m'a soufflée, les personnages m'ont passionnées, c'est un coup de cœur qui mérite un bon 17/20.


vendredi 12 novembre 2010

Anita Blake, tome 2, Le Cadavre Rieur


Résumé : Savez-vous ce que c'est qu'une "chèvre blanche"? Eh bien, en jargon vaudou, c'est un doux euphémisme pour désigner la victime d'un sacrifice humain. Et quand ces types sont venus me demander de relever un mort de deux cents ans et des poussières, j'ai tout de suite compris ce que ça impliquait. Je veux bien égorger des poulets, un mouton, voire un buffle dans les cas désespérés... mais ça, non! Pas question... Mais je les ai envoyés promener, eux et leur chèque d'un million de dollars. L'ennui, c'est que tout le monde n'a pas mon sens moral. Que ces salauds vont bien dégoter quelqu'un pour faire le boulot. Qu'on va se retrouver avec un mort-vivant raide dingue, tout sauf végétarien, et semant la panique. Et que c'est encore la petite Anita qui va devoir se le coltiner! Comme si je n'avais pas déjà assez de problèmes avec les vampires...

Mon Avis : Je continue dans le genre Bit Lit avec l'une des séries les moins convaincantes si l'on s'en tient au premier tome. Trop survolé à mon gout, j'attendais de ce second volet une meilleur construction, un univers plus dense. Sans être une révélation, j'ai bien plus apprécié .

L'univers, gros point faible du premier tome car rien n'est développé, prend de la consistance dès le début. En effet, Anita, héroïne narratrice, prend le temps de nous parler du milieu surnaturel que ce soit sur les réanimateurs ou les autres. Le vaudou est au cœur de l'histoire et nous permet, à travers plusieurs nouveaux personnages, de mieux comprendre le don d'Anita. On se rend compte que son potentiel est bien plus élevé que de relever pour quelques instants un mort.

L'histoire du précédent tome ne m'avait pas transcendée et malheureusement... celle-ci non plus. En fait, le problème principal est la construction : pour un livre si court (moins de quatre cents pages) il n'y a pas moins de quatre intrigues. On alterne chaque partie de l'histoire si bien qu'on a du mal à s'intéresser à une seule. Il faut attendre les derniers instants pour trouver un lien entre elles mais même si je fus surpris par une fin rocambolesque comportant des rebondissements que je n'avais pas vus venir, cela n'a pas réussi à compenser la mauvaise mise en place.
Je me suis aussi rendu compte que dans ces univers bit-lit qui se ressemblaient plus ou moins, mon affection allait beaucoup aux vampires... Contrairement au premier, on n'en voit que très peu. Les zombies prennent le relai et je dois dire que je n'en suis pas particulièrement fan...
Sans vouloir être trop sévère, il faut reconnaitre qu'il y a mieux. Ceci dit, j'ai parcouru les pages avec facilité et engouement jusqu'à le finir en me disant que j'avais passé un bon moment.

Dès le premier tome, j'avais adhéré à la personnalité et au caractère d'Anita. Bien qu'encore une fois, ça n'a rien de novateur, Anita réagit avec autorité et aplomb quand elle affronte le danger. Elle fonce tête baissée et a une fâcheuse tendance à se faire blesser à chaque altercation. Elle me rappelle une certaine Buffy Summers...
Le seul détail qui m'a plus ou moins agacé pendant ce tome était ses échanges houleux avec le maitre vampire Jean-Claude : c'était toujours emprunt d'agressivité et les sujets étaient redondants...
On le voit peu mais je n'arrive pas à accrocher avec son comportement et à ses tentatives de charme que je trouve un peu ridicule. Pour le moment, je n'accroche pas du tout à la manière dont l'auteure amène la séduction...
Sinon, les autres personnages secondaires ne sont pas extraordinaires. Seuls les ennemis de ce tome ont éveillé ma curiosité particulièrement la prêtresse vaudou, Dominga, très crédible en tant que vieille sorcière effrayante et Gaynor, homme d'affaire richissime qui ne recule devant rien pour obtenir ce qu'il désire.

Côté écriture, sans être de la prose admirable, ça se lit particulièrement bien avec un rythme qui repousse l'ennui. Le seul gros reproche que je pourrais faire réside dans les descriptions des personnages. C'est très souvent du genre "elle mesure 1m65 et est blonde aux yeux bleus", ni plus, ni moins. Pour un roman censé être abouti, c'est plus que léger car je trouve très important d'avoir assez d'éléments pour s'imaginer les personnages. Cela revient à regarder un film où l'on comprend ce qu'il se passe sans toutefois voir le visage des personnages... Troublant non?

Pour conclure, je dirais que je ne suis toujours pas convaincu. J'en demande encore plus bien que ce tome a su me faire passer un bon moment. Il faudra que certains détails, surtout la construction de l'intrigue, soient gommés. Je donne donc un 14/20.


dimanche 31 octobre 2010

La Communauté du Sud, tome 3, Mortel Corps à Corps de Charlaine Harris

Résumé : Revoilà Sookie Stackhouse, la jeune serveuse télépathe de Chez Merlotte, dans une aventure pour le moins singulière : lasse de supporter l'indifférence de Bill, son beau vampire parti en voyage, elle part enquêter au sein de la pègre des suceurs de sang. Aidée d'un loup-garou, qui fait naître en elle des désirs insoupçonnés, elle doit retrouver Bill, kidnappé par une ancienne amante - une vampire sexy en diable - et faire taire sa jalousie, tout en esquivant les avances d'Eric, le dangereux et séduisant Viking mort depuis plus de mille ans...

Mon Avis : Avec tous ces cycles bit lit que j'ai en cours, je suis maintenant capable d'avoir certains points de comparaison et je dois bien dire que cette saga est bien en dessous des autres ou au moins des meilleurs. Maintenant, lorsqu'on part sur le principe que c'est une lecture très détente, cela reste agréable.

Au point de vue de l'histoire, encore une fois, c'est une organisation assez étrange. On a toujours deux intrigues plus ou moins liées. on commence sur l'une, on continue pendant longtemps sur l'autre et on clos le tome sur la première... Les trois tomes sont plus ou moins comme cela et ça donne une impression fouillis.
Sinon, l'intrigue est intéressante mais peu palpitante. Bill a disparu, on est quasi sur qu'il s'est fait kidnappé et bien que les motivations soient obscures, les coupables semblent désignés dès le début... Du coup, cela enlève beaucoup de suspens et entraine une perte d'intérêt. Seule la conclusion de l'histoire est moins facile à entrevoir.
Cependant, c'est agréable, on étend notre bestiaire avec la rencontre de loups-garous dont un vraiment convaincant du nom de Lén que j'espère recroiser par la suite. La trame est relativement bien ficelée sans pour autant innover. on reste dans un esprit détente qu'il faut garder pour apprécier.
Détail par contre qui m'a interpelé, Sookie était dans les tomes précédents éperdument amoureuse de Bill et là, dès le début, on sent que leur relation est friable... Étrange revirement de situation qui aurait mérité une transition plus soignée.

Contrairement à l'intrigue, les personnages sont les points forts de ce tome. Sookie a pris de la maturité, on l'a sent plus expérimentée, moins hésitante dans ses décisions. Cependant, un détail totalement dérangeant : elle s'adresse souvent à nous, cela pourrait être avantageux mais c'est souvent pour nous faire part qu'elle se sent idiote, qu'elle a fait une bourde etc. Cela occasionne de nombreuses coupures intempestives au cœur de l'action m'agaçant au plus haut point. Ceci dit, je l'apprécie plus qu'avant, elle est moins "cucu" et gagne en profondeur.
Bien sur, on retrouve la plupart des autres vampires : Bill que l'on voit très peu puisqu'il est en captivité n'a pas tellement changé du coup, il est même décevant, toujours très possessif et le changement de situation avec Sookie n'arrange rien. Il y a bien évidemment Eric, que l'on rencontre beaucoup plus et qui est pour le moment le personnage le plus complet et le plus charismatique. Il en pince toujours pour notre héroïne et met tout en œuvre pour qu'elle succombe. Il y a aussi Pam avec son humour sarcastique comme je les aime.
Dans les nouveaux protagonistes, je n'en retiendrai qu'un : Lén. C'est un loup-garou désigné pour aider Sookie à retrouver les traces de Bill. Il est intelligent, simple et va partager une relation complexe avec la télépathe.

Le style est encore une fois assez peu soigné. On vire parfois dans la vulgarité ou alors dans un langage familier trop poussé. C'est clair, certes, mais cela manque de recherches. J'aime la légèreté mais là c'est trop...

Vous l'aurez compris, ce tome n'a pas remonté la côte de la saga, c'est même le contraire. J'ai été un peu sévère mais il y a tellement de bonnes sagas que les comparaisons sont inévitables. Cependant, je l'ai lu très vite, je ne me suis pas vraiment ennuyé mais détendu donc je continuerai tout de même. J'attribue la note de 12/20 à ce tome.

lundi 25 octobre 2010

Vampires Academy, tome 1, Soeurs de Sang de richelle Mead

Résumé : « Peut-on vraiment garder des secrets au sein de la Vampire Academy ?
La Vampire Academy est en émoi. Dans ce lycée pour les vampires, les rumeurs les plus folles courent sur les raisons de la fugue de Lissa et Rose.
Lissa et Rose ont toujours été inséparables : Rose doit repousser les attaques des Strigoïs, vampires féroces et immortels, à l’encontre de son amie Moroï, une race de vampires mortels qui puisent leur magie de la terre. Qu’a-t-il bien pu leur arriver avant d’être ramenées de force ? »

Mon avis : Quand vais-je avoir la force de me raisonner? A chaque fois que je lis le premier tome d'une saga (alors que celles en cours sont légions) , c'est toujours la question que je me pose. Dans ce genre récent pour moi, j'en ai déjà un certain nombre mais je ne tourne pas en rond. Je connaissais déjà ce titre de réputation notamment par ses ventes à l'étranger et l'auteur par les sagas Succubus et Cygne noir mais je voulais commencer par celle-ci étant d'une part la plus connue et pour faire honneur au nouveau label Castelmore d'autre part. Sans être un véritable coup de cœur, je mets pleins d'espoirs dans le cycle et me jetterai sur chaque nouveau tome!!

Tout d'abord, je vais vous parler de l'univers, point fort original de ce roman. Je ne rentrerai pas dans les détails mais dresserai les grandes lignes. Richelle Mead a totalement refondu le mythe vampirique pour en faire un univers totalement à part entière. Les vampires sont donc divisés en deux catégories : les Moroïs, se battant du côté du bien ayant le handicap d'être mortel mais la capacité de controler la magie et leurs ennemis jurés, les Strigoïs qui sont immortels mais dépourvus de magie. Le premier peuple est dirigé par douze familles royales dont l'une, les Dragomir, est celle de Lissa, l'une des deux héroïnes.
Pour contrer la puissance des Strigoï, les Moroïs disposent d'alliés de poids : les Dhamphirs. Ils sont mi-vampires mi-humains et même s'ils ont perdu toute la magie vampire, ils ont des capacités physiques bien supérieurs aux humains. Rose, l'héroïne narratrice de cette saga fait partie de ce peuple. Leur rôle principal est d'assurer la protection des Moroïs qui restent plus en retrait question affrontement. A l'issue de la formation à l'académie, les dhampirs sont désignés gardiens assignés à un Moroï.

L'histoire commence d'une manière plutôt atypique car nous arrivons à la fin de la fuite de nos deux jeunes héroïnes qui avaient quittées l'académie deux ans auparavant. Dès les premières pages, elles y sont reconduites de force si bien qu'on se demande si l'histoire est bien lancée. Après quelques altercations, elles reprennent leurs formations avec plus ou moins de difficultés. Dans l'académie, peu de choses ont changé, les descendants des familles royales "règnent" sur les autres élèves avec leur arrogance et leur mépris, elles ont gardé les mêmes affinités avec leurs camarades... surtout les garçons. Ce début d'histoire est assez plat à vrai dire à part le moment de l'embuscade. On enchaine les dialogues sans savoir réellement où l'on va.
Durant toute la première moitié environ, on va successivement de petites intrigues vers d'autres sans jamais définir une ligne principale : une Moroï dont elles ne se souvenaient pas les déteste, Lissa retrouve des animaux morts, elles se rapprochent chacune d'un garçon... C'est intéressant, assez drôle mais cela manque cruellement de fond et ça part dans tous les sens... "Où est la véritable histoire?" Je n'ai cessé de me poser cette question durant toute cette partie...
Et puis il y a eu une sorte de déclic, je ne saurais dire à quel moment exactement mais mon intérêt a grimpé exponentiellement et j'ai littéralement adoré la suite. Il y a énormément de rebondissements, des révélations inattendues et tout s'enchaine très vite et à merveille. Ainsi, j'attendais une fin en véritable apothéose et en fait, même si elle est de grande qualité, elle est un peu succincte. Je n'ai pas été déçu mais j'en voulais encore plus. En revanche, je n'ai pas vraiment dégager une intrigue plus importante que les autres, c'est assez étrange. J'espère en voir une dans le prochain tome.
Cela peine à démarrer mais une fois lancé, c'est jouissif!!

les personnages sont assez nombreux mais l'auteure s'y prend à merveille pour qu'on puisse poser nos repères. Il y a tout d'abord la narratrice, la dhampir Rose. J'ai apprécié cette héroïne téméraire qui nourrie une profonde amitié pour la Moroï Lissa qu'elle est censée protéger. C'est la forte tête, celle qui prend la plupart des décisions. Elle manque cruellement de subtilité et a un don remarquable pour s'attirer des ennuis. L'autre personnage principal est bien entendu la jeune Moroï, Vasilia surnommée Lissa, de la maison royale des Dragomir. Elle a perdu ses deux parents ainsi que son frère quelques années auparavant et de ce fait est restée fragile, émotive voire dépressive. Elle aussi considère sa future gardienne avec une amitié fraternelle et se laisse souvent guidée par Rose.
Je trouvais de prime abord que chacune était "piégée" dans un caractère spécifique toujours à l'inverse de l'autre de manière très stéréotypée et puis, à un moment donné, Rose a une faiblesse et Lissa reprend de suite les choses en main. J'avais un peu peur de rester dans cette opposition totale de caractère surfaite et finalement, l'auteure a rectifié le tir.
Ce qui est le plus intéressant chez elles est un lien qui les unit. Au début, on pourrait penser que ce soit une simple mais profonde amitié et on se rend vite compte qu'il y a une part de magie dans cela qui est l'une des bases de l'histoire mais je n'en dirai pas plus...
Comme je l'ai déjà dit, beaucoup de personnages secondaires jalonnent le roman mais seulment deux sont, pour moi, ressortis du lot. Il y a d'abord Dimitri, un gardien muté de Sibérie pour protéger Vasilia qui s'avère être un guerrier hors pair. il est assez ténébreux, mystérieux et semble avoir un passé chargé. Il est en premier lieu glacial, peu bavard mais on apprendra à le découvrir au fil du récit. Mon deuxième protagoniste intéressant est Christian qui a un passé horrible, ses deux parents étant devenus des Strigoïs puis assassinés. Il est lui aussi de sang royal mais affiche un certain penchant pour la solitude, les sarcasmes et la méchancetés. Tout comme Dimitri, il se révélera au fur et à mesure. j'espère qu'ils nous réservent tous deux encore de bonnes surprises.

Richelle Mead a une réputation dans le genre qui n'est plus à faire et je comprends la raison lorsque je vois à quel point son écriture est agréable. Bien qu'elle emploie beaucoup le dialogue, tout est décrit judicieusement. De plus, la narratrice, Rose, nous communique très souvent son ressenti (et celui de Lissa mais je vous laisse découvrir comment^^). C'est très fluide, très conci tout en restant très simple d'accès.

Après un début légèrement laborieux, j'ai fini par me plonger dans cette histoire très riche et très rocambolesque. La principale qualité réside dans l'originalité de son univers mais j'attends de voir une meilleur ligne directrice à l'histoire pour vraiment adoré. Je me contente de constater un potentiel. Lissa et Rose sont deux héroïnes intéressantes, parfois surprenantes et je serai ravi de les retrouver. Un premier tome prometteur qui mérite un bon 16/20.

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