lundi 31 janvier 2011

Une Aventure d'Alexia Tarabotti, Le Protectorat de l'Ombrelle, tome 1, Sans Ame de Gail Carriger

Résumé : Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?

Mon avis : Récente sortie des Editions Orbit, cette oeuvre m'a tout de suite fait de l'oeil après avoir lu une interview de l'auteure. Personnage décalé, elle semblait regorger d'humour. En nous parlant de son livre, j'avais déjà compris que j'allais aimer...

La grande force de ce roman est incontestablement l'écriture de l'auteure. Elle manie avec une dextérité rare un humour typiquement Anglais chargé de sarcasmes, d'ironie ou encore de réparties bien salées. Sans rire à gorge déployée, j'avais le sourire tout au long de cette aventure et je me suis demandé parfois s'il n'y avait pas un côté parodique très subtil du genre.
Il faut souligner que ce livre est le premier de l'auteure à qui je tire mon chapeau : la justesse des mots est étonnante, la maîtrise du dosage de l'humour est prodigieuse et le raffinement est omniprésent.
On reproche souvent à la bit-lit son écriture qualifiée de simpliste, vulgaire ou bien simplement mauvaise. Gail Carriger nous démontre qu'il ne faut pas faire de généralités, incontestablement l'oeuvre disposant de la plus belle plume dans le genre jusqu'ici.

L'intrigue en elle-même n'est pas le facteur qui m'a le plus enthousiasmé mais l'ennui ne s'est jamais installé. Je retiendrai surtout qu'à l'instar du style loufoque, l'histoire est décalée. Pour preuve, le premier fait marquant de cette histoire est que l'héroïne, Alexia Tarabotti, tue un vampire avec... son ombrelle. Cela peut paraître stupide au premier abord mais avec une bonne dose de second degré, on ne peut qu'apprécier.
Néanmoins, même si l'on rit ouvertement, l'aspect policier n'est pas négligé : les éléments de l'enquête sont intelligemment mis en place, les rebondissements sont inattendus et le final pas extraordinaire mais intéressant.

Il faut souligner qu'outre l'intrigue policière, une partie conséquente du roman est basée sur la relation entre Alexia et Lord Maccon dont les échanges sont des plus savoureux.
Dans la plupart des romans classés bit-lit, il y a de très bonnes réparties dans les dialogues mais elles sont très directes (parfois trop vulgaires...), trop peu subtiles... Ici, c'est tout le contraire, cet humour "so British" que j'aime tant est exploité à merveille dans les interactions entre les protagonistes. Je me suis parfois vu éclater de rire grâce à certaines répliques cinglantes lancées parfois sans qu'elle n'en aie une totale maîtrise.

Le décalage offert par l'intrigue ne discrédite en rien son héroïne. En effet, ne pas la prendre au sérieux serait une grave erreur : elle dispose d'un esprit aiguisé et d'un culot indéniable. De plus, ce n'est pas une dame qui fonce tête baissée vers les ennuis même s'ils arrivent au bout du compte. Elle n'en fait jamais de trop, j'ai adoré ce personnage!
L'univers se basant sur un milieu assez bourgeois, on côtoie bon nombre de gens hautains et condescendants. Le personnage secondaire le plus marquant est évidemment lord Maccon qui, sous ses airs de châtelain insupportable, évolue jusqu'à en devenir attachant et intéressant.
Je vous laisse découvrir les autres, rien ne sert de gâcher ces purs instants de plaisir.

Nul besoin d'écrire des pages et des pages, vous l'avez sans doute remarqué (j'espère^^), j'ai adoré ce livre. Même si je n'aime pas comparer, un besoin de style se faisait attendre pour moi dans le genre, j'ai été sous le charme et donc entièrement conquis.
Vous adorerez si vous partez du principe qu'une bonne dose de second degré s'impose...
J'attribue un 18/20 à cette lecture qui rentre dans les coups de coeur de Janvier.


samedi 29 janvier 2011

Le Huit de Katherine Neville


Résumé : New York, décembre 1972 : Catherine Velis, jeune experte en informatique, est une spécialiste des échecs. Alors qu'elle se prépare à partir en Algérie travailler pour l'Opep, des événements mystérieux se succèdent. C'est d'abord une vieille femme qui la prévient des dangers qui rôdent autour d'elle, puis un antiquaire qui lui demande de rassembler les pièces d'un jeu d'échecs très ancien dont une bonne partie serait dissimulée en Algérie... Sud de la France, printemps 1790 : Mireille de Rémy et sa cousine Valentine sont novices dans l'abbaye fortifiée de Montglane. Alors que la révolution bat son plein, la Mère supérieure les charge d'une étrange mission : disséminer à travers le monde les pièces du jeu d'échecs de Montglane, qu'un Maure aurait offert à Charlemagne. Celles-ci, réunies, renfermaient un secret qui donnerait accès à une terrible puissance. Les deux cousines partent alors pour Paris où sévit la terreur. Le Huit nous propose de suivre les destins parallèles de Mireille de Rémy et de Catherine Vélis, depuis les alcôves révolutionnaires parisiennes, où se livrent d'étranges luttes de pouvoir, jusqu'aux cercles fermés qui, à notre époque, contrôlent l'énergie et l'économie.

Mon avis : Amateur plus qu'occasionnel de polars et autres thrillers, mes choix sont sélectionnés avec minutie. Cependant, depuis ma lecture du Da Vinci Code, le thriller se basant sur l'Histoire m'est apparue comme un genre passionnant. Grâce au Book Club de livraddict, j'ai pu ajouter ce titre à mon répertoire et je ne regrette vraiment pas mon choix.

Sur fond de jeu d'Echec, d'Histoire ou encore de Mathématiques, ce thriller apporte, en plus d'un l'intrigue, un bagage culturel non négligeable. Ceci dit, au vu de son épaisseur (945 pages) et le "délai imposé" ne m'ont pas permis de prendre mon temps et de noter tout ce que j'aurais pu apprendre. Je m'en suis contenté mais une relecture, rien qu'en considérant ce paramètre, s'avérera utile.

La narration est originale puisque lorsqu'on est dans le présent, le narrateur est l'héroïne, Catherine Velis et dans le passé, il est externe aux personnages. J'apprécie cet exercice de style mais cela peut facilement déstabiliser au vu de la longueur de chaque passage.

L'intrigue en elle-même est très intéressante mais comporte quelques faiblesses notoires.
J'ai pu distinguer trois parties où mes impressions divergeaient. En effet, durant tout le premier tiers du livre, j'avais quelques difficultés à prendre mes repères dans la partie au présent, peu d'action, manque de rythme et de suspens etc. Cependant, la partie basée dans le passé m'a happée dès ses premières scènes grâce à une atmosphère chargée de mystères et de secrets.
En arrivant aux environs de la moitié du livre, j'ai trouvé ma lecture quelque peu laborieuse : beaucoup de longueurs dans les deux parties, peu de rebondissements. L'ennui s'est immiscé mais cela n'a pas duré...
La dernière ligne droite est en effet alléchante puisqu'elle permet de rassembler toutes les pièces du puzzle. Malheureusement, j'ai vraiment regretté ma non prise de note car j'ai eu le net sentiment d'être passé à côté de nombreux détails par exemple sur les liens de parenté découverts au fur et à mesure.

Je n'ai pas trouvé que le travail des personnages était l'élément le plus glorifiant de ce livre. Bien que les héroïnes évoluent au cours de l'histoire, surtout Catherine qui s'affirme de plus en plus, je les ai trouvées assez banales, en deçà de certains personnages secondaires. Par exemple, Solarin (mon protagoniste préféré), est travaillé de manière très complète. Sa personnalité est en corrélation avec sa qualité de maître en matière d'Echec : manipulateur, calculateur, imprévisible... Dans la partie "contemporaine", la plupart des seconds couteaux sont trop enfermés dans les traits de personnalité décrits. On peut prendre en exemple Lily, joueuse d'échec dont la spécialité est l'attaque, elle est donc rendue fonceuse et directe...
Dans la partie "historique", j'ai beaucoup apprécié la qualité avec laquelle Katherine Neville met en scène les personnage de l'Histoire. Certains, comme Richelieu, font de brefs apparitions mais avec quelques phrases et descriptions, on retrouve les personnalités décrites dans les livres d'Histoire. On pourrait cependant reprocher la profusion de personnages célèbres mais je n'ai jamais remis en cause la plausibilité du tout.

Au point de vue du style, je tire mon chapeau à l'auteure car ce pavé était son premier livre. Les recherches effectuées ont du être dantesques car elle s'attaque à tous les fronts : Histoire, Echecs, Sciences etc. Elle a su maîtriser les ficelles d'un bon thriller avec de nombreux rebondissements difficilement prévisibles.
L'écriture n'est jamais laborieuse, toujours fluide et agréable. Je reprocherais seulement le manque de concision sur certains passages qui auraient permis d'écourter le roman.

Ce Book Club aura été l'occasion de rééditer mon expérience dans le genre et je n'ai pas été déçu. Il y a des défauts, c'est incontestable, mais le tout vaut vraiment le détour. J'attribue un 16/20 à ce très bon roman!




mercredi 26 janvier 2011

Loup y es-tu? de Henri Courtade

Résumé : Et si les êtres maléfiques des contes de notre enfance existaient réellement?
Sans doute ces créatures vampiriseraient-elles notre planète. Elles seraient de tous les génocides, manipuleraient les plus grands dictateurs. Bref, tapies dans l’ombre d’Hitler ou sous le feu des projecteurs des plateaux télé, elles auraient entre leurs mains expertes le devenir de l’humanité.
Sinistre tableau !
Si de tels êtres vivaient, il serait à souhaiter que leur alter ego bienfaisant existe également. Qu’en ce début du XXIe siècle, ces personnages merveilleux s’éveillent et décident de se battre.
Et alors, qui sait de quel côté la balance pencherait…


Mon avis : Loup y es-tu? est en ce moment même un des livres qui fait le plus parler de lui sur livraddict.
Ce genre qu'est le détournement de conte ne m'était pas étranger. En effet, à l'occasion d'un Book Club, j'avais lu Enchantement d'Orson Scott Card. Un des reproches que je lui avait fait était qu'au final, je n'avais pas eu un réel sentiment d'être dans le genre décrit. Cette nouvelle expérience en la matière a été plus concluante de ce point de vue. Laissez-moi vous conter cet agréable instant de lecture...

Pour ce qui est de l'histoire, j'ai eu de prime abord quelques difficultés à trouver mes marques et à m'imprégner de l'univers. La narration m'a sans doute posée quelques problèmes. En effet, au cours d'un chapitre, on va d'une scène à l'autre tout en étant très extérieur au récit. De plus, je m'interrogeais de savoir où cette histoire atypique m'emmenait.
Néanmoins, après ce début quelque peu fastidieux, je me suis totalement immergé dans l'intrigue et l'univers. Plus le conte se mêlait à la réalité plus mon plaisir était intense. J'avais l'impression de retrouver la magie des films ou livres qui m'avaient émerveillées lorsque j'étais enfant.
Cependant, il ne faut pas croire que la trame de cette histoire en est rendue simple. On reste dans un roman réservé aux adultes. En effet, l'auteur utilise les divers contes pour réaliser un thriller haletant qui s'avère de plus en plus surprenant. Il n'hésite pas à mettre en avant des détails peu ragoutants sans entrer dans le gore bien entendu. Le rythme va crescendo et le final s'avère époustouflant.
Le tout est manié avec habileté et je tire mon chapeau à l'auteur pour avoir créé cette histoire si originale.

La satyre de notre société est un des points les plus réussis de roman. En effet, on y retrouve beaucoup de références à la Seconde Guerre Mondiale ainsi qu'aux attentats du 11 Septembre. La version que nous propose l'auteur est particulièrement bien trouvée.

Chaque protagoniste apporte sa pierre à l'édifice. Aucun n'est surperflu mais j'ai pu regretter par moment leur abondance. Je ne savais pas parfois qui faisait quoi. En fait, je pense que ce qui m'a gêné encore une fois est la narration. On reste très extérieur aux protagonistes, aussi j'ai eu quelques difficultés parfois à savoir qui était qui ou qui faisait quoi. Ce genre de narration me pose problème dans le sens où je n'arrive pas à saisir dans leur intégralité la personnalité de chacun. Aussi, bien que je les ai tous apprécié, j'ai trouvé qu'ils manquaient de profondeur.

Loup y es-tu? fait partie de ses romans où mes personnages préférées restent les "méchants". La sorcière, Marylin, a ce côté machiavélique que j'aime tant retrouver dans les romans. Elle est, selon moi, le personnage le plus abouti de cette œuvre. Tout en gardant son rôle de "méchante sorcière", elle reste crédible, jamais caricaturale. Il y a aussi le Loup, un être abject poussé par ses instants naturels. Il tue avec un plaisir sadique et ne connait pas la pitié. Il ne m'a fallu que très peu de mots pour m'imaginer ce personnage.
Je ne préfère pas vous parler des protagonistes du côté des "gentils" car il me semble impossible de les décrire sans en révéler trop. Je dirais simplement que leurs évolutions respectives sont très intéressantes.

En ce qui concerne le style, Henry Courtade manie habilement les mots. Ceci dit, l'envoutement est bien plus important lorsque l'on est plongé dans l'atmosphère des contes. Je pourrais reprocher de plus à l'auteur un léger manque de subtilité pour faire passer ses messages de critique de la société mais l'originalité a vite mis ce détail de côté.

C'est donc avec étonnement et satisfaction que j'ai achevé ma lecture de ce roman. J'y ai trouvé quelques défauts mais le tout est simplement envoutant. J'attribue un 16/20 à ce roman que je conseille vivement à tous même ceux qui ne sont pas avares du Fantastique.

Lecture réalisée en LC avec d'autres membres de livraddict :
Lisalor
Karline
Melisende
Plumeline
Cathy
Frankie
Thalia
Galleane
wilhelmina
Furby 71
Paikanne


dimanche 23 janvier 2011

Rachel Morgan, tome 2, Le Bon, La Brute et le Mort-Vivant de Kim Harrison

Résumé : Rachel Morgan est sexy, indépendante... et sorcière ! Elle gagne sa vie comme chasseuse de primes dans les allées sombres du Cloaque, la banlieue glauque de Cincinnati, et y débusque les créatures de la nuit qui enfreignent les lois. Les vamps et les garous ne lui font pas peur, et elle peut même s'en tirer contre un ou deux démons. Sa mission se complique quand un mystérieux tueur en série se met à semer des cadavres sur son passage. Et pas n'importe quels cadavres : des spécialistes de la plus redoutable des magies noires... Affronter un mal ancien et implacable n'est pas un jeu d'enfant, et cette fois, Rachel aura de la chance si elle s'en tire sans y laisser sa peau... ou son âme.

Mon avis : J'étais resté sur une très bonne impression avec le premier tome de cette saga. En effet, il alliait à merveille humour, personnages intéressants, intrigue palpitante etc. J'avais reproché quelques longueurs ainsi que des dialogues qui n'en finissaient plus mais l'ensemble était si efficace que cela ne m'avait (contrairement à d'autres) pas dérangé plus que cela. Ces faiblesses ont pris une telle importance sur cet opus que je n'ai pas apprécié cette lecture...

Le moins que je puisse dire est que ce tome est long, très long... En effet, il y a d'abord sa pagination qui est assez conséquente. Cela me fait rarement peur à part lorsque les longueurs s'accumulent. C'est en effet ce qu'il s'est passé tout au long de ce volet : l'intrigue se met en place sans grande efficacité, la plupart des chapitres auraient pu être concis voire supprimés...
Bien évidemment, le manque cruel d'efficacité influe sur le rythme général de l'histoire. Certes, certaines scènes sont rocambolesques, l'action prend le pas sur les dialogues interminables mais on retombe vite dans la lenteur conduisant à l'ennui... Il faut attendre la dernière centaine de page pour que les révélations et autres rebondissements s’enchaînent de manière effrénée. Malheureusement, encore un mauvais point, j'ai réussi à anticiper la plupart des éléments de la fin mais c'est indéniable, il est vraiment rocambolesque. Aussi, je ne peux pas me contenter d'une dernière ligne droite de qualité pour qualifier l'ensemble de bon, l'ennui fut trop présent.
Je reprocherais aussi trop de rappels du premier tome (il y en a même après la moitié de ce pavé...). Cela reste un détail mais c'est parfois agaçant surtout lorsqu'on constate au départ un manque de concision.
Le manque de concision et les rappels incessants de l'action du premier tome rendent ce tome laborieux, seul le final rehausse le niveau.

J'aurais pu me raccrocher éventuellement sur l'univers qui, en général, se densifie au fil des tomes. Je n'ai pas réussi à être satisfait sur ce point de vue... En effet, le "monde" de Rachel était très intéressant au sens où il se basait sur une Uchronie entre autre. J'avais adoré les explications de son Histoire mais dans ce tome 2, l'auteure a une fâcheuse tendance à se répéter. De plus, comme nous restons très souvent plongés dans l'enquête policière, l'évolution est minimaliste à part sur la magie de Rachel...
Un univers qui se répète et qui peine à évoluer, dommage, c'était l'un des atouts de la saga...

Rachel a quelque peu évolué dans ce tome : elle est moins impulsive bien que ses réparties soient souvent saignantes, elle a gagné en sérieux, elle etc. Cependant, est moins dirigée par la rancuneje ne l'ai pas trouvé si agréable à suivre au cours de ma lecture. Elle s'adonne souvent à la vulgarité gratuite et à des ruminations intérieures parfois futiles et surtout redondantes. Après m'avoir particulièrement fait rire dans le premier tome, elle m'a plutôt déçu et agacé.
La principale force du début de saga résidait dans ses personnages secondaires. En effet, la mystérieuse vampire Ivy, Jenks, le pixie hilarant et Trent ,l'homme d'affaire crapuleux m'avaient passionnés précédemment.
Dans ce tome, encore une fois, ce n'est pas le cas. L'auteure tente de poursuivre sur sa lancée avec Ivy en préservant le côté mystérieux mais, selon moi, elle en fait de trop. L'interaction entre elle et Rachel devient peu crédible et m'a surtout énervé. Elle m'a simplement intéressé (et surpris) dans le final.
Jenks est moins présent qu'auparavant mais surtout, ses réparties hilarantes sont plus ou moins absentes ou alors j'ai moins perçu l'humour, c'est une possibilité...
Trent que j'adorais littéralement par ses répliques acérées m'a aussi déçu. En effet, tout comme Ivy, il en fait de trop et même si l'on en apprend bien plus sur ce personnage, il n'a pas réussi à attiré mon intérêt cette fois... C'était pourtant un des "méchants" les plus réussis dans le genre jusqu'ici.
Nous découvrons de nombreux personnages dans ce tome (peut-être trop) mais de nouveau, je n'ai pas accroché : soit ils me laissaient de marbre, soit ils adoptaient un comportement peu crédible...

Pour le style, j'avais apprécié l'efficacité de Kim Harrison et l'humour qu'elle distillait à merveille. Ici, on bascule très souvent dans la vulgarité, dans les phrases insipides et les descriptions maladroites. Peut-être cela vient-il simplement de moi et de mon côté intransigeant du moment mais pour une fois, le style m'a énormément dérangé. Un effet post-Levy? :P

Mea Culpa. Je suis très très sévère ces derniers temps mais, comme j'ai certaines difficultés à lire, il faut que tous les ingrédients soient réunis pour que ma lecture soit agréable. Ce deuxième tome m'a apporté tout le contraire mis à part un final rocambolesque qui réussit le principal : je lirai la suite. je considère ce tome, en toute humilité, comme un mauvais pas de l'auteur et j'espère sincèrement retrouver dans le troisième tome ce que j'avais tant apprécié dans le premier.
Sans dire que j'ai passé un horrible moment de lecture, on dira plutôt que je suis resté indifférent à ce tome. Je lui attribue la note de 10/20.

Cette lecture a été réalisé dans le cadre d'une LC avec d'autres membres de livraddict :
Frankie
Galleane
Fée Bourbonnaise
Mycoton
karline05


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