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samedi 9 avril 2011

Sang d'Encre de Cornelia Funke

Résumé : Meggie et ses parents savourent leurs retrouvailles lorsque Farid apporte une nouvelle bouleversante: prêt à tout pour revoir les fées et sa famille, Doigt de Poussière a regagné le Monde d'encre, ignorant qu'un grand danger l'attend. Farid et Meggie décident de partir à sa recherche. C'est le début d'un voyage incroyable.., et terrifiant. Le deuxième tome d'une magnifique trilogie fantastique par l'un des plus célèbres auteurs contemporains pour la jeunesse.

Mon avis : A l'occasion d'un Book Club de livraddict l'année passée, j'ai eu l'occasion de découvrir le début de la trilogie de Cornelia Funke. Sans avoir été un coup de coeur impressionnant, j'avais aimé l'originalité "du livre dans le livre", les personnages bien façonnés et peu caricaturaux. En clair, on sortait des conventions banales de la Fantasy Jeunesse pour mon plus grand plaisir.
Il y a des livres qui vous laisse un sentiment étrange, comme un parfum d'inachevé alors que tout semble à sa place. Vous n'arrivez pas à caractériser ce qui vous gêne, sensation assez frustrante je dois dire. C'était ce qui s'était passé pour le premier tome. J'attendais donc humblement une amélioration sur ce paramètre que je ne pouvais saisir mais malheureusement, la suite a mis un mot sur ce qui clochait : l'ennui...

Difficile de jeter la pierre à cette suite qui contient tout ce qu'il faut et qui implique un "bon livre" : des personnages travaillés dont les personnalités respectives sortent de la banalité, de somptueuses descriptions, un style fluide etc.

Malheureusement, un roman s'étalant sur 800 pages doit être haletant, doit nous faire vibrer de chapitres en chapitres... Or ici, j'ai eu parfois la mauvaise impression de remplissage. On ne sait pas trop quoi faire de nos héros débarqués (logiquement) dans le monde d'encre. On piétine et on finit le roman sur un "tout ça pour ça".
Je dois avouer que le raccourci que je prends est un peu simpliste et sévère : il y a tout de même même des rebondissements, on ne s'attend pas toujours aux évènements mais... on tourne en rond. Je peinais donc à avancer dans ma lecture car la lassitude a pris le pied sur le plaisir.

Pour ce qui est des personnages, on ne peut nier qu'ils ont étaient améliorés, du moins plus travaillés. Pour certains, c'est efficace comme par exemple Meggie. Elle affirme encore plus son caractère tout en ne dissimulant pas ses faiblesses. On pourra la juger parfois agaçante, j'en conviens, mais à ce niveau, elle est battue et ce, très largement par Fenoglio. L'écrivain entre lui aussi dans le monde qu'il a créé et ne peut que constater les dégâts : le monde d'encre a évolué sans lui, tout son travail a été anéanti, le monde d'encre est sujet à la déchéance. Aussi, il se trouve désemparé. On aurait pu croire qu'il veille se battre pour réparer ses erreurs mais au contraire, il choisit souvent le déni. Par conséquent, il en devient agaçant car on le voit parfois oeuvrer pour le bien et puis par la suite, se plaindre et s'énerver jugeant la situation trop critique.
Dans le premier tome, mon personnage préféré était Doigt de Poussière. Son côté mystérieux et son charisme m'avaient impressionnés. Dans cette suite, il détient toujours un rôle important mais au milieu de cette foule de personnages, il m'est apparu bien en deçà, loin de mes espérances.
Sinon, Farid m'a touché ainsi que la mère de Meggie, Resa. Mo m'est apparue comme plutôt transparent pendant la majorité du roman et pour finir, les "méchants" ne m'ont pas impressionné surtout que Basta ou encore la Pie n'ont pas été, à mon sens, plus travaillés que dans le premier tome.

Question style, comme je l'ai déjà évoqué, il n'y a pas d'évolution notoire si ce n'est cette sensation de remplissage. J'aime les jolies descriptions, les univers travaillés, un panel de personnages variés mais ici, Cornelia Funke nous amène à la condition de pléthore. Il y en a trop et du coup, il ne reste pas grand chose...

Bien que ce moment de lecture n'eut pas été désastreux, je ne peux pas dire que j'ai été exalté, loin de là. Cependant, cet univers est charmant et en ravira, j'imagine, plus d'un. Pour moi, ça n'a pas marché ici, peut-être n'étais-je pas non plus dans la condition de concentration nécessaire pour suivre tout ce joli monde. Je ne sais pas mais en tout cas, j'en reviens au mot de départ : ennui. J'attribue donc un 10/20 à ce roman.

dimanche 21 février 2010

Coeur d'Encre de Cornelia Funke




Résumé : " C'est alors qu'elle le vit. La nuit pâlissait sous la pluie et l'inconnu n'était guère qu'une ombre. Seul son visage, tourné vers la maison, était éclairé. " Qui est cet inconnu au nom de doigt de poussière ? Qui est Capricorne ? Et qui est Langue Magique ? Meggie ira chercher les réponses dans un vieux village d'Italie, et entre les pages d'un mystérieux livre...

Mon avis :

Après ce petit Book Club de livraddict fort instructif sur le livre de Cornelia Funke, Coeur d'Encre, il est temps pour moi de sortir ma propre critique.

Pour tout lecteur adepte d'aventures épiques, de personnages héroïques, de batailles dévastatrices... (oups je m'emporte). Qui n'a jamais rêvé soit d'intégrer l'histoire et de partager les aventures des héros soit de les faire vivre pour qu'ils existent physiquement parlant et non seulement dans notre imagination?

C'est ainsi que se présente le principal point fort du livre de Madame Funke : à travers cette histoire, elle nous montre une potentielle réalité où quelques « élus » seraient capables, tout en lisant, de donner vie aux personnages de livres... pour le meilleur et pour le pire. Cela m'a fait pensé à une scène d'un vieux film ou alors à un pur produit de mon imagination (???) où je voyais dans la télévision un homme regardant un film où il voyait un autre homme devant sa télé et ainsi de suite.

L'histoire s'enchaîne alors très bien où l'on oscille entre la réalité et l'imaginaire sans trop savoir sur lequel nous arrêter. J'ai cependant déploré un peu trop d'alternance à chaque chapitre où l'on allait d'un groupe de protagonistes à un autre avec quelques fois une légère difficulté à reprendre le fil de l'histoire. Cela peut malgré tout s'appliquer à moi seul car j'ai pris pour habitude de lire plusieurs livre à la fois mais normalement j'ai rarement tendance à perdre mon point d'ancrage.

J'ai donc était envouté par cette histoire où le rocambolesque dénouement m'a amené à une conclusion des plus positives lorsque je termine le premier tome d'une saga : « je veux lire la suite ».

Nous arrivons maintenant aux personnages. La particularité non familière pour moi dans ce livre fût que ce ne sont pas les principaux protagonistes qui m'ont subjuguer mais les personnages secondaires bien plus mis en relief à mon goût. Ainsi, j'ai trouvé que Mo n'avait que très peu de personnalité : il agit sans marque de courage et avec des intentions non affirmés à part récupérer sa fille. Cette dernière, à part son côté « tête brulé » ne m'a touché plus que cela. En revanche, j'ai adoré les personnalités respectives d'Elinor et de Doigt de Poussière : pour la première, derrière sa passion des livres et son irascibilité chronique se cache un grand cœur des plus fragiles et pour le second, c'est avant tout le mystère l'entourant qui m'a interpelé. On a du mal à dégager ses intentions à part sa volonté de retourner dans son livre. Quant aux méchants, même s'ils sont présentés un peu caricaturalement, on a du mal à ne pas ressentir leurs infâmes intentions. Pour moi, « La Pie » de part sa cruauté et son absence totale de sentiments , m'a encore plus horrifié que Capricorne. Et puis il y eut Basta... l'anti-méchant de base qui tergiverse sans cesse entre superstitions et malhonnêteté.

Pour conclure, toues les suppositions sont permises pour la suite tellement l'ouverture de fin est large. Malgré ses quelques défaut, ce roman est réellement un bon choix que l'on classe dans la catégorie Jeunesse mais qui se laisse agréablement lire par les plus âgés. Si je devais résumer en une phrase la nouveauté que ce livre m'a apporté serait : « Cornelia Funke a marqué son empreinte grâce à la réciprocité : « nous venons au livre et le livre vient à nous ». Je recommande donc ce livre à un public très large et j'y attribue la note de 15/20.

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