lundi 31 mai 2010

Bilan du Mois de Mai

Beaucoup moins prolifique en terme de rendement que le mois d'Avril, ce mois de Mai fut quand même assez riche en terme de découverte mais a aussi été une amorce à des des lectures prévues pour le prochain mois. J'ai donc lu douze livres dont dix romans et deux mangas. Deux romans de moins donc mais j'en ai quatre en cours.

J'ai très peu lu de livres dans mes registres préférés à savoir la Science Fiction et la Fantasy avec un seul livre de chaque, Hunger Games de Suzan Collins pour la SF, très bonne découverte, et L'Histoire Sans Fin de Michael Ende, un bon roman qui m'a rappelé mon enfance. J'ai aussi lu un roman bit lit avec la découverte des Ombres de la Nuit pour ce premier tome, Morsure Secrète, un bon roman dans le genre qui honore la nouvelle collection éditée par j'ai lu entièrement consacrée au genre.

J'ai consacré ce mois à la lecture de classiques notamment avec le chef d'oeuvre le Nom de la Rose d'Umberto Eco mais aussi avec les Oiseaux se Cachent pour mourir de McCullough et La Fin des Temps de murakami. Deux lectures agréables mais qui ne m'ont pas transcendées.
S'il fallait nommer une déception, ce serait incontestablement la Joueuse de Go lue dans le cadre du Book Club qui m'a purement laissé de marbre.

Dans mon objectif de lire tous les Werber, j'ai rajouté un à mon actif, son premier recueil de nouvelles très intéressantes, L'arbre des Possibles.

J'ai décidé pour le mois qui arrive de revenir dans les registres que j'affectionne le plus souvent car cela m'a particulièrement manqué. Je suis en mal de créature magiques à vrai dire. J'espère donc continuer à faire de bonnes découvertes et je compte bien avancer dans mes cycles entamés. Rendez-vous le mois prochain pour vois si cela sera vérifié ;)

Saint Seiya Episode G, tome 10

Résumé : Camus, le Chevalier d'Or du Verseau, monte au front ! Le combat fait rage entre Camus et Oceanos le Titan !! Mais lorsque Lithos, celle qui considère comme sa sœur bien-aimée est enlevée par le Titan Japet, Aiolia, le Chevalier d'Or du Lion, entre seul dans le Cronos Laburinthos !! Un Cosmos glacial déchire les ténèbres !!

Mon Avis : Ce volume est encore divisé en trois parties où le combat est mis en avant. C'est d'abord le combat encore une fois inachevé entre Oceanos et Camus, chevalier d'Or du Verseau où les éléments se déchainent. Ce combat est palpitant malgré l'absence d'un dénouement surprenant. Ensuite, Aiolia, chevalier d'Or du Lion retrouve une vieille connaissance adverse, le Titan Hypérion pour un combat monotone qui ne trouve encore une fois pas de fin. Il le convie au Cronos Laburinthos après l'enlèvement de sa servante, la jeune Lithos. Aiolia pénètre donc dans le palais mais est accueilli par une armada hostile jusqu'à ce qu'intervienne l'un des seul chevaliers d'Or qu'on n'avait pas encore vu : Aphrodite du Poisson. Il se charge facilement des adversaires pour donner la voie libre à notre héros.

Un tome toujours dans la même veine, on peine à avancer et les combats se ressemblent à peu près tous. Heureusement, il y a toujours de très belles blanches parfois, comme toujours, un peu trop surchargées. Ca manque d'action franche et de rebondissements ce qui ne motive que très peu pour aborder la suite. Encore un volume un peu faible donc et on ne sait pas où l'on va : un 11/20 qu'il mérite.

Ensemble C'est Tout de Gavalda

Résumé : " Et puis, qu'est-ce que ça veut dire, différents ? C'est de la foutaise, ton histoire de torchons et de serviettes...
Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c'est leur connerie, pas leurs différences... " Camille dessine. Dessinais plutôt, maintenant elle fait des ménages, la nuit. Philibert, aristo pur jus, héberge Franck, cuisinier de son état, dont l'existence tourne autour des filles, de la moto et de Paulette, sa grand-mère. Paulette vit seule, tombe beaucoup et cache ses bleus, paniquée à l'idée de mourir loin de son jardin.
Ces quatre là n'auraient jamais dû se rencontrer. Trop perdus, trop seuls, trop cabossés... Et pourtant, le destin, ou bien la vie, le hasard, l'amour -appelez ça comme vous voulez -, va se charger de les bousculer un peu. Leur histoire, c'est la théorie des dominos, mais à l'envers. Au lieu de se faire tomber, ils s'aident à se relever.

Mon Avis : Après une découverte convaincante de cette auteure qui connait maintenant un grand succès avec Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, je voulais absolument récidiver mais cette fois sous le format roman. N'ayant pas entendu de très bons échos sur la Consolante au contraire de celui-ci, je me suis immédiatement décidé à le favoriser. une Lecture Commune sur livraddict m'ayant décidé à le programmer une fois pour toute, je me suis avidement plongé dans ce roman qui m'a conquis.

Pour la énième fois, je vais me répéter en disant que je ne suis pas un grand adepte des livres dont l'intrigue se situe dans la réalité. J'aime les créatures fantastiques, les héros vaillants, les guerres épiques, moins les héros ou anti-héros qui me font penser à des potentielles personnes que j'aurais pu rencontrer. Cette année étant plus ou moins un renouveau dans mes choix de lecture, j'ai quand même changé quelque peu mes habitudes et j'ai fait de nombreuses bonnes découvertes à l'image de ce récit dont la fraicheur apporte beaucoup au paysage littéraire actuel.
Gavalda dépeint donc le destin croisé de quatre anti-héros qui ont des vies plus ou moins ratées. On se prend au jeu et on s'intéresse à leurs vies respectives, espérant sans cesse qu'un bouleversement changera le fil des choses. On ressent leurs émotions, on a pitié, on rit et à vrai dire, on ne voit pas les pages défiler. Complétement happé par l'histoire, j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre leurs péripéties et la longueur du roman n'a pas été un obstacle loin de là. On peut se poser peut-être la question de la crédibilité mais rien de particulièrement choquant, il faut vraiment être pointilleux pour le remarquer et que cela devienne dérangeant.

Comme je l'ai déjà énoncé, nous suivons la vie de quatre personnages. On a tout d'abord Paulette Lestafier, une personne âgée aimant son jardin et sa petite maison mais qui a une fâcheuse tendance à tomber ce qui lui vaudra une hospitalisation pour le moins déprimante quand on sait à quel point elle est active. Très touchante, on regrette quand même de la voir beaucoup moins que les autres alors que l'histoire commence avec elle. On rencontre peu de temps après son petit fils, Franck, un cuisinier grossier grand amateur de motos et de... femmes. On le voit de prime abord très antipathique, irascible et on espère que rien de bien ne lui arrive et puis, progressivement, il fait tomber ses barrières devenant beaucoup moins désagréable à la limite d'être attachant. Il est le colocataire de Philibert, un aristocrate au phrasé mondain malheureusement bègue. Il apporte un bonne touche d'humour par son côté anachronique mais il est avant tout très attachant. Et puis il y a celle qu'on voit le plus, Camille, agent de surface vivant dans une chambre de bonne qui est très intelligente mais particulièrement maigre. Elle a un relatif franc parlé et est vraiment intéressante à suivre.

En ce qui concerne l'écriture, on pourrait sans conteste faire quelques reproches à Mme Gavalda par l'utilisation d'un langage parlé donc courant voir familier (surtout avec le grossier Franck) mais ce serait une belle erreur car justement, cela montre la fraicheur qu'apporte Gavalda à notre littérature contemporaine. C'est un peu son empreinte, sa marque de fabrication ce qui fait qu'elle se démarque allègrement des autres auteurs du genre. Ca change et c'est avec un grand plaisir que j'ai enchainé ces phrases. On se sent plus proches d'eux. Il faut dire que la profusion des dialogues n'est pas négligeable donc on vit leurs échanges comme si on y était. Un livre très facile à lire donc.

Je n'irai pas jusqu'à élever ce roman au rang de mes grands coups de coeur mais on s'en rapproche. Tous les ingrédients sont réunis pour que passe un très bon moment et que je peine à reposer mon bouquin aux heures tardives de la nuit. Des personnages attachant, un style très simple mais frais, une histoire sans grands rebondissements mais qui a su me gagner. C'est donc avec un 16/20 que je termine cet enthousiaste billet.

Lecture commune avec : Lolo, Lily, Azilice, Lelanie, Kel-Ly, Nanet, Bulle, Liyah

Hunger Games, tome 1 de Suzann Collins

Résumé : Peeta et Katniss sont tirés au sort pour participer aux Jeux de la Faim. La règle est simple : 24 candidats pour un seul survivant, le tout sous le feu des caméras ? Dans chaque district de Panem une société reconstruite sur les ruines des États-Unis deux adolescents sont choisis pour participer au Jeu de la Faim. La règle est simple : tuer ou se faire tuer. Celui qui remporte l épreuve, le dernier survivant, assure la prospérité à son district pendant un an. Katniss et Peeta sont les « élus » du district numéro douze. Les voilà catapultés dans un décor violent, semé de pièges, où la nourriture est rationnée et, en plus, ils doivent remporter les votes de ceux qui les observent derrière leur télé... Alors que les candidats tombent comme des mouches, que les alliances se font et se défont, Peeta déclare sa flamme pour Katniss à l antenne. La jeune fille avoue elle-aussi son amour. Calcul ? Idylle qui se conclura par la mort d un des amants ? Un suicide ? Tout est possible, et surtout tout est faussé au sein du Jeu de la Faim...

Mon Avis : Livre faisant parti des plus acclamés depuis quelques temps, il fallait qu'il passe par ma bibliothèque au plus vite. J'ai donc profité d'une Lecture Commune organisée sur livraddict. Je me méfie généralement de l'engouement général car souvent, je suis assez déçu. Pour ce livre, le moins que je puisse dire est que j'ai passé un agréable moment de lecture.

Dans un futur post-apocalyptique, il ne reste quasiment rien de notre planète. Toutes les activités sont concentrées au Capitole entouré d'une sorte de banlieue divisée en douze districts. On suit la vie d'une jeune habitante du douzième district, Katniss. Son district est le moins bien réputé des douze.
Pour ce remémorer leurs erreurs, les habitants des douze districts sont condamnés à participer tous les ans aux Hunger Games. Il s'agit de tirer au sort un garçon et une fille par district ce qui fait un total de 24 participants enfermés dans une arène où seul un vainqueur en ressortira. Comme vous pouvez l'imaginer, notre chère héroïne Katniss va être contrainte à livrer bataille.
Entre batailles épiques, trahisons, pseudos-amours, rebondissements et j'en passe, on est littéralement plongé dans ce récit. Chaque chapitre se termine avec un suspens insoutenable ce qui empêche la plupart du temps de reposer le livre.
La seule chose que je puisse regretter dans ce récit est sa prévisibilité dans le dénouement. En effet, j'avais prévu la quasi totalité des éléments de la fin de l'histoire et je n'ai donc été que très peu surpris. De plus, je me demande ce qui va se passer dans la suite de ce premier car il n'y a que très peu d'ouvertures à la fin et on sait absolument qu'ils ne reparticiperont pas à l'édition suivante des Jeux. J'espère être surpris par cette suit. Enfin, j'en attendais beaucoup de la bataille finale et de même, je l'ai trouvé en demi-teinte. Je pensais que la tension serait de plus en plus palpable et il n'en fut rien, la composante du hasard étant trop présente.

Selon moi, le gros point fort de ce roman réside dans ses personnages. En effet, la jeune Katniss s'avère très courageuse sans être toutefois une héroïne intouchable que rien n'arrête. Elle n'est pas toujours sûre d'elle, elle n'est pas la meilleur dans l'arène mais dispose d'un instinct de survie assez développé et d'un esprit aiguisé.
Comme trop souvent dans les récits mettant en scène une jeune demoiselle, l'amour est de rigueur. Ce qui marque ici le pas est que d'une part les "sentiments" proviennent du jeune homme et d'autre part, il s'agit d'une histoire montée de toute pièce par Peeta, fils du boulanger du douzième district complotant avec leur tuteur alcoolique, le dernier gagnant du district en date, Haymitch. Cet homme est l'un de mes personnages préférés, il néglige la force brute au profit de la ruse. Au premier abord rendu antipathique par son manque de tact et son langage peu adapté pour éduquer des ados, il aide nos deux héros dans la mesure du possible.
Une autre protagoniste que j'affectionne plus particulièrement et la très jeune Rue issue d'un autre district, elle va pourtant s'associer à Katniss pour échapper aux plus forts. Ses principaux atouts sont la discrétion et la ruse ainsi que de nombreux points communs avec la sœur de Katniss les liant d'autant plus. Elle va d'ailleurs entrainer l'une des scènes les plus émouvantes de l'ouvrage.

Au point de vu de l'écriture, je n'ai que très peu de choses à noter si ce n'est que le style est très fluide et suffisamment détaillé pour nous plonger littéralement dans l'histoire. Le seul reproche que je pourrais adresser est qu'elle n'a pas une empreinte particulière, une plume que je pourrais reconnaitre parmi une centaine d'auteurs. C'est un peu trop simple mais très agréable.

Vous l'aurez compris, ce livre est un incontournable du genre peut-être un peu trop orienté Jeunesse. Tous les ingrédients d'un bon roman sont réunis pour notre plus grand plaisir : une histoire palpitante bien qu'un peu prévisible, une plume très agréable et fluide qui manque cependant de caractère et des personnages plus que convaincants. Très peu de défauts potentiels à lui attribuer, c'est donc avec un 15/20 que j'achève mon humble avis.

jeudi 27 mai 2010

Green Zone de Rajiv Chandrasekaran

Résumé : Envoyé spécial à Bagdad, Rajiv Chandrasekaran a enquêté dans la Zone verte, cette "petite Amérique", créée pour accueillir les spécialistes chargés de faire de l'Irak un modèle de démocratie. Au cœur d'un pays dévasté par les bombardements et en proie à l'anarchie, l'auteur restitue le quotidien de ces Américains missionnés au nom de la liberté, pour mettre en place des projets impossibles.

"Ce que nous disons aux enfants irakiens, c'est que le bruit de ces hélicoptères est le son de la liberté."

Mon Avis : Tout d'abord, je tiens à remercier particulièrement livraddict et les Editions Points pour ce partenariat. Mon choix fut rapide, je n'ai même pas pris le temps de lire le synopsis, j'ai reconnu le titre et la photo de Matt Damon correspondant au film du même nom. Je n'ai pas pu malheureusement aller voir le film et c'est ce qui m'a tout de suite engagé dans ce partenariat. Comme un film en a été donc tiré, je m'attendais à un roman et j'ai été surpris de voir que c'était en fait plutôt un reportage écrit...

Je vais être franc et direct, ma lecture a été plus que laborieuse, je ne me suis jamais passionné pour le sujet. Dans une fresque très objective à mon sens, le journaliste américain d'origine indienne nous détaille l'après-guerre en Irak où les Etats-Unis ont tenté une reconstruction du pays avec, on le sait, un échec quasiment total. Justement, je m'attendais à un peu de satyre pour mettre en valeur le travail ridicule qu'on fait les américains et, au contraire, on restait prostré dans ce style journalistique neutre. On n'entre jamais dans la critique privilégiant le compte-rendu. Pourtant, il y avait matière tellement leur politique fut risible. Je me souviens, j'avais beaucoup suivi la guerre, les pseudos-motifs des Américains, les sommes extravagantes dépensées... A la fin de la guerre, lorsqu'il a été avéré qu'aucune arme de destruction massive, comme l'avait pressenti le pouvoir Français, n'avait été trouvé, j'étais parfaitement dégouté que personnes ne leur demande de répondre de leurs actes si bien que j'ai abandonné le sujet. Je savais juste que la reconstruction relevait du fiasco le plus complet.

Comme je l'ai déjà dit, il n'y a aucune once de critique ce qui des fois me faisait penser à un éloge du travail de Bush et ses amis. On évoque parfois que le travail n'a pas été bien fait mais on survole, on approfondit les faits, rarement leurs conséquences. On va de républicains en républicains, plus ou moins importants et compétents. On se demande comment certains sont arrivés jusque là et on a l'impression parfois de se retrouver dans un mauvais film joué par de mauvais acteurs... Je n'ai jamais été gêné par la difficulté des informations mais j'ai souvent lâché à cause d'un manque d'intérêt, la plupart étant de parfaits inconnus. Chacun joue son rôle dans cet espace qu'est la Zone Verte où les Américains se sont installés à la suite de la guerre.

Peu de choses à dire sur le style, il n'a rien de particulier, c'est un style journalistique comme on a l'habitude d'en voir avec ce qu'il faut de détails sur la vie des protagonistes et leur rôle dans la reconstruction.

Avare de connaissance et d'actualité en général, je dois dire qu'un ouvrage de plus de trois cent pages est un peu trop lourd pour que je puisse apprécier entièrement l'exercice. L'inintérêt m'a souvent gagné si bien que j'ai décroché à plusieurs reprises. L'exercice de style est pourtant bien réussi mais c'est le style en lui-même qui ne me convient pas ou alors il faudrait que cela concerne un sujet qui me passionne. Ce livre ne me réconcilie pas avec l'ex-administration Bush et c'est avec soulagement que j'en ai terminé et c'est donc avec un 10/20 que j'en ai terminé.

mercredi 26 mai 2010

L'Arbre des Possibles Histoires et Autres de Bernard Werber


Résumé : Un recueil d’histoires courtes qui présentent toutes une hypothèse poussée à son extrême.
Et s’il existait une école pour que les jeunes dieux apprennent à créer des sociétés humaines ? (L’école des jeunes dieux)
Comment fonctionnerait un monde où les nombres seraient à la base de tous les savoirs ? (Le mystère des chiffres)
Et si une météorite tombait sur le jardin du Luxembourg ? (Fragrance)
Une main gauche peut-elle faire sécession ? (Je de main)
Serait-il possible à l’humanité d’éviter les catastrophes ? (L’arbre des possibles)

Amusantes, imaginatives ou extravagantes, ces nouvelles explorent les univers chers à Bernard Werber.

Mon Avis : Loin d'être un genre que j'affectionne, la nouvelle est un registre que j'évite la plupart du temps car je n'ai pas l'impression d'avoir suffisamment de temps pour m'imprégner du récit et des personnages. Cependant, je me suis fixé pour objectif de lire tous les Werber, auteur que j'affectionne tout particulièrement par son style et toutes les pistes de réflexion qu'il nous partage.

Bien entendu ma flémingite aiguë m'entrave pour critiquer une à une ces nouvelles mais je vais tenter de dresser un bilan général. Il faut dire avant tout que je n'en suis pas à mon premier recueil de nouvelles de cet auteur ayant lu à sa sortie Paradis sur Mesure. J'ai trouvé ce dernier en dessous de celui que je viens de terminer, beaucoup moins régulier en tout cas. Pour l'avoir lu en moins d'une journée, c'est sans conteste que l'envie de lire une nouvelle après avoir terminé la précédente me tenaillait.

Comme je le disais précédemment, Werber aime que ses lecteurs voient plus loin que ce qu'il écrit. Il cherche tout le temps à nous faire réfléchir sur des sujets variés souvent orientés vers le futur. C'est en général là que prennent place ses récits et on le voit une nouvelle fois dans ce recueil. Ainsi on pourra avoir un aperçu de ce que serait notre vie si le Soleil cessait de briller (Noir) ou encore un monde où les gadgets seraient devenus omniprésents (Un Monde Trop Bien pour Moi). Quand on ne se projette pas dans un potentiel mais peu probable futur, on touche le surnaturel avec notamment un homme dont la main gauche entre en rébellion (Je De Main) ou un autre qui devient malencontreusement invisible (Transparence). Werber s'attaque aussi avec brio à certains faits de société tel que le vieillissement de la population en imaginant qu'on retire tous les droits aux personnes âgées allant jusqu'à l'affrontement.

On peut remarquer que deux de ses nouvelles ont par la suite donné naissance à des romans à savoir L'Ecole des Jeunes Dieux entrainant le cycle des Dieux et Apprenons à les Aimer, germe de Nos Amis les Humains.

J'ai globalement aimé toutes les nouvelles mais j'ai particulièrement aimé deux nouvelles : Vacances à Montfaucon où l'on est capable de partir e voyage... dans le passé mais surtout Du Pain et des Jeux où le football a accru sa réputation dans le monde jusqu'à devenir le premier moyen diplomatique. On accroit le terrain, le nombre de joueurs, on y ajoute des obstacles jusqu'à devenir une réelle mise en scène épique. Je ne suis pas un grand amateur de sport mais je l'ai trouvé très bien pensée et intense. un peu de développement m'aurait bien plu, j'avais l'impression de me retrouver dans une sorte de Hunger Games.

Pour conclure, on ne peut pas dire que ce livre m'ait réconcilié avec les nouvelles mais j'ai vraiment apprécié la qualité de ce recueil. Comme toujours, je déconseillerais cet auteur à tous les lecteurs qui aiment lire au premier degré. Ses ouvrages nécessitent de prendre un peu de recul, des petites pauses pour réfléchir. Il faut aimer se projeter et se triturer légèrement l'esprit. A lire pour tous les amateurs de l'auteur, c'est avec un 15/20 que j'en termine.

lundi 24 mai 2010

La Fin des Temps de Haruki Murakami

Résumé : Le narrateur, un informaticien de très haut niveau, qui effectue des missions spéciales, apporte un jour sa collaboration à un vieux savant dont le laboratoire se situe dans les sous-sols obscurs d'un immeuble. Dès lors, il est entraîné dans une aventure terrifiante. Parallèlement à ce Hard-boiled wonderland, interviennent en alternance les chapitres de La Fin des temps : le narrateur se trouve prisonnier d'une ville onirique, peuplée de licornes au pelage doré. Les deux intrigues se rejoindront finalement. De même que son personnage flirte avec d'anodines jeunes filles, Haruki Murakami courtise ici le mythe - ce qui nous vaut une fable d'une prenante étrangeté. Ce roman a obtenu au Japon le prix Tanizaki.

Mon Avis : Depuis un certains moment, j'entendais beaucoup parlé de cet auteur asiatique qui a su enchanter beaucoup de lecteurs. Difficile de savoir à quoi s'attendre en lisant la quatrième de couverture tellement j'étais persuadé de m'embarquer dans une lecture des plus étranges. Il faut dire que ce sentiment ne m'a pas quitté au fil de ma lecture, toujours partagé entre plaisir et dérangement.

Le roman est partagé entre deux histoires très dissociées dans, il semblerait, deux mondes différents. L'une met en scène un informaticien trentenaire dans un monde qui, à part quelques différences, ressemble beaucoup au notre. Il faut dire que le métier du personnage principal est en rapport avec leur société qui parait être régie par l'informatique partagé entre deux grande puissances : System, l'entreprise la plus développée en la matière et Factory qui regroupent des pirateurs mettant des bâtons dans les roues de la multinationales.
Après une rencontre entre notre héros et un vieux chercheur qui lui confiera une sorte de mission, on va suivre les péripéties de notre héros dans un environnement plutôt surréaliste. On ne sait jamais trop où l'on va, on est dans l'attente d'un réel but qui ne viendra jamais. Du coup, au fur et à mesure des pages, l'enthousiasme s'effrite jusqu'à atteindre un stade de profonde lassitude. Je dois avouer que après quatre cent pages, j'attendais la fin avec impatience. On est constamment plongé dans un faux rythme sans jamais voir l'histoire s'emballer.
Ce sentiment a été renforcé par l'histoire en parallèle que j'ai trouvé trop lente et peu palpitante. On se demande ce qu'apporte à la trame de fond la vie d'un jeune homme dans un monde qui semble être parallèle à l'autre. Il va arriver dans un étrange village où il sera désigné "liseur de rêve". On enchaine les bizarreries jusqu'à comprendre que vers la fin pour quoi nous assistons à cela. J'ai très souvent décroché dans cette partie ressentant un profond ennui.

Attardons nous maintenant sur les personnages. Peu de choses à dire sur les protagonaistes à part que le héros de la première histoire est tout ce qu'il y a de plus basique. Il vit sa vie de manière tranquille. Assez solitaire, il incarne parfaitement l'informaticien très impliqué dans son travail. Il ne s'empêche pas néanmoins quelques plaisirs mais la plupart du temps en solitaire.
J'ai aussi apprécié le vieux chercheur avec un humour très pincé et sa petite-fille aussi rigolote à souhait.
Dans l'autre histoire, le protagoniste principal ne m'a pas parlé du tout, je ne saurais le décrire tellement il m'a laissé dans l'indifférence la plus totale.

La plume de Murakami rassemble tous les ingrédients que j'apprécie : originalité, fluidité et précision. Sans être simpliste, elle reste simple avec un brin d'originalité qui donne toute la dimension du récit. Peu avide en terme de descriptions, on a tout de même le nécessaire pour se représenter les situations et les personnages.

Pour conclure, on peut dire que j'ai passé un agréable moment de lecture mais que j'aurais préféré plus court car l'ennui a fini par devenir trop pesant. Heureusement bien servi par une très belle écriture et des personnages intéressants, ce roman vaut le coup dans la découverte de cet auteur qui, je suis sûr, repassera par ma bibliothèque. C'est donc avec un 14/20 que je finis cet agréable histoire.

Participants de la LC : Flof13, evertkhorus, Leyla, Ana76, Myrrdini

mardi 18 mai 2010

Les Oiseaux se Cachent Pour Mourrir de Colleen mcCullough

Résumé : L'histoire commence en 1915 et s'achève à la fin de la seconde guerre mondiale. La famille Cleary originaire de la Nouvelle Zélande émigre en Australie pour faire fructifier un domaine où se pratique l'élevage du mouton et qui appartient à la riche soeur de Paddy Cleary, le père de famille. Une épique superbement rendue où s'acharnent les passions des personnages avec comme fil conducteur les amours tragiques de l'héroine Maggie pour le magnifique prêtre Ralph de Bricassart lié à jamais au sort de l'exploitation du domaine.

Mon Avis : Pour le challenge découverte d'un pays, l'Australie, organisé par une connaissance de livraddict, evertkhorus, j'ai voulu lire un ouvrage qui fait parti des plus connus dans le pays. Après quelques conseils, mon choix s'est naturellement porté sur ce titre. Je souhaitais avant tout un livre qui me fasse voyager dans ce pays. Sur ce point là, je n'ai pas été déçu mais sur l'histoire en elle-même, j'en suis ressorti plutôt dubitatif.

Le principal point fort de ce roman réside dans la plume de son auteur vraiment très fluide avec ce qu'il faut de descriptions sans en faire des pages et des pages. Avec un minimum de phrases, l'auteur nous fait voyager tout d'abord en Nouvelle-Zélande où habitent nos protagonistes, la famille Cleary, puis en Australie, lieu du bouleversement de leur vie. C'est avant tout le domaine de Drogheda qui nous transporte et nous fait rêver, on a l'impression d'y être et de sentir le parfum enivrant de cette nature.
Le style est quand même un brin pesant ne favorisant pas une lecture rapide. On en redemande rarement car aucun suspens n'habite le roman. Il est donc très facile de s'y replonger après quelques temps de pause. On reste dans le contemplatif que j'affectionne moyennement surtout quand l'écriture n'est pas incroyable.
Ce qui m'a le plus dérangé est que soit le temps avance très lentement soit on saute plusieurs mois sans forcément mettre en avant les événements occultés.

L'intrigue en elle-même n'a rien d'extraordinaire, on suit la vie parfois tragique d'une famille dans la première moitié du vingtième siècle. L'histoire ne s'emballe jamais, on enchaine les événements les uns après les autres sans tendre vers un but quelconque.
Comme souvent, je ne suis pas avare d'histoire ancrées dans le réel et celle-ci m'a encore une fois confirmé ma tendance. Je ne peux pas dire que j'en ai ressorti beaucoup à part ces paysages enviables remplis de couleurs et de parfums. Je suivais en spectateur le déroulement de l'histoire allant d'un personnage à un autre sans pour autant avoir envie d'en savoir plus.
Mes sentiments, loin d'aller vers la tristesse ou même la compassion, convergeaient vers un ennui et l'envie d'en terminer. Je n'ai jamais réussi à m'imprégner de cette histoire et c'est avec un soupir de soulagement que j'en ais terminé.

Concernant les personnages, la famille Cleary incarne la famille nombreuse du début du siècle passé dominée par les hommes et, par conséquent, où les femmes ont un rôle mineur. La preuve en est dès le début du récit avec le personnage de Fee, mère au foyer qui élève plusieurs enfants dont Frank, fils qu'elle a eu hors mariage l'obligeant à se marier au plus vite avec Paddy, un travailleur assez bourru et ancré dans ses traditions. Le personnage de Frank est très intéressant car il se détache des autres. Il est en effet plus sombre, plus ténébreux. Il semble cacher au fond de lui une profonde colère qu'il entretient. Très peu familial, il est en revanche proche de sa plus jeune sœur, Meggy. C'est elle que l'on suit le plus car on la voit de sa plus tendre enfance jusqu'à quasiment sa fin. Pétillante à souhait, elle est très éveillée et surprenante. On suit donc souvent sa vie alternant périodes fastes et douloureuses.
Bien entendu, la famille va s'agrandir au fil de l'histoire mais verra aussi de tragiques pertes.
On ne peine jamais à se représenter tant sur le plan moral que physique les divers personnages renforçant l'intérêt que l'on peut leur porter.

Pour conclure, je dirais simplement que j'ai passé un relatif agréable moment de lecture ponctué tout de même par un manque d'intérêt pour le genre entrainant au fil des pages un ennui palpable. Une plume légère nous faisant voyager dans ce merveilleux pays que semble être l'Australie mais qui n'a rien d'extraordinaire. On s'attache aussi aux personnages très crédibles. Une histoire qui devrait ravir tous les amateurs d'histoires ancrées dans le réel qui se termine avec la note de 12/20.

samedi 15 mai 2010

Le Nom de la Rose d'Umberto Eco

Résumé : Rien ne va plus dans la chrétienté. Rebelles à toute autorité, des bandes d'hérétiques sillonnent les royaumes et servent à leur insu le jeu impitoyable des pouvoirs. En arrivant dans le havre de sérénité et de neutralité qu'est l'abbaye située entre Provence et Ligurie, en l'an de grâce et de disgrâce 1327, l'ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville, accompagné de son secrétaire, se voit prié par l'abbé de découvrir qui a poussé un des moines à se fracasser les os au pied des vénérables murailles. Crimes, stupre, vice, hérésie, tout va alors advenir en l'espace de sept jours.

Le Nom de la rose, c'est d'abord un grand roman policier pour amateurs de criminels hors pair qui ne se découvrent qu'à l'ultime rebondissement d'une enquête allant un train d'enfer entre humour et cruauté, malice et séductions érotiques. C'est aussi une épopée de nos crimes quotidiens qu'un triste savoir nourrit.

Mon Avis : Depuis plusieurs années, mon père, qui m'a transmis ma passion pour la lecture, me aprlait de ce roman. Très exigeant sur les adaptations cinématographiques, il avait énormément apprécié celle de ce livre (avec notamment Sean Connery pour ceux qui ne connaissent pas). Malheureusement, j'ai essayé plusieurs fois le livre comme le film et impossible de me plonger dans cet univers... Il faut dire que je suis très loin d'être féru de la période moyenâgeuse et encore moins quand il s'agit de répression religieuse, l'éternel paradoxe. L'organisation d'une LC sur ce livre ajouté au Big Challenge de Livraddict ont contribué à franchir les obstacles et finir ce livre tant redouté.

Il faut dire que ce livre recèlent de nombreuses difficultés qui m'ont rebutées par le passé. Je vais essayer de les énumérer car la liste n'est pas peu longue et fait partie intégrante du récit. Tout d'abord, il y a la présence d'un vocabulaire religieux très complexe que seuls les amateurs d'Histoire et plus particulièrement de Moyen-Age sont à même de comprendre. Ensuite, Eco emploie un langage très soutenu qui m'a forcé à faire des aller-retours vers mon dictionnaire (j'ai d'ailleurs appris quelques mots très intéressants). Enfin, beaucoup verront dans les descriptions et autres débats théologiques des longueurs alors qu'il s'agit tour à tour d'ésotérisme, des fondements de la religion, de la dissociation du Bien et du Mal, de la légitimité de la hiérarchisation de l'Église Catholique etc. Une mine d'information et de réflexion qui viennent en complément de la trame principale.
Loin de moi la prétention d'avoir tout suivi et compris. J'ai lâché le récit à plusieurs reprises quand la complexité tentait l'égarement de mon esprit. Il faut dire que certains passages contiennent une partie de l'Histoire pas toujours intéressants par exemple quand ils parlent de l'histoire des papes ou alors des conflits opposants les différentes castes du catholicisme. En revanche, pour les passionnés de cette partie de l'Histoire, ces passages seront grisant.

Sans entrer dans mes opinions, j'ai été conforté sur mes positions que cette période a été l'apologie de l'immobilisme. L'Église, comme Eco le montre à travers la bibliothèque du monastère, a toujours dissimulé des ouvrages scientifiques qu'ils considéraient blasphématoires par pur avidité de pouvoir et de contrôle (d'ailleurs, si je pouvais voir tout ce que le Vatican cache...).
Je me suis rendu compte qu'ils avaient très peu évolué en l'espace de sept cent ans. En effet, sous tous leurs bons sentiments et leur fermeture d'esprit sur tout ce qui n'est pas religieux, se cache un monde remplis de simples hommes. L'avarice, la débauche, l'avidité, le mensonge, la trahison planent au dessus du monastère comme il plane sur celui du commun des mortels. On peut ainsi mettre cela en parallèle avec l'actualité et les affaires de pédophilie à répétition mais ne nous éloignons pas du livre.

Outre toute cette partie sous-jacente historique, il ne faut pas oublier que ce roman est avant tout un policier. On suis ainsi l'enquête d'un ancien inquisiteur (je ne dirais rien sur les raisons qui l'ont poussées à quitter la police religieuse), Guillaume, par la plume de son "apprenti", Adso.
Le premier a l'esprit affuté et une sagesse incroyable. Sa façon de réfléchir sur l'enquête comme sur les autres faits est impressionnante. Il aime tergiverser seul ce qui peut s'avérer frustrant quand il ne se livre pas totalement au narrateur.
Le jeune moine est sans doute le personnage que j'ai le moins aimé du récit. Certes sa candeur est touchante mais elle peut aller jusqu'à la transparence. Il n'apporte que très d'éléments aidant Guillaume dans l'avancée de son enquête. Son rôle est simplement d'être au cœur de l'histoire sans en être le cerveau. Cependant, lorsqu'il s'entretient avec Guillaume, c'est comme si l'on vivait son apprentissage avec lui. Nous sommes aussi rangés, nous, lecteurs, au rang des apprentis moines. Je pense donc que la narration a été choisi dans deux buts : avoir du détachement par rapport à l'enquête et une volonté pédagogique de l'auteur pour ses lecteurs.
Chaque protagoniste est très personnalisé, on se les imagine très aisément et chacun apporte un aspect différent à l'histoire.

Je ne suis pas un grand adepte des policiers mais j'avoue que celui-ci est incroyable. On a aucune piste avérée, toutes nos suppositions sont avortées par d'autres meurtres... On navigue dans un flou où, pourtant, tout semble être orchestré d'une manière des plus machiavéliques. Le dénouement est tout simplement incroyable. J'avais quand même émis une supposition sur le responsable car, en général, c'est celui auquel on s'attend le moins.
La trame est tissée de bout en bout sans faille.

Outre la fierté qui a découlé de l'achèvement de cette lecture, je me suis rendu compte que j'avais sans doute lu l'un des plus grands chefs d'œuvre de la littérature du genre bien que je n'ai pas pu, faute de connaissance, cerner tous les aspects du récit. Je pense que tous les inconditionnels du genre ou de la période ne peuvent qu'être conquis. Je dois cependant avertir qu'il nécessite une certaine patience au vu de sa difficulté d'accessibilité. Vous l'aurez compris, j'ai vraiment passé un incroyable moment de lecture et j'espère que je pourrai convaincre quelques uns de lire ou bien de reprendre en main ce livre. Je lui donne un 18/20 (Sans doute un 19 ou 20 pour tout spécialiste de Moyen-Age et d'Histoire de la Religion).

Ils en parlent aussi : Evertkhorus, Nathalie, Cracklou, Ellcrys, Setsuka, Alexiel

mercredi 12 mai 2010

Les Ombres de la Nuit, tome 1, Morsure Secrète

Résumé : Pendant cent cinquante ans, Lachlain le Lycae a été emprisonné dans les catacombes par des vampires. Jusqu'au jour où il hume le parfum de son âme soeur. Mais pourquoi le destin s'acharne-t-il sur lui ? Pourquoi sa promise est-elle une buveuse de sang ? Pourtant, cette frêle créature qui se débat quand il l'approche est celle qu'il cherche depuis plus de mille ans. Elle lui appartient. Dès lors, il est prêt à tout pour faire d'elle sa reine. Quitte à la nourrir de son propre sang. Quitte à affronter une horde de vampires déchaînés...

Mon avis : Pour honorer cette nouvelle collection éditée par J'ai Lu, j'ai décidé de me lancer dans une nouvelle saga, bit lit cette fois. Je me suis donc lancé sur ce livre sans aucun avis au préalable, pour une fois un peu avance sur mes camarades pour qu'à mon tour, je puisse les entrainer à entamer des livres que j'ai apprécié. Ce fut effectivement le cas avec ce roman de Kresley Cole qui s'est avéré être une bonne surprise bien qu'il ne réinvente pas le genre.

L'histoire commence sur les chapeaux de roue avec un Lycae du nom de Lachlain, roi de sa race, rien que ça, qui est enfermé dans les catacombes parisiennes. Emprisonné depuis environ deux siècles, c'est l'odeur de son âme sœur qui va lui procurer une incommensurable force pour briser ses liens et partir à sa recherche. Il va bien évidemment la rattraper pour le meilleur et pour le pire...
On ne peut pas dire que l'intrigue soit très palpitante car elle est quasiment inexistante dans les trois quarts du récit. En effet, ce premier tome est essentiellement consacré à la relation entre le roi Lychae et son âme soeur, Emmaline Troie, une jeune américaine qui a l'originale particularité d'être mi-vampire mi-valkyrie. Je vous entends déjà dire : "encore une énième histoire d'amour entre deux personnages des factions éternellement rivales...". Dans le fond, c'est un fait difficilement controversable mais dans la forme, c'est une autre histoire... Comme l'a nommé précédemment dans son article, Phooka qualifie cette histoire de "torride" et c'est le moins que l'on puisse dire. Les rapports entre nos deux héros sont particulièrement violents. La profonde douleur qu'a ressenti Lachlain pendant ses années d'emprisonnement ressort de prime abord dans le récit où il ne montre aucun tact avec sa promise. L'auteur ne mâche pas ses mots pour décrire l'approche pour le moins sexuelle dans leurs rapports. Cela change des mièvreries trop souvent rencontrées mais cette fois, le sexe est parfois trop accaparant et ce, sur plusieurs pages de suite. Cela nuit parfois au fond de l'histoire où l'on s'interroge sur la tournure que va prendre l'histoire. Leurs rapports s'intensifient et deviennent très prenants, on se demande toujours ce qu'elle va décider.
La dernière partie est quand à elle palpitante à souhait, les rebondissements s'enchainent à une vitesse ahurissante pour notre plus grand bonheur. Maintenant que leur relation est posée, je suis très intrigué par ce que nous réserve l'auteur dans les prochains tomes.

Le gros point fort de ce roman réside dans ses personnages. D'un côté, Lachlain est le stéréotype du Lychae au paroxysme de la bestialité. Il transpire la testostérone et ferait tomber facilement sous son charme la plupart des jeunes demoiselles si on occulte son premier aspect violent.
Emma est dans un premier temps un peu effacée, en retrait bien qu'elle ne se laisse pas faire dans le rapport de force face au Lychae. J'ai adoré cet aspect original où l'on met en scène des Valkyries, créatures issues de la mythologie nordique maitrisant et se nourrissant de foudre. Emma est en fait l'une des rares hybrides entre cette race et celle des vampires, toutes deux ennemis des loups-garous. De plus en plus affirmée, elle s'avère être une très bonne combattante à sa plus grande surprise bien qu'elle ne maitrise pas ses dons. Touchante, elle dispose aussi d'un esprit très aiguisé et d'un charme particulier.
J'ai aussi apprécié ses tantes Valkyries qui disposent toutes d'aptitudes diverses souvent reliées à leurs caractères. Elles promettent d'accaparer pour la suite de leurs aventures une place prépondérante pour ma plus grande satisfaction. Un très bon point pour ce livre.

En ce qui concerne l'écriture, très peu de fioritures accompagnées d'une fluidité très agréable font de cette auteure une incontournable en la matière. Autre point qui la caractérise est qu'elle évite tout faux-semblant qui entraine trop souvent des mièvreries pesantes. Il y a ce qu'il faut de descriptions et d'explications ce qui fait qu'on est jamais en mal de repaires.

Encore une saga bit lit à laquelle j'adhère sans aucune difficulté. Peut-être un peu trop penchée sur le sexe, l'histoire n'en est pas moins captivante. Je me suis vraiment régalé et je retrouverai prochainement avec un plaisir non dissimulé les tribulations de nos deux héros qui nous réservent, du moins je l'espère, de nombreuses surprises. La présence de valkyries, espèce très rarement exploitée donnent un gros vent de nouveauté au genre surtout qu'elles sont toutes pleines de surprises. Une saga à suivre donc que je vous conseille vivement. C'est donc avec un 15/20 que j'achève cette présentation.

jeudi 6 mai 2010

La Joueuse de Go de Shan Sa

Résumé : La Joueuse de go est une fable à double partition. Les courts chapitres tressent puis mêlent les destins croisés du jeune soldat et de la petite joueuse de go. Phrases courtes, verbes tendus vers l'essentiel, les mots aiguisent, tels des traits de calligraphie, leur portrait. Leur culture, l'histoire de leur pays, leur enfance, leurs amours, tout les sépare, à l'exception de leur détermination face au damier carré et aux pions de bois. Le go révèle leurs âmes au-delà de la ferveur impérialiste du jeune Japonais et de l'enthousiasme résistant de la joueuse mandchoue. Mais l'amour sait-il se contenter de la tranquille plaine de l'âme ? Peut-on laisser de côté sa nationalité alors qu'autour des joueurs la torture et la haine font rage dans la Mandchourie occupée ?

Mon Avis : Pour ma quatrième participation au Book Club mensuel de livraddict, je dois cette fois décrire un livre qui ma déçu... Premier livre d'une auteur asiatique qui plus est primé au Goncourt des lycéens, il faut dire que j'étais très enthousiaste à l'idée d'entamer ce livre...

Commençons de prime par l'écriture de l'auteur à la fois le point fort et le faible de ce roman. En effet, d'un côté, l'écriture est voluptueuse, chargée de poésie et des couleurs de l'Asie. Shan Sa nous fait habilement rêvé de cette région sans doute magnifique de la Mandchourie avec des descriptions très agréables et concises. D'un autre côté, ce livre se déroule dans un contexte historique très dur avec la guerre où s'affrontent chinois et japonais et la poésie était très souvent malvenue. Pour exprimer la guerre dans tout ce qu'elle a de dur et de sale, il faut savoir utiliser un style et un vocabulaire approprié alors que l'auteur, avec sa jolie plume, a essayé de nous la faire vivre de manière légère si bien que je n'y croyais pas un instant. Le sujet sur lequel ce trop plein de poésie était malvenu était le sexe. Très (trop?) présents tout au long du récit, les désirs et actes sexuels sont décrits de manière très prude. On sent qu'elle essaie avec un vocabulaire relativement cru de nous décrire cela mais c'est si parfumé à l'eau de rose que cela perdait toute sa crédibilité. Encore une fois, j'ai trouvé cela totalement surréaliste et encombrant inutilement l'intrigue.

Avant d'entamer le roman, j'avais déjà eu vent de la double narration d'un chapitre sur l'autre, aspect potentiellement intéressant. Je savais aussi que la première était une jeune fille mandchoue et le second un soldat japonnais et que, indéniablement, leurs destins seraient amenés à se croiser... Je m'attendais donc à suivre deux personnages importants dans leurs rôles d'ennemis naturels et j'ai assisté avec amertume aux portraits de deux couards... Elle est d'un égoïsme déconcertant. A part ses parties de Go et ses amourettes, peu de choses animent la fade vie de l'héroïne... Je pensais au moins que lorsqu'elle allait suivre les deux amis Min et Jing, elle s'investirait corps et âme dans la Résistance et je me suis une nouvelle fois trompé, elle est totalement passive et se laisse rongée petit à petit par ses histoires d'amours jusqu'à une sombre déchéance...
Les chapitre sur la Mandchoue préservait un léger intérêt à mes yeux contrairement à celle du soldat... Le japonais est lui une caricature totale du soldat testostéroné partagé entre ses plaisirs charnels et ses devoirs patriotiques. Il faut dire qu'il encense sa patrie sans chercher le moindre recul. De plus, il parle bien plus qu'il n'agit car, au front, il n'est pas le premier à se ruer sur l'ennemi. Au contraire, il est aussi tellement tourné vers ses fantasmes qu'il en oublie toute sa dévotion pourtant tant mise en valeur...

Sachant que je suis très loin d'avoir accroché aux protagonistes, il va de soi que leurs pauvres vies respectives ne m'ont pas fait vibrer... Je m'attendais vraiment à être plongé dans cette guerre où la seule échappatoire serait un jeu, le Go, pour ceux qui subissent les ravages de la guerre. Le Go figure effectivement comme une toile de fond dans ce paysage coloré mais où l'ambiance est pesante. J'ai cependant déploré le manque d'explication qui auraient satisfait ma curiosité. Je n'ai donc pas appris grand chose et l'histoire si surréaliste qu'elle en ait devenue lourde, pesante jusqu'à un dénouement bâclé où l'on ne sait pas trop quoi faire de nos "héros". A aucun instant ému, j'étais simple spectateur d'une triste histoire...

Déçu dans tous les compartiments de ma lecture, j'en retire un bilan plus que mitigé. Des protagonistes déconcertants, une plume souvent inappropriée bien que très fluide et colorée, une pauvreté d'apprentissage de leur contexte historique comme dans le Go et une histoire peu intéressante sont arrivés à détruire tout mon enthousiasme... J'attends de voir pourquoi tant de gens ont apprécié. C'est donc avec un 8/20 que j'en termine avec cette première déception du mois...

mercredi 5 mai 2010

Saint Seiya épisode G tome 9

Résumé : Le cri de guerre d'Aldébaran, le Chevalier d'Or du Taureau retentit ! ! Alors que Cronos, dont la mémoire a été effacée par les éclairs d'Aiolia, se dresse devant eux, les Titans attaquent les Chevaliers d'Or de leur Cosmos écrasant ! ! Aiolia et Shura, couverts de blessures, sont à bout... Mais c'est alors qu'apparaît Aldébaran du Taureau, le puissant Chevalier d'Or aux cornes d'or ! ! Tremblez Titans ! !

Mon Avis : Tout commence par le retour dans le royaume des vivants du Titan Cronos. Il a effectivement récupéré son enveloppe charnelle mais revient amnésique après qu'Aiolia soit intervenu dans la cérémonie en envoyant des éclairs. On commence donc calmement par une discussion entre les Titans jusqu'à ce que l'une d'entre elle s'en prenne à Aiolia et Shura puis les laisse aux prises avec un serpent géant. Les deux chevaliers sont blessés alors intervient Aldébaran qui se charge du serpent.

Au milieu des deux partis, on retrouve le jeune chevalier de Bronze du Lynx à présent sous la garde de Shaina, chevalier d'argent de l'Ophucius (très présente dans la saga initiale). Ils sont mandatés pour terrasser les monstres ravivés par les Titans.

On en termine par l'arrivée d'un nouveau Titan, Oceanos qui se dresse devant nos trois chevalier d'Or précédemment cités. Aiolia commence le combat avec lui mais s'avance alors Camus, chevalier d'Or du Verseau pour un combat épique...

Toujours dans la même dynamique, ce volume continue assez doucement l'histoire. On pressent que les choses vont se précipiter sachant que Cronos est de retour. le dessin n'évolue pas, toujours aussi beau mais parfois confus par trop de détails. J'ai du mal quand même à retrouver le rythme de la saga originale... Je note donc ce tome 12/20.

lundi 3 mai 2010

L'Histoire Sans fin de Michael Ende

Résumé : Bastian, un garçon de dix ans, déroba un jour un livre ancien qui le fascinait et se réfugia au grenier pour le lire. Un livre pas comme les autres...Il y était question d'un pays fantastique où vivaient une toute petite impératrice, des elfes, des monstres, un garçon à la peau verte...Un pays menacé de mort et rongé par un mal étrange. Et voilà que Bastian, irrésistiblement entrait dans l'histoire, une histoire fantastique qui recommençait avec lui, L'Histoire sans fin... Le roman de Michael Ende est un véritable enchantement. C'est aussi un plaidoyer passionné pour le droit de fantaisie, à l'imagination, un rêve, dans un monde où ils n'existent presque plus. C'est enfin un récit de voyage initiatique dans fla plus pure tradition romantique. Traduit en vingt-sept langues, best-seller partout, L'Histoire sans fin est un phénomène de l'édition mondiale. Un grand film de Wolfgang Pertersen en a été tiré.

Mon Avis : Tout d'abord, je tiens à remercier les Editions du Livre de Poche et livraddict pour ce partenariat. Je convoitais ce livre depuis quelques temps pour me rappeler le film qui avait marqué mon enfance. J'ai ainsi sauté sur l'occasion qui s'est présentée et le moins que je puisse dire est que je ne regrette pas.

Pour tous ceux qui, comme moi, ont adoré le film dans leur jeunesse, rappelez-vous : tout commence avec un jeune garçon peu à son avantage, enrobé, peu d'amis, timide mais pourvu d'une grande imagination, du nom de Bastien Balthazar Bux. Il va découvrir un mystérieux livre du nom de L'Histoire Sans Fin qui raconte un royaume en perdition. En effet, il disparait peu à peu au détriment du néant qui le ronge de plus en plus. Nous assistons au départ à la discussion entre quatre messagers chargés d'informer la Petite Impératrice, Reine du royaume, que le néant gagne leurs contrées respectives. On se rend alors compte que ce phénomène n'est pas isolé et que tout royaume est menacé.
La Petite Impératrice va alors charger un jeune homme de la tribu des Peaux Vertes du nom d'Atréju de trouver leur sauveur, un garçon du monde des humains.
Au fur et à mesure des chapitres, la frontière entre le monde réel et celui du livre est de plus en plus friable. Bien sûr, on comprend vite que ce sauveur sera Bastien...
Cette partie du livre est vraiment incroyable, tous les personnages rencontrés sont très intéressants parfois drôles ou émouvant. On a la même hâte qu'Atréju à savoir que Bastien rejoigne leur monde au plus vite et on se demande jusqu'à la fin comment vont-ils y parvenir.
Le roman aurait pu être scindé en deux tomes car une fois Bastien dans leur livre, une autre histoire commence. Contrairement à d'habitude où c'est souvent le début que j'apprécie le moins, ici c'est la deuxième moitié que j'ai trouvé plus banale et redondante. Cela reste tout de même agréable mais beaucoup moins original et prenant. J'étais sur le point de penser que je lisais l'un des meilleurs romans mélangeant fantasy et jeunesse mais cette partie a diminué mon enthousiasme...

Pour les protagonistes, ma préférence va à Atréju. Ce jeune homme est très courageux et rempli de bons sentiments surtout vis à vis de Bastien. Il n'hésite pas à aller jusqu'au bout de ce qu'il croit juste.
Le jeune humain est quand à lui relativement couard avant son arrivée dans le livre. Il est la risée de ses camarades mais son incroyable imagination le rend attachant. Sans trop en révéler, dans la deuxième partie, on le voit de plus en plus arrogant. il en devient détestable mais c'était prévisible...
Les personnages secondaires apportent leur pierre à l'édifice. Certains m'ont beaucoup amusé ou m'ont fait rêver. J'étais charmé par l'originalité de certains mélangeant réalité et mythe tel le lion aux multiples couleurs. La Petite impératrice est elle très émouvante.

L'écriture de Michael Ende est envoutante. Par sa plume limpide et colorée, il nous embarque dès les première pages dans son épopée, l'histoire d'un livre dans le livre. Les pages défilent sans aucune difficulté. On passe d'un paysage à un autre, d'une émotion à l'autre avec une facilité impressionnante. Avec peu de phrases, il nous crée des paysages et des créatures permettant à notre imaginaire de les mettre en relief facilement. Complétement happé par l'intrigue, je n'ai pas vu le livre défilé... Son écriture ne peut être qualifiée d'enfantine ce qui peut combler les plus âgés.

Pour conclure, j'ai passé un incroyable moment de lecture dans un monde tout à fait incroyable décrit par une plume magnifique. Les personnages sont aussi bien créés. Je regrette seulement que la deuxième partie soit moins originale que la première. Je me suis un peu lassé sur la fin. Un très bon roman dans le genre que je conseillerais vivement à des personnes de tout âge.
C'est donc avec un 17/20 que j'attribue à ce roman en remerciant une nouvelle fois livraddict et le Livre de Poche.

Vous avez apprécié cette page? partagez-la

J'aime cette page