lundi 26 septembre 2011

Conan de' Robert E. Howard






Mon avis : Tout d'abord, je tiens à remercier chaleureusement les éditions Milady ainsi que le site de partage littéraire livvraddict pour ce partenariat allèchant.


S'il y avait bien un classique de Fantasy qui manquait à ma bibliothèque, c'est bien Conan, chef-d'oeuvre du genre qui aura par la suite insipiré les plus grands tel Gemmel ou encore Martin. Le seul paramètre qui aurait pu me rebuter est le format nouvelle que j'affectionne peu mais pour une fois, cela n'aura pas été un soucis..

De longueur différentes, les aventures diverses de Conan se suivent sans rapport les unes avec les autres mais pour le bonheur du lecteur, chacune est intéressante. Le point fort de cette diversité est qu'elle met certes toujours le même héros, Conan, en scène mais dans des rôles variés. Nous pourrons ainsi le voir en pirate, en voleur ou encore en général d'armée rebelle. Cela évite une certaine redondance qu'il était très difficile d'éviter sur un format aussi court.


Sans être extraordinaire, l'univers mis en place est riche et apporte son lot de créatures et d'ennemis en tout genre. Nous avons aussi l'occasion de visiter de nombreuses contrées toutes différentes qui nous plonge avec aisance dans chaque partie du monde inventé par Howard.

Conan, barbare de son état, est ce que l'on appelle un héros qui marque les esprits. Au vu de ce que je savais du personnage ainsi des adaptations cinématographiques de l'oeuvre, j'avais peur de tomber sur une montagne de muscles aux capacités intellectuelles plus que limitées. J'étais plus que ravi de me tromper puisque Conan, tout au long de ses aventures utilise aussi son cerveau pour mener à bien ses objectifs.


A force de le voir à l'oeuvre, j'ai su l'apprécier à sa juste mesure. Bien qu'ayant un caractère aussi taillé que sa musculature, je me suis attaché à cet homme incroyable dont les aventures m'ont fait vibrer.


Sans doute à cause de certains préjugés, je m'attendais à une écriture sanglante, relativement "bourrine" mais j'ai été agréablement surprise de voir combien la plume d'Howard était fluide et travailée. Tout est bien détaillée, les paysages se dessinent dans notre imagination et les émotions nous parviennent du livre.



Sans être un coup de coeur pour je ne sais quelle raison, cette découverte m'aura apporter quelque chose en plus dans la Fantasy et m'aura donner l'envie de découvrir d'autres oeuvres de ce maitre. Je remercie une nouvelle fois Milady et livraddict. Je donne donc un 17/20 à ce recueil.

mardi 13 septembre 2011

Gone Baby Gone de Dennis Lehane


Résumé : Patrick Kenzie et Angela Gennaro, les deux héros de Dennis Lehane, sont chargés de retrouver une petite fille de quatre ans, Amanda, mystérieusement disparue un soir d’automne. Curieusement, la mère d’Amanda paraît peu concernée par ce qui est arrivé à sa fille, qu’elle avait laissée seule le soir du drame pour aller dans un bar.
Sa vie semble régie par la télévision, l’alcool et la drogue. Patrick et Angie découvrent d’ailleurs que la jeune femme travaillait pour le compte d’un dénommé Cheddar Olamon et qu’elle aurait détourné les deux cent mille dollars de sa dernière livraison. Olamon se serait-il vengé en kidnappant la fille de son «employée» ?

Mon Avis : Après l'énorme coup de coeur que fut Shutter Island, il me paraissait évident que Dennis Lehane ne resterait pas hors de ma PAL bien longtemps. Sans trop le chercher, je suis tombé sur cet ouvrage de Lehane assez connu et je me suis mis à le lire peu de temps après. Même s'il ne m'a pas autant bluffé que Shutter Island, j'ai beaucoup apprécié ce polar plus traditionnel.

Gone Baby Gone, c'est avant tout une histoire d'indifférence. Une mère si l'on peut dire qui végète entre drogues, bars et télévision au détriment de sa fille laissée sur la touche sans amour, sans sentiment. La mère d'Amanda inspire en premier lieu du mépris puis c'est la pitié qui s'installe...
Amanda a donc disparu et les détectives Kenzie et Gennaro sont chargés, en tant que détectives privés, à retrouver sa trace. Plusieurs pistes sont amenées surtout quand on apprend que la mère rendait quelques services au détestable Cheddar Olamon, bandit de son état et qu'elle a essayé de l'arnaquer... Vengeance, meurtre, coïncidence? Qu'a bien pu vivre cette pauvre Amanda?
Au fil de l'histoire, l'enquête tisse sa toile, nous entraîne sur de fausses pistes le tout jalonnée de rebondissements croustillants. Cependant, le coupable se dessine relativement loin de la fin mais le dénouement concerne plutôt la traque du coupable.

Ma rencontre avec les inspecteurs fétiches de l'auteur s'est plutôt bien passée. J'ai trouvé le tandem, devenu aussi un couple, plutôt complémentaire. Chacun a été façonné pour ce métier qu'ils exècrent par moment, les menant à vivre des situations qu'ils n'auraient jamais envié.
On ressent à chaque instant plus intime que tous deux ont un jardin secret assez conséquent et un vécu peu attrayant. Ils sont plutôt réservés, elle est souvent sur la défensive et lui se réfugie dans le silence. Chacun a sa manière de mener les enquêtes mais au final, leur complémentarité est récompensée. En somme, ce duo est très intéressant et je serai heureux de les découvrir dans d'autres ouvrages.
Les autres personnages sont tous très bien travaillés notamment la mère qui nous inspire foule de sentiments négatifs à son égard. Nous rencontrons deux détectives très intéressants et différents qui amènent leur lot de surprises. Bizarrement, j'ai trouvé l'horrible Cheddar Olamon très bien travaillé. On arrive à imaginer ce bandit de la pire espèce sans problème. Aucun est négligé et c'est à travers tous ces personnages réussis qu'on remarque le talent incontestable de l'auteur.

S'il y a bien un facteur qui a été mis en avant dans Shutter Island, c'est l'écriture de Dennis Lehane. Sombre, précise, elle colle tout à fait au genre. Bien qu'accessible, elle est néanmoins très travaillée. De plus, sa technique lui permet de créer des personnages aussi complexes que réalistes, paramètre que j'adore dans les livres. Un auteur que je continuerai à suivre incontestablement.

Un très bon polar et plus généralement un super auteur que je recommande à tous les amateurs des polars noirs. Il me reste simplement qu'à regarder le film réalisé par Ben Affleck qui j'espère sera meilleur que l'adaptation de Shutter Island. J'ai très envie de me procurer le premier livre de lehane pour retrouver les deux détectives. j'attribue la note de 16/20 à ce polar.

mercredi 31 août 2011

L'Epée de Vérité, tome 6, la Foi des Réprouvés de Terry Goodkind

Résumé : Kahlan est aux portes de la mort.
Richard qui, plus que quiconque, se méfie des prophéties, a soudain une vision : il doit emmener Kahlan à l écart de l armée qui les protège et abandonner son peuple à son funeste destin.Kahlan refuse cependant d abandonner la cause des Contrées du Milieu. Elle viole la prophétie et rompt le dernier serment qu'elle avait fait à Richard. Au bout du compte, elle se retrouvera face à l'architecte de la terreur qui balaie le pays : l'empereur fou, Jagang, Celui qui marche dans les rêves, qui a juré de déverser sa rage sur le Nouveau Monde...

Mon avis : Une des saga références dans le genre, le cycle de l'Epée de Vérité n'est plus à présenter. J'ai adoré les aventures de Richard et Kahlan depuis leurs débuts et les retrouver est toujours un réel plaisir. Bien que je puisse déplorer une certaine inégalité dans les tomes, chacun a son identité propre et creuse un peu plus cet univers dur mais passionnant.

Ce tome démarre de manière douloureuse. On assiste à la vision d'une Kahlan détruite psychologiquement par les évènements récents. La guerre a fait des ravages et s'est étendus aux Terres du Milieu. Même si ce passage permet de creuser un peu plus la personnalité de Kahlan, sa bravoure et sa détermination, il ralentit considérablement la mise en place de l'intrigue générale du tome.
Cette partie est suivie de la présentation en long en large et en travers d'une des Soeurs de L'Obscurité, Nicci. Elle fait partie sans doute des personnages les plus aboutis créés par Goodkind. J'ai adoré suivre sa vie, découvrir les raisons pour lesquels elle est devenue si indifférente et maléfique et son rapport avec Jagang.
Après cette partie très développée, on entre dans une phase d'attente en compagnie de Nicci et Richard. Je m'attendais à une épopée parsemée d'obstacle qui les conduirait aux portes du Palais de Jagang mais ce fût tout le contraire. On sombre dans l'ennui en voyant Richard vivre une vie banale, sans magie, sans guerre, sans rien... Je n'ai pas compris le but de cette aventure mais le rythme s'est amélioré dans le dernier quart.

Les personnages sont toujours aussi intéressants. Comme je l'ai dit, il développe l'incroyable Nicci qui malheureusement, se banalise au fil de l'histoire quand elle se reconvertit en épouse dévouée...
Richard a toujours autant de facultés, son charisme se développe à défaut de sa magie reléguée à un plan inexistant. Il apparaît beaucoup moins surhumain dans cette aventure, cela permet de constater ses vertus humaines autres que celles présentées en combat.
Kahlan se montre au lecteur d'une manière elle aussi totalement différente. Détruite, elle met en avant toutes ses faiblesses ce qui n'est pas son habitude. Après un peu de laissé-aller, elle réuni toutes ses ressources internes pour redevenir la Kahlan que nous avons toujours connu.
D'autres protagonistes aident à façonner cette histoire mais il sera plus convenable de vous laisser les découvrir.

Côté écriture, c'est toujours un plaisir de suivre la plume de Goodkind chargée d'une empreinte reconnaissable entre milles. Il dispose d'un sens du détail incroyable, il ne ménage pas ses lecteurs avec les multiples viols et autres bains de sang. Chaque phrase est ciselée, chaque rebondissement amené avec dextérité. Goodkind est un des maîtres actuels de la hard Fantasy.

Bien que ce tome ne se soit pas développé comme je l'aurais voulu et que l'ennui soit apparut à certains moments, j'ai passé un moment de lecture qui m'encourage à continuer sur la suite. J'ai envie de découvrir comment vont évoluer les héros, ce que fera Jagang etc. Je donne à ce roman un 14/20.

jeudi 28 juillet 2011

Los Angeles River de Michael Connelly

Résumé : Sur la demande de la veuve de Terry McCaleb, l'ex-inspecteur du LAPD Harry Bosch accepte de remettre de l'ordre dans les papiers du défunt. Rendu méfiant par les révélations d'un associé de McCaleb, il enquête et comprend qu'il y a eu meurtre. Encore faut-il le prouver et retrouver un assassin qui a laissé des traces si évidentes qu'on a l'impression qu'il a envie de se faire prendre... Pendant ce temps-là, l'agent du FBI Rachel Walling reçoit, elle, l'appel qu'elle redoutait depuis des années : le tueur le plus cruel et retors qu'il lui ait jamais été donné de traquer, a savoir... le Poète, est de retour. Quand le plus grand héros de Michael Connelly, Harry Bosch, affronte son plus célèbre assassin, le Poète... Un choc de titans !

Mon avis : Après ma découverte du fabuleux poète de Michaël Connelly, une envie indéfectible de lire ses autres oeuvres, particulièrement la suite de son roman phare, m'a traversé. Ceux qui me lisent habituellement remarqueront que je traverse une période où le polar devient récurrent. Sans avoir été déçu, cette suite m'a moins happée que le précédent.

Connelly est l'un des auteurs incontournables du genre. Il est respecté dans le monde entier et ses histoires en ont fait vibré plus d'un. Un créateur d'angoisses, un funambule du meurtre, un maître du suspens, il n'en faut pas moins pour qualifier cet homme au savoir-faire irréprochable.
Tout comme dans le Poète, il utilise la double narration. On retrouve en effet un point de vue interne au personnage Harry Bosh, le personnage récurent de ses romans, un inspecteur qui reprend le flambeau de Jack McEvoy pour la traque du Poète. Dès que l'on se concentre sur un autre personnage, on adopte la narration extérieur. Exercice périlleux qui ne déstabilise en rien le lecteur. Au contraire, il apporte une certaine originalité à l'ensemble.
Même si ici, il n'y a aucun suspens sur l'identité du meurtrier, on peut noté que Connelly maîtrise tous les ingrédients de ce qui fait un bon polar : de la tension, du suspens, de la noirceur et j'en passe.

Harry Bosh emmène cette histoire de bout en bout. Pourtant à la retraite, il n'a pas dit son dernier mot et compte bien achever la traque du célèbre tueur. Un brin désabusé, il en reste pas moins animé par cette obsession des meurtres et de leurs auteurs. Bien que l'on vive l'enquête à ses côtés, je n'ai pas eu le même intérêt pour lui que pour le narrateur précédent, le journaliste Jack McEvoy. Leurs personnalités étant calquées sur leurs professions respectives, c'est sans doute le côté stéréotypé de l'inspecteur qui m'a gêné. Moins complet, moins original mais qui se laisse apprécier notamment par sa répartie cinglante.

J'ai eu quelques difficultés à reconnaître Rachel qui parait plus effacée ici. Elle imprime moins sa personnalité, son caractère et ses intelligence professionnelle. Sans doute est-elle victime de sa mise à l'écart du FBI suite à l'évasion du Poète. Elle redevient petit à petit celle qui a participé à l'enquête initiale.

L'histoire est rythmée comme tout bon polar. On sort peu des conventions du genre, les surprises sont peu nombreuses mais rien est laissé au hasard. On se demande parfois si l'enquête va aboutir tellement le Poète semble insaisissable. On en termine sur un final rocambolesque à la hauteur de cette poursuite effrénée.

Connelly est donc un auteur que je vais continuer à surveiller. Cette suite, même si elle ne vaut pas le précédent, contient tout ce que l'on peut espérer d'une traque de qualité. Le suspens est garanti et tout ce que j'espère, c'est ne pas croiser ce fameux Poète dans mon chemin.
Je donne donc un 15/20 à cette enquête d'Harry Bosh!

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