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mercredi 21 juillet 2010

Le Portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde


Résumé : - Ainsi tu crois qu'il y a seulement Dieu qui voit les âmes, Basil ? Ecarte le rideau et tu verras la mienne. Il avait, prononcé ces mots d'une voix dure et cruelle. - Tu es fou, Dorian, ou tu joues, murmura Hallward en fronçant les sourcils. - Tu ne veux pas ? Alors, je vais le faire moi-même, dit le jeune homme qui arracha le rideau de sa tringle et le jeta par terre. Une exclamation d'horreur s'échappa des lèvres du peintre lorsqu'il vit dans la faible lumière le visage hideux qui lui souriait sur la toile. Il y avait quelque chose dans son expression qui le remplit de dégoût et de répugnance. Grands dieux ! C'était le visage de Dorian Gray qu'il regardait ! L'horreur, quelle qu'elle fût, n'avait pas encore entièrement ravagé sa stupéfiante beauté. Il restait encore des reflets d'or dans la chevelure qui s'éclaircissait et un peu de rouge sur la bouche sensuelle. Les yeux bouffis avaient gardé quelque chose de la beauté de leur bleu. Le contour des narines et le modelé du cou n'avaient pas encore perdu complètement la noblesse de leurs courbes. C'était bien Dorian. Mais qui avait peint ce tableau ? Il lui semblait reconnaître son coup de pinceau. Quant au cadre, il était de lui. C'était une idée monstrueuse et pourtant il eut peur. Il prit la chandelle allumée et la tint devant le portrait, Son nom figurait dans le coin gauche, tracé en longues lettres d'un vermillon brillant.

Mon Avis : Une fois n'est pas coutume, j'agrémente mon programme de lecture d'un classique. Cette fois, j'ai profité d'une nouvelle lecture commune avec des livraddictiens pour découvrir cet auteur que je souhaitais connaitre depuis un certains moment. Au vu du synopsis, je m'attendais à une certaine dimension fantastique et je me suis trompé, disons qu'un élément est présent mais qu'on ne le développe pas outre mesure. Une nouvelle découverte donc qui sera très loin de rentrer dans les annales...

Plusieurs jours après la fin de ma lecture, ce que j'en retiens est une succession de détails négatifs qui fait approcher ce livre du détestable. Pourtant tout commençait bien : une écriture quelque peu complexe mais très adaptée à l"histoire, une ambiance certes d'un autre temps mais étrange, des dialogues philosophiques intéressants sur des thèmes, bien que vus et revus... Bref, j'enchainais les pages aisément en trouvant pas mal d'intérêt. Désolé pour le petit spoiler mais c'est l'élément qui a fait basculé ma lecture dans un épouvantable ennui : Dorian tombe éperdument amoureux d'une jeune actrice avec laquelle il vit rapidement une relation platonique. Tout va bien pour le jeune premier jusqu'à ce qu'il emmène ses deux amis, Basil et Lord Henry à une représentation d'une œuvre Shakespearienne et là, horreur et damnation, elle passe complétement à côté de son rôle engendrant... l'arrêt de tout sentiment de Dorian pour son ancienne dulcinée... Exagéré? Ridicule? Je ne vous dit pas tous les mots qui sont passés dans ma tête à ce moment... Si je me souviens bien, je me suis mis à rire... Étrange pour ce genre de livre...
Par la suite, tout ce que j'avais apprécié m'est apparu surfait, peu crédible. L'histoire est devenue lourde, rien ne se passait alors que les dialogues et les tirades devenaient interminables... Je me suis vraiment ennuyé par la suite avec aucun intérêt pour ce qui allait se passer. J'ai voulu quand même le finir mais la deuxième moitié relevait de l'épreuve.
La seule chose qui maintenait mon espoir était le potentiel paramètre fantastique que pouvait amener le vieillissement du portrait de Dorian plutôt que lui mais il n'est quasi pas exploité. On ne voit juste que Dorian reste un jouvenceau mais cela n'explique pas pour autant ses acccès violents... D'ailleurs, si quelqu'un a une explication, je suis preneur...

Comme pour l'histoire, les personnages me sont apparus dans un premier temps intéressants puis quasi insupportables... Tout d'abord Dorian, personnage dont les émotions fluctuent d'un sentiment poussé à son paroxysme à un autre, il est d'abord mystérieux mais ensuite, il devient exécrable poussé par des pulsions incompréhensibles. Il m'a repoussé par son manque de crédibilité et ses sentiments dignes d'un pleurnichard. Ensuite, on a Lord Henry, sans doute celui qui reste le plus égal à lui-même. Quelque peu vaniteux, il m'a subjugué par son érudition et sa finesse d'esprit. Il apporte un côté intellectuel qui en repoussera plus d'un mais qui a réussi à me prendre. Enfin, on a Basil, artiste accompli mais qui trouve sa "muse" en Dorian et qui sombre petit à petit après que celui-ci refuse de reposer. Il est assez plat et au bout d'un moment, n'apporte plus grand chose mais il ne me dérangeait pas.

Le style, comme je l'ai dit, m'a plu au premier abord mais après le fameux épisode du théâtre, je l'ai trouvé pompeux et malgré mon essai de replacé le tout dans son contexte, je n'adhérais plus du tout. Beaucoup de blabla, peu de faits...

Encore un classique auquel je n'ai pas du tout accroché et celui-ci bien plus que tous les autres. Je n'arrive pas à en retirer du positif et je me demande pourquoi figure-t-il souvent dans les livres préférés... Je réitérerai un autre roman de Wilde car d'autres sujets me plairont peut-être plus. Je ne conseillerai celui-ci à personne et c'est donc avec un 08/20 que j'en termine.

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