Résumé : " Quand le Lapin sortit une montre de son gousset, la regarda et reprit sa course, Alice se leva d'un bond car, en un éclair, elle réalisa qu'elle n'avait jamais vu un lapin avec un gousset et une montre à en sortir. Dévorée de curiosité, elle le suivit à travers champs, et eut juste le temps de le voir s'engouffrer dans un vaste terrier sous la haie. " Pourquoi Alice s'étonnerait-elle alors de rencontrer chemin faisant une Reine de Cœur, un Griffon, un Chapelier, un Lièvre de Mars ou de prendre le thé chez les fous ? C'est au pays des merveilles que l'a entraînée le lapin blanc, un pays où elle ne cesse de changer de taille, et où tout peut arriver. Un pays que Lewis Carroll met en scène avec une rigueur impeccable dans la loufoquerie. Loin de la mièvrerie du conte enfantin, cette nouvelle traduction restitue au texte anglais toute sa verdeur mathématique.Mon avis : Je me suis décidé depuis le mois dernier, que je finirai chaque mois par un petit classique qui tourne autour de cent pages. Au mois de Mars, c'était donc L'étrange cas du Dr. Jekyll et de M. Hyde et pour ce mois d'Avril, après visionnage du film de Burton du même nom, je me suis enfin décidé à lire ce classique de la littérature Jeunesse. Autant j'avais aimé le roman de Stevenson, autant celui-ci fût une totale déception.
Je pensais que l'écriture allait sortir du lot, surtout pour une lecture s'adressant aux enfant. La plume de Caroll est assez banale. Il est cependant audacieux dans ses parodies d'histoires pour enfants ou de textes moralisateurs (qui ont du faire du bruit à l'époque) mais ne connaissant pas les textes originaux, ça perd de son charme. Rien d'extraordinaire en revanche par rapport par exemple à R. Dahl. De plus, il n'y a quasiment aucune description, je n'ai donc jamais pu m'imaginer ce "pays des merveilles" et encore moins les protagonistes qui y vivent. De plus, les dialogues sont très saccadés et les débats tellement délirants qu'ils m'ont semblé futiles.
Sur plusieurs billets que j'avais précédemment consulté, certaines personnes parlait de "grand n'importe quoi". Il me semblait alors qu'il n'avait pas cerné la dimension onirique de ce livre mais après lecture, je me suis rattaché à leur pensée... Pourtant, des fois, au réveil, je caractérise facilement mes rêves comme chaotiques où illogiques et j'en passe. Mais ici, c'est effectivement du n'importe quoi sur tous les points...
Au point de vue de l'intrigue, c'est décousu au possible. On enchaine les scènettes sans trame vraiment concrète. Alice grandit, rétrécit et rencontre des animaux plus ou moins déjantés mais rarement drôles ainsi que quelques humains qui ne relèvent pas le niveau. Seule la Reine semble à peu près normale à part son hystérie de la guillotine... J'ai donc été totalement spectateur de cette histoire sans m'en imprégner. J'étais intégralement indifférent à l'intrigue mais aussi à son héroïne...
En effet, je serais incapable de décrire cette petite Alice aussi bien physiquement que par son caractère. On sait juste que c'est une jeune fille plutôt rêveuse et c'est ainsi qu'elle fait cet "incroyable" rêve. Sa repartie est souvent insipide, je pourrais en sa faveur dire qu'elle ne se laisse pas facilement démontée par ses rencontres fort peu sympathiques.
Pour conclure, ai-je trouvé les personnages attachants ou surprenants? Non. Ai-je été embarqué par ce monde onirique? Non. Ai-je trouvé cela amusant? Non, même pas divertissant... Ai-je aimé la plume de L. Caroll? S'il fallait dire un plus, je dirais qu'elle sort quelque peu de l'ordinaire.
Ce fût à ma plus grande surprise une totale déception et une lecture que je ne recommande à personne même aux enfants car je ne vois pas ce qu'ils peuvent y comprendre (s'il y a quelque chose à comprendre) ou en tirer. J'aime bien que des sentiment se dégagent de ce genre de romans. Or, j'ai été totalement spectateur d'une douce folie avec une placidité et une indifférence rarement égalées. Une lecture certes détestable mais comme je n'aime pas rester sur une mauvaise note surtout sur un auteur si connu, je lirai sans doute la suite. Je conseille beaucoup plus les adaptations cinématographiques faites respectivement par Dysney et Burton.
C'est donc avec un 6/20 que je termine ce mois d'Avril...