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mercredi 31 mars 2010

Mars : l'heure est au bilan

Sans doute l'un des mois les plus prolifiques de ma vie en terme de lecture avec pas moins de 13 livres dont trois BD et un manga.

En effet, j'ai choisi de reprendre à zéro tous les Tintin, saga de BD qui a marqué mon enfance tant dans la lecture que dans les dessins animés. Je me rappelle lorsque j'étais enfant, les épisodes passaient le Dimanche soir à 20h, que de nostalgie...

J'ai aussi voulu recommencé Les Saint Seiya, Episode G que j'avais abandonné en cours de route. C'est aussi un peu par nostalgie, souvenir perdu, que je me suis replongé dans cette univers mélange d'exploits chevaleresques et de mythologie grecque.... Ici, c'est l'histoire des Chevalier d'Or qui est retracé au travers Aiolia, le Chevalier du Lion. Un manga où l'histoire est excellente et les dessins magnifiques.

C'est aussi le mois de la Bit Lit : 2/10 de mes romans font partis de ce genre très à la mode. Je ne pensais pas m'immerger avec aussi grand plaisir dans ce monde rempli de personnages sanguinaires mais il faut croire que je m'y suis fait. Je n'ai pas encore chroniqué le premier tome de Mercy Thomson mais je viens de l'achever. je vais cependant faire une petite pause pour revenir sur mes classiques : la SF et la Fantasy. J'ai lu l'affaire Jane Eyre pour le Book Club à venir et je m'attaque avec beaucoup d'attentes à Ellana, premier tome du Pacte des Marchombres.

Je suis ravi d'avoir pu découvrir Serge Brussolo et Roald Dahl, auteurs que mes yeux recroiseront sans doute!

Enfin, question coup de cœur, je retiens sans aucune hésitation Les Fables de l'Humpur de Pierre Bordage qui aura du mal à être détrôné dans les mois à venir. Ma plus grosse déception va au dernier Christian Jacq, Imhotep, qui m'a ennuyé au possible.

j'espère que vous continuerez à suivre mes critiques, brèves mais chargées du plus d'amour que je puisse donner :)


L'étranges cas du Dr. Jekyll et de Mr. Hyde de Stevenson

Résumé : La ruelle est sombre, la silhouette furtive, l'homme pressé. Une fillette, par mégarde, le heurte. Et l'irréparable se produit : l'homme la jette à terre, la piétine et s'éloigne, sans cesser de sourire... Hélas, on ne compte plus à Londres les épouvantables crimes de l'étrange Mr Hyde. Étrange ? Plutôt diabolique, songe le brave notaire Utterson. Et quel sinistre lien unit son ami, le pauvre Dr Jekyll, à cet individu dont la seule vue fait frémir ? Car si jamais visage a porté l'empreinte de Satan, c'est bien celui de Mr Hyde...

Mon avis : Grand classique de littérature anglo-saxonne, ce livre et son histoire ne sont plus à présenter. J'étais cependant surpris de voir le si peu de page que contenait ce roman. Je n'arrivais surtout pas à imaginer comment on pouvait imaginer un tel univers avec tout le succès que cela a engendré dans un roman aussi court. Et pourtant, ce fut ma première surprise.

L'ambiance est en effet la principale qualité que j'ai trouvé à cette œuvre. Plongé dans l'époque victorienne, on est transporté dans cet univers pourtant relativement éloigné du notre avec efficacité. La plume très Anglaise de Stevenson contribue à cela. Le suspens n'est pourtant pas très intense car d'une part, pour la plupart, on connait la fin et d'autre part, ce n'est pas ce qui est mis en avant. Bien que cela se présente sous forme d'enquête, c'est surtout la noirceur, une atmosphère pesante qui imprègne chaque ligne de l'ouvrage. Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu du vrai fantastique et j'avais oublié à quel point un univers pourtant simple pouvait devenir des plus angoissants.

Il m'arrive parfois de terminer un pavé avec le sentiment de ne pas avoir pu matérialiser les personnages ou même avoir cerné toute leur personnalité. Dans ce court roman, c'est exactement l'inverse : la description tant sur le plan physique que sur celui de la personnalité, bien que subjective, rend les personnages quasiment réels. Tout commence avec un notaire, M. Utterson, qui s'inquiète pour son ami, le Dr. Jekyll car ce dernier lui a donné un papier définissant que tout son héritage reviendra à un certain Hyde, inconnu jusqu'ici pour notre narrateur. Utterson va alors se charger de savoir qui est cet homme et ce que cela cache. Il joue ainsi le rôle d'un inspecteur bien que le dénouement ne soit pas dû réellement à son génie.

Sur le fond, il est difficile d'en dégager quelque chose de vraiment très constructif sachant que ce roman date de plus d'un siècle. Cependant, il semblerait que cela démontre que nous avons tous en nous un Mr. Hyde derrière notre masque de tous les jours. Un être fort peu sympathique voir dangereux. On peut ainsi méditer indéfiniment sur la nature et la condition de l'homme. La succession de guerres, de meurtres ou autres horreurs de ce genre montre bien que le sujet ne s'est pas démodé.

Un classique que je ne regrette pas d'avoir rangé dans ma bibliothèque. Je le conseil à tous les amateurs d'ambiance noir voir même d'horreur même si ce n'est pas poussé jusque là. Puisque je continue à noter, je dirais 17/20.

mardi 30 mars 2010

Les aventures de Tintin et Milou, tome 04 : Les Cigares du pharaon

Résumé : Tintin est en croisière à destination de l'Extrême-Orient. À bord, il rencontre un égyptologue farfelu, Philémon Siclone, à la recherche du tombeau du pharaon Kih-Oskh. Tintin devient bientôt la cible d'un homme mystérieux, qui cherche à se débarrasser de lui en faisant croire à la police qu'il transporte de l'opium avec lui. Tintin est arrêté par deux agents de la sûreté, X33 et X33 bis (alias Dupont et Dupond), qui le retiennent prisonnier, avec Milou, à bord du paquebot. Alors que le bateau fait une escale à Port-Saïd en Égypte, Tintin et Milou s'évadent, et ils retrouvent peu après Philémon Siclone. Tintin accepte de l'accompagner au Caire dans son expédition à la recherche du tombeau de Kih-Oskh. Dans le tombeau, Tintin et Milou découvrent de mystérieux cigares, mais sont enlevés...

Mon Avis : Après la lecture des deuxième et troisième tome, j'étais resté sur ma fin et je commencés vraiment à douter de ce qui m'avait vraiment fait aimé Tintin. Cependant je me rappelais que les premiers étaient vraiment en dessous du reste. La lecture du quatrième m'a conforté dans mes positions bien qu'il y ait une part de qui m'avait déplu dans les précédents.

Les dessins sont déjà beaucoup plus précis, on distingue bien le différents personnages contrairement aux Américains dans le troisième album. La perspective est elle aussi bien moins négligée. On sent plus d'assurance dans les traits.

Ensuite, on commence à voir des personnages qui participeront activement au succès qu'à pu avoir notre héros. on commence par l'arrivée des incontournables Dupond et Dupont, deux détectives plutôt loufoques qui en veulent à notre cher journaliste. Ils servent à apporter une part de comique dans l'histoire qui était jusqu'ici assez froide. Nous assistons aussi à une brève apparition d'Oliveira Da Figera, un marchand ambulant portugais que nous retrouverons prochainement. Du côté des ennemis, nous faisons la rencontre de Rastapopoulos, un metteur en scène grecque dont le visage n'aspire que très peu confiance. Il sera bien sûr l'un des obstacles les plus importants dans les investigations de notre reporter.

L'histoire est cette fois bien mieux construite. On commence en étant plongé dans le vif du sujet par la rencontre de Tintin et de Philémon Syclone, un égyptologue qui semble un peu décalé... S'ensuit alors un enlèvement et à l'instar des précédentes aventures, il y a une succession de micro histoires où l'ont est parfois un peu perdus mais on est vite ramené sur la trame principale pour mon plus grand plaisir. Le dénouement est excellent même si je m'en rappelais.

Ravi d'avoir repris gout à Tintin, ce tome, première partie de son voyage en Asie m'a encouragé à tout relire. Ce héros est indémodable et c'est pourquoi je vous conseille de les relire. j'attribue la note de 14/20 à cet album.

lundi 29 mars 2010

La Communauté du Sud, tome 2, Disaprition à Dallas

Résumé : La petite ville de Bon Temps a retrouvé un semblant de calme. La jeune télépathe Sookie Stackhouse partage son temps entre le bar où elle travaille et son bien-aimé vampire, Bill Compton. Mais lorsqu'on s'en prend à elle, elle n'a d'autre choix que de pactiser avec la communauté vampire, et part mener l'enquête à Dallas sur la disparition d'un des leurs, au péril de sa vie !

Mon avis : Après la lecture du premier tome, Quand le danger rode, mes sentiments restaient vraiment mitigés : le scénario était décousu, les personnages étaient décrits avec beaucoup de fioritures... Bref, il y avait beaucoup de défauts mais la légèreté ainsi que le côté un peu plus trash m'avait séduit. j'ai donc décidé de continuer ma lecture sur ce deuxième tome que j'ai trouvé meilleur.

Après le premier tome pourvu d'énormes incohérences, l'intrigue est cette fois ci beaucoup mieux construite bien que assez étrange. En effet, on commence le premier chapitre par un meurtre, on avance un petit peu dans cette histoire et puis... une autre intrigue. En effet, conviée par Eric, notre charmante Sookie est chargée d'aller enquêter à Dallas où un vampire a disparu. Cette intrigue est vraiment bien structurée malgré un certain côté prévisible. Dans les dernières pages, quand Sookie revient de Dallas, on en termine avec la première intrigue laissée en plan. Les dernières pages raniment encore l'enthousiasme par une révélation des plus improbables. Le troisième tome sera donc incontournable...

Les personnages sont, cette fois, beaucoup plus ciblés dans leur personnalité. L'auteur ne peut s'empêcher quelques passages où elle dépeint Sookie comme "la blonde de base" (n'y voyez aucun préjugé). Il y a une grosse partie du livre où Bill n'apparait pas donc on n'en apprend guère plus sur lui... sauf à la fin. Les personnages qui sont le plus mis en avant sont Eric, déjà rencontré dans le premier tome qui montre un intérêt encore plus marqué pour notre tendre héroïne ainsi que Stan, un vampire nanti d'un don, mystérieux à souhait, qui s'est chargé de convoquer Sookie pour l'enquête qu'il veut réaliser. On apprend ainsi, un peu à l'image de Twilight, que certains vampires sont spéciaux et ont certaines qualités comme Edward qui pouvait lire dans les pensées.

Le style de l'auteur s'est lui aussi bien amélioré, le tout est moins confus et décousu. Cela reste à la fois simple et agréable à lire mais on déplore quand même certains passages "nian-nian". Ce n'est pas une grande révélation mais ça se laisse lire à n'importe quelle occasion. J'ai réussi à être embarqué donc le pari est gagné.

Très heureux d'avoir continuer cette saga, je vous conseille de la continuer même si vous n'avez que très peu accrocher au premier tome : le scénario est mieux construits et les personnages sont rendus beaucoup moins horripilants. j'attribue donc la note de 15/20.




dimanche 28 mars 2010

Saint Seiya Episode G, Tome 1

Mon avis : Quelques années après avoir commencé puis abandonné la saga, je me suis replongé dedans cette semaine. Il faut d'abord noté que Saint Seiya (l'original) a bercé mon enfance tous les jours dans le Club Dorothée avec l'incontournable Dragon Ball Z et quelques autres. Quand j'ai su qu'un autre Saint Seiya avait vu le jour, j'ai de suite sauté sur l'occasion. mon enthousiasme était encore plus débordant quand j'ai appris qu'il retraçait l'histoire des Chevaliers d'Or, personnages des plus charismatiques dans la saga original.

Sur le dessin, on est mis dans le bain direct avec les premières pages en couleur et papier glacé, un régal pour les yeux. Les trait sont très fins et on sent un réel sens du détail. Après le premier chapitre, on retrouve comme dans la plupart des mangas un dessin en noir et blanc. Les planches sont magnifiques mais les détails sont parfois poussés et les dessins trop chargés enlevant parfois de la clarté. les armures sont vraiment magnifiques.

L'histoire commence par l'enlèvement de la déesse Athéna enfant par le chevalier d'or du Sagittaire, Aiolos qui voulait protégeait l'enfant du pope mais ce dernier est asservi par une mystérieuse force obscure. Comme on l'apprendra dans la saga originale, Aiolos est déclaré coupable de haute trahison et sera ainsi exécuté.
Nous voilà ensuite dirigé en Mars 1978 où une catastrophe nucléaire est sur le point d'avoir lieue mais arrive en renfort de la police, un jeune homme nommé Léo qui grâce à un obscur pourvoir, arrive à terrasser l'ennemi. On apprend ainsi qu'il s'agit de Aiola, Chevalier d'Or du Lyon, frère d'Aiolos le traître.

Le reste du manga est une succession de petites histoire permettant d'inclure tour à tour, tous les protagonistes de l'histoire. On retrouve alors tous les chevalier d'or à quelques exceptions près et d'autres que nous ne connaissons que dans cette saga. il y a tout d'abord Galan, le serviteur d'Aiolos qui avait suivi un parcours pour devenir Chevalier mais qui n'avait pas supporter y laissant même un bras. Nous rencontrons aussi la jeune Lithos qui se met aussi au service du chevalier après qu'il l'est sauvé. Quant à Aiolos, on le sent très déterminé malgré son jeune âge mais cela cache une grande rancœur vis à vis des autres chevaliers car il n'a jamais pu admettre la trahison de son frère.
nous ne savons encore rien des méchant à part qu'il préparent une attaque pour récupérer une arme légendaire.

Cette saga est plus que prometteuse, Masami Kurumada signe un grand retour. Ce premier tome est déjà très palpitant. je donne donc la note de 16/20.

vendredi 26 mars 2010

Challenge : Destination..; Australie de mon amie evertkhorus

J'ai encore une fois succombé à un challenge non pas que ma PAL réclamait, loin de là mais parce que d'une part l'idée est excellente et de plus, c'est un de mes rêves de partir au mois en voyage, dans ce pays. Je terrai jusqu'au dernier moment le livre que j'ai choisi mais je l'ai déjà trouvé.

Voici tout d'abord le lien : http://breakfastatlucie.canalblog.com/archives/destination___/index.html

Et la présentation qu'elle en a faite :


Non, non je ne pars pas en Australie... Mais avec tous les challenges et défis qui fleurissent dans la blogosphère, j’ai eu envie de lancer mon propre bébé ! En m’inspirant du système de « Découvrons un auteur » de Pimprenelle (j’espère qu’elle ne m’en voudra pas), je vous propose de partir à la découverte d’un pays tous les deux ou trois mois.

Il s’agit alors de lire un livre d’un auteur de ce pays ou qui se passe dans ce pays et de publier un billet à la date choisie. Tous les genres sont admis : BD, jeunesse, romans, fantasy, poésie, policiers… piochez dans vos goûts et faites vous plaisir ! Et si ça peut recouper un autre challenge, tant mieux ! Pour ma part, cela va me motiver dans mon Word Books Challenge. À la date choisie, vous aurez également la liberté de faire découvrir plus amplement ce pays sur votre blog : photos, récits de voyage, recettes… tous les coups sont permis !Amateurs de voyages, ce RDV est pour vous !

Je vous propose donc pour cette première édition de lire un livre d’un auteur australien ou se passant en Australie. Pour ma part, je ne crois jamais en avoir lu, c’est donc l’occasion de le découvrir plus amplement. Et le tout pour le 25 mai !!! Soyez nombreux !

Des listes d’auteurs australiens sont disponibles sur Internet, sur Wikipedia entre autres et je pense que vous y trouverez facilement l’inspiration…

Inscrivez-vous en commentaire, faites un petit billet sur votre blog si le cœur vous en dit, gardez la surprise et ne nous dites pas ce que vous allez lire et je me ferai un plaisir de concentrer tous les liens vers les billets ici le jour J!

mercredi 24 mars 2010

Les Fables de l'Humpur de Pierre Bordage

Résumé : Dans les pays de la Dorgne, des êtres mi-hommes, mi-animaux perdent peu à peu leur patrimoine humain et s'enfoncent lentement dans la régression animale. Tribus dominantes carnivores, communautés agricoles servant de nourriture aux clans prédateurs, tous sont soumis par le clergé aux lois de l'Humpur, qui punissent de mort les mélanges entre les clans et les comportements individualistes. Parce qu'il ne supporte pas de voir la jeune Troïa qu'il aime livrée aux appétits collectifs lors de la cérémonie rituelle de reproduction, Véhir brise l'enclos de la fécondité et s'enfuit en quête des derniers dieux humains de la légende. Lui, le grogne paysan, va accomplir ce chemin en compagnie de Tia, une jeune prédatrice hurle en exil...

Mon avis : Pour la première fois, je me retrouve piégé dans un billet : il y aurait tellement de choses à dire que je ne sais par où commencer. Tout d'abord, je tiens à remercier livraddict et les Editions Au Diable Vauvert pour ce partenariat dont je suis plus que fier de participer.
A l'ouverture de mon colis, quelle surprise de voir un si beau livre, je dois avouer que j'ai un penchant incontestable pour les belles couvertures et j'ai été on ne peut plus servi : un visuel vraiment magnifique. Après la forme qui, même si elle est agréable ne reflète pas le contenu, intéressons nous au fond.

Je dois avouer que le premier chapitre m'a fait peur. En effet, après la lecture d'Ilium de Dan Simmons où j'ai eu de réelles difficultés au niveau du vocabulaire, je cherchais quelque chose de plus simple à lire. Or, dès le premier chapitre, il faut s'approprier un vocabulaire quelque peu complexe : Bordage utilise un patois pas toujours évident à décrypter et invente des mots pour désigner ses personnages qui nous laisse légèrement dubitatif. Le cap du premier chapitre passé, on s'approprie vite les tournures de phrase et la lecture en devient simple bien que nous puissions buter sur quelques termes.

Le moins que l'on puisse dire est que Bordage, dans ce roman, ne dépeint pas ses personnages tels de grands héros. L'histoire est centrée sur Véhir, un être mi homme mi cochon qui, à la manière de l'espèce animale, vit dans la saleté et la disgrâce. On se demande même ce que l'on va faire de ce pauvre personnage sympatique mais quelque peu limité. Sa principale qualité a été de voir plus loin que les conventions et ainsi de se rebeller et fuir sa fratrie. Malgré sa saleté, sur lui comme dans ses propos, on ne peut s'empêcher de s'y attacher car il a un fond incroyablement bon.

Tout au long de sa quête, il croisera de nombreux obstacles mais aussi des compagnons, tous hybrides d'homme et d'animal. Chaque personnage est décrit de façon à ce qu'on ne puisse pas penser qu'ils sont incroyables, ils ont leur qualité mais aussi d'incontestables défauts qui peuvent faire d'eux des personnages antipathiques. Ce que Bordage a réalisé d'incroyable est qu'il a réussi à mélanger la personnalité d'homme et femme avec celle de l'animal respectif.

L'histoire est pourvue de nombreux rebondissements et chaque chapitre apporte sa pierre à l'édifice. Je ne vous gâcherai pas le plaisir en vous racontant ce que notre cher ami va découvrir mais l'envie y est. Il ne faut pas avoir peur du nombre de pages, l'histoire est tellement bien tissée que l'on se laisse porter jusqu'à la fin avec un dénouement peut être quelque peu prévisible mais au combien palpitant.

Je ne rentrerai pas dans ce débat si c'est un livre de Fantasy ou de SF car je n'en vois pas l'utilité. Ce que je peux vous dire cependant c'est que je n'hésite pas à le qualifier de chef d'œuvre. Le terme "fable" prend dans son roman tout son sens et rend le fond incroyable si on prend quelques moments pour y songer. J'attribue ainsi la note de 20/20 à ce roman.



lundi 22 mars 2010

Les aventures de Tintin et Milou, tome 03 : Tintin en Amérique

Résumé : L’histoire se passe aux États-Unis à l’époque de la Prohibition. Tintin arrivé à Chicago juste après son voyage au Congo où il avait démantelé un trafic de diamants organisé par Al Capone. Tintin est enlevé par ce dernier dès son arrivée.

Mon avis : Après m'être remis avec plaisir dans la lecture des Tintin et ma "déception" du précédent album, Tintin au Congo, j'ai continué sur le troisième album, Tintin en Amérique.

Toujours en se replaçant dans un contexte particulier, Hergé n'a pas pu s'empêcher comme dans le précédent de nous déblatérer un nombre incroyable de clichés : on entre dans le vif du sujet par l'enlèvement de Tintin dès son arrivée en Amérique, on subodore une histoire cette fois continue mais non. On voit alors les cowboys contre les indiens, on prend au passage les indiens pour des imbéciles, on rencontre des businessman chargés de trouver du pétrole et ainsi de suite. on a le portrait bien en tête de l'Américain de base : soit l'homme d'affaire prêt à tout, soit le grand bandit.

Outre les clichés, l'histoire est des plus décousues. On enchaine les micro histoires, certes un peu plus longues que précédemment mais il n'y a pas de réelle trame de fond.

Le dessin est lui aussi toujours aussi faible : très peu de détails, quasiment tous les Américains se ressemblent...

Encore une fois déçu, je vais persévérer en les continuant car je me souviens que les premiers étaient largement en dessous des suivants. Il n'empêche que je me suis littéralement ennuyé et donc j'attribue à cet album la note de 11/20.


dimanche 21 mars 2010

Grand gagnant du Challenge du Printemps

Après ces quelques jours de votes, c'est donc la Fantasy qui triomphe avec l'œuvre de David Gemmel qui, pour ce printemps, est donc proposé à tous en lecture commune. J'espère que vous serez nombreux à participer pour que ce Challenge soit renouvelé pour l'été prochain. Vous pourrez donc parler de livre juste en commentaire ou en billet que vous m'enverrez. On pourra ainsi partager si oui ou non ce livre est noté à sa juste valeur.


participants : Moi :)
Lolo
Nadège
bambi_slaughter
venzo2b
Mr. Zombi
Leyla
Azariel87
Séverine
jolie Chausette
Pogo
Poulp
(Alexielle)

Deuxième Challenge : Tu es mal noté mon pauvre... On va arranger ça








Après avoir lancé un appel aux livraddictiens qui consistait à me proposer des livres qu'ils adoraient mais qui n'étaient pas très bien notés dans la Bibliomania, j'ai du trancher et ainsi choisir cinq livres parmi la quinzaine proposée.

Maintenant, il reste à élire lequel de ces cinq livres va être proposé dans une lecture commune pour la période du printemps.

Tout d'abord, un hommage aux livres et à la lecture : Firmin de Sam Savage




Autobiographie d'un grignoteur de livres, Firmin raconte l'histoire d'un rongeur érudit qui a vu le jour clans les sous-sols d'une librairie de Scollay Square, vieux quartier en péril du Boston des années 1960. Plein d'appétit pour les mots, épris de nourritures spirituelles autant que terrestres, Firmin ne peut communiquer tous ses coups de cœur ni exprimer ses détresses, et voit avec révolte se déliter sa race comme son quartier, cernés par l'incompréhension des hommes et par les mécanismes du profit. Mais la rencontre avec un romancier marginal le sauve du pessimisme ambiant. Superbe hommage aux valeurs de l'écrit et aux singularités de toutes espèces, l'aventure de Firmin est aussi un fabuleux trait d'union entre littérature, exclusion et résistance.

Le deuxième est orienté nouvelles : Petit-déjeuner chez Tiffany de Truman Capote



Le narrateur, qui demeure anonyme pendant l'essentiel du récit, se remémore en compagnie du barman Joe Bell de leur ancienne connaissance commune Holly Golightly, dont ils croient reconnaître la représentation en une statuette portée par un nègre d'Afrique, sur quelques photographies transmise par un certain M. Yunioshi.

Le narrateur, Holly et Yunioshi furent tous trois voisins, quelques années plus tôt. Holly Golightly est alors une call-girl qui dérange ses voisins à toute heure, par ses fêtes interminables, ou bien en rentrant au petit matin accompagnée de clients. Alors que le photographe japonais s'en plaint, le narrateur, jeune écrivain dont la carrière ne décolle pas, se lie d'amitié avec Holly qui l'appelle Fred, du nom de son frère qui, dit-elle, lui ressemble.

Le troisième est une drame contemporain : l'Homme qui voulait vivre sa vie de Douglas Kennedy :

Ben Bradford a réussi. La trentaine, avocat compétent, un beau poste dans l'un des plus grands cabinets de Wall Street, un salaire à l'avenant, une femme et deux fils tout droit sortis d'un catalogue Gap. Sauf que cette vie, Ben la déteste. Il a toujours rêvé d'être photographe. Quand il soupçonne que la froideur de son épouse est moins liée à la dépression postnatale qu'à une aventure extraconjugale, ses doutes reviennent en force, et avec eux la douloureuse impression de s'être fourvoyé. Ses soupçons confirmés, un coup de folie meurtrier fait basculer son existence, l'amenant à endosser une nouvelle identité... De New York aux splendides paysages du Montana, une histoire d'humour et d'émotion, et un héros extraordinairement attachant, prêt à payer le prix pour vivre sa vie.

le quatrième concerne plus de la lecture Jeunesse : 35kg d'espoir de Gavalda

Grégoire déteste l'école, si fort qu'en sixième il a déjà redoublé deux fois. Le seul endroit qu'il aime, son refuge, c'est le cabanon de son grand-père Léon, avec qui il passe des heures à bricoler.

Quand Grégoire est renvoyé du collège, pourtant, Léon est furieux. II renonce à consoler son petit-fils et lui refuse sa protection. II est temps, peut-être, que Grégoire accepte de grandir...

Et enfin le dernier à ranger au rayon Fantasy : Waylander de David Gemmell

Le Roi de Drenaï a été assassiné. Une armée d’envahisseurs déferle sur le pays, avec pour mot d’ordre de tuer hommes, femmes et enfants. Mais tout espoir n’est pas perdu. Il repose sur les épaules de celui que la nation surnomme Waylander. Seul, il va s’aventurer en territoire nadir pour retrouver la célèbre Armure de Bronze, symbole de liberté.
Mais peut-on faire confiance à ce Waylander ?...
Après tout, c’est lui qui a assassiné le roi.

mardi 16 mars 2010

Les aventures de Tintin et Milou, tome 02 : Tintin au congo

Résumé : L'histoire se déroule pendant l'époque coloniale. Dans le cadre de son travail de journaliste, Tintin, accompagné de son chien Milou, se rend en paquebot au Congo, la grande colonie belge de l'époque. Tom, un homme embarqué clandestinement sur le même bateau, va tenter plusieurs fois de le tuer une fois qu'ils seront arrivés à bon port.

Mon avis : Encore une fois nostalgique, je me plonge cette fois ci dans mes anciennes BD. A défaut d'avoir le premier tome des aventure de Tintin et Milou (que je devrais recevoir sous peu), je vais commencer par le deuxième.

Je n'avais que très peu de souvenirs de ce tome mais en le relisant, l'histoire m'est revenue en tête au fur et à mesure des pages. j'emploie le terme "histoire" mais, pour ce tome, il n'est pas très approprié tellement on a du mal à y voir une quelconque trame principale. Cela ressemble plutôt à une succession d'histoires plus ou moins indépendantes. Seul le méchant principal de l'histoire permet de montrer une certaine histoire de fond. le personnage de Gibbons est introduit à la fin pour relier à Al Capone.

On peut souvent être choqué par ce que fait notre cher Tintin. En effet, tout au long du livre, il est aux prises avec des animaux qu'il tue sans le moindre remord. Il va même jusqu'à abattre un éléphant pour ses défenses. De plus, il est l'image même du colonialiste qui arrive en terrain conquis avec très peu de considération pour les Congolais. Ce la m'a particulièrement marqué lorsqu'il donne un cours aux enfants, il les prend pour de simples imbéciles et délimite ainsi une frontière entre Noirs et Blancs. Cependant, il faut replacer les choses dans leurs contextes. Ce tome est paru pour la première fois en 1930. A cette époque, je ne pense pas qu'on avait la même déférence pour les animaux et la nature en général. Pour le rapport Noirs/Blancs je ne conçois pas qu'Hergé ait voulu y mettre un appel au racisme mais seulement présenté un tableau de ce qu'était la colonisation (le Congo était une colonie belge) dans ce qu'elle avait de plus sale. Ce sont peut§être des maladdresses qui font passer Tintin pour un colonialiste vérreux à mon humble avis.

Ces maladresses sont aussi ressenties dans le dessin : on y voit beaucoup de défauts de perspective et une simplicité candide. On remarque, pour ceux qui ont lu la plupart des tomes, que sa technique s'étoffe au fur et à mesure des parutions.

Ce deuxième tome place tintin dans un contexte particulier qui nous est impossible de bien comprendre 80 années après. L'absence d'une vraie histoire et un dessin peu attrayant rend ce tome vraiment fade. J'y attribue la note de 11/20.

lundi 15 mars 2010

La Communauté du Sud, tome 1, Quand le Danger Rode

Résumé : Les vampires vivent désormais parmi les humains grâce à un substitut leur permettant de se nourrir sans tuer. Mais la méfiance règne toujours à Bon Temps, petite ville de l'Amérique profonde. L'arrivée de Bill, ténébreux vampire du me siècle va bouleverser la vie de la jeune serveuse télépathe, Sookie, d'autant qu'une vague de crimes s'abat sur la ville.

Mon avis : Après la lecture des quatre tomes de la saga Twilight, je me suis replongé, avec les conseils d'une amie dans le Bit Lit. J'ai choisi ce livre car il correspondait à la base de la série True Blood que je compte suivre d'ici peu. Le genre qui n'était pas à la base un genre que j'affectionnais, commence à me procurer un indéniable plaisir.

Le point le plus positif que je relèverais dans ce roman est que l'action est perpétuelle. On n'a pas vraiment le temps de s'ennuyer, dès les premières pages, on sait où l'on va et c'est ce que j'aime. La jeune Sookie semble avoir un caractère bien trempé ainsi qu'un don : lire dans les pensées des autres.
Les événements s'enchainent très vite et chaque chapitre recèle de nouveaux rebondissements. De plus, c'est très simple à lire dans la forme et le vocabulaire est basique donc idéal pour une lecture "détente".
J'ai apprécié aussi ce côté un peu plus "trash". Tous les aspects de l'amour et des conflits ne sont pas écrits de manière mielleuse et insipide mais avec tout un descriptif cru, choquant diront les âmes sensibles.

Cependant, quelques défauts ce sont révélés dérangeants. En effet, j'ai en premier lieu remarqué que les personnages nous surprenaient dans leur personnalité mais pas de manière logique. Par exemple, l'héroïne, Sookie semble au tout début avoir un caractère des plus affirmés et puis d'un coup, elle devient pleurnicharde à la limite du supportable. Ses sentiments sont souvent mal décrits. Il en va de même sur le second personnage central de l'histoire, Bill Compton : il est au premier abord un gentleman très intelligent et respectueux et, soudainement, il se montre vulgaire et obsédé par ce qu'il a sous la ceinture...
Toujours dans un manque de cohérence, les événement s'enchainent très vite, sans doute trop car on se demande parfois l'incidence des uns sur les autres. Aussi, on ne distingue pas où est réellement l'intrigue principale (on frise le ridicule avec l'apparition d'Elvis). Certaines parties auraient eu à mon sens besoin d'être développées.
Le dernier point qui m'a dérangé est la multitude de personnages qui sont plus ou moins mis en avant si bien qu'on ne sait pas trop, hormis Sookie et Bill, qui est important et qui ne l'est pas.

Malgré ses défauts, ce premier tome de la saga semble prometteur et m'a fait renouer avec le bit lit avec un plaisir non dissimulé. J'attribue ainsi la note de 14/20 à ce roman.



dimanche 14 mars 2010

Ilium de Dan Simmons

Résumé : Imaginez que les dieux de l'Olympe vivent sur Mars. Ils se déplacent librement dans le temps et l'espace grâce à leurs pouvoirs quantiques. Leur plus grand plaisir, c'est la guerre de Troie qui se joue sous leurs yeux. Pour y mettre un peu plus de piment, ils envoient des érudits terriens modifier les évènements à leur gré, en gardant toutefois le récit d'Homère comme référence. Mais en orbite autour de Mars, de petits observateurs surveillent les jeux divins. Batailles grandioses, intrigues politiques et amoureuses, dialogues savoureux, une fresque passionnante qui mêle space opera et mythologie avec grand brio !


Mon avis : Voilà maintenant deux ans que je connais cet auteur avec la lecture de l'échiquier du mal que j'avais littéralement adoré. J'avais ensuite continué sur Le cycle d'Hypérion, un space opéra mélangeant mythologie, poésie (particulièrement Keats)... Ce cycle est selon moi l'un des plus grands chefs d'œuvre de la Science Fiction connu à ce jour. Plus récemment, j'ai lu son dernier roman, Terreur, qui était d'une lourdeur incroyable et s'est avéré être une incroyable déception. Entre temps, j'avais entendu parler de ce diptyque Ilium/Olympos du même auteur dont les synopsis m'avaient passionnés car ils s'intéressaient à la mythologie grecque (la guerre de Troie), l'une de mes grandes passions...

Pour ceux qui me suivent quelque peu sur livraddict, vous pouvez remarquer que j'ai mis un certains temps à lire ce livre (même si j'en ai lu d'autres en parallèle), un peu plus d'un mois à vrai dire. Bien que ce soit un réel pavé, cela ne justifie pas tout.

Pour tout vous dire, ce livre a remis en cause mes capacités à lire des ouvrages complexes tant ma lecture fut laborieuse. Je vais donc vous exposer les trois raisons qui ont fait de ce livre un calvaire intellectuel.

Tout d'abord, la SF est poussée dans ces derniers retranchements : un vocabulaire des plus complexes qui laisseront les novices sur la touche ou encore des noms venus d'un autre temps qui ont la particularité de se ressembler... Bien qu'ayant un lexique à la fin du récit, j'ai eu beaucoup de mal à m'approprier tout ce langage d'un autre monde. Je n'avais pas ressenti cela lors de ma lecture du Cycle d'Hypérion, les termes étaient, si je me souviens bien, mieux distillés et expliqués au fur et à mesure du livre. Outre le vocabulaire "cosmique", l'écriture de Simmons est assez complexe et même son "Français" peut parfois se révéler compliqué rendant la lecture encore plus laborieuse. Cependant, il peut se montrer très cru et ainsi ne pas passer par quatre chemins pour décrire une action.

Ensuite, nous devons suivre trois histoires en parallèle : la première concerne deux moravecs (sortes de robots dotés d'une conscience), l'un passionné de Proust et l'autre de Shakespeare dont la mission est des plus obscurs... La seconde est celle d'humains qui vivent "à l'ancienne" : leur histoire m'a parut très floue du début à la fin, je ne comprenais pas leurs rôles, leurs liens avec le reste et surtout où amenaient leurs diverses actions. Je pense que c'est la partie qui m'a le plus déroutée et dérangée. Et enfin, nous suivons la vie sur Mars d'un scholiaste (spécialiste des récits homériques ramené à la vie par les dieux Grecs) qui peut se morpher en n'importe quel personnage et va ainsi perturber la guerre telle que nous la connaissons. Ceci est la partie la plus simple d'accès et dont le récit est le plus captivant par le style épique apporté par l'auteur pour décrire les scènes, celles relatant les batailles surtout.

Enfin, bien qu'un récapitulatif des personnages principaux de la guerre de Troie ainsi que des dieux grecs soit disposé à la fin de l'œuvre, il est conseillé d'avoir de solides bases en terme de mythologie grecque pour apprécier tout ce qui se passe et ne pas se perdre dans la multitude de protagonistes. Il en va de même sur la partie concernant les deux moravecs où l'on cite beaucoup Proust et Shakespeare ce qui peut être dérangeant pour un novice comme moi. Pourtant, encore une fois dans le Cycle d'Hypérion, Jonh Keats était très souvent cité mais cela n'a pas parasité ma lecture comme cela a pu être le cas sur ce livre.

En terminant la dernière page, il m'était impossible de définir si oui ou non j'avais aimé ce livre tant d'un côté j'étais perdu à plusieurs reprises entre une action très dense et un vocabulaire peu évident et de l'autre un récit épique qui me laissait parfois sans voix. Je n'arrive pas à savoir s'il me manquait un peu de "vécu" en terme de science fiction ou de connaissances mythologiques pour vraiment prendre toute la mesure de ce roman. Je le relirai sans doute d'ici quelques années pour voir si ma lecture était prématurée. Je conseille quand même ce livre à tous ceux qui sont passionnés de SF mais à qui je conseillerais de lire l'Illiade d'Homère au préalable ou alors un récit résumant la guerre de Troie avec quand même de nombreux détails et descriptions des personnages.
Bien que très dure à juger, j'attribue la note de 13/20 à ce roman.

samedi 13 mars 2010

Nouveaux Challenges et LC

Je pensais que j'allai me cantonner uniquement à un challenge (Big Challenge Livraddict 2010) mais voilà que notre chère amie Neph a créé un challenge Stephen King. J'ai toujours voulu découvrir cet auteur mais, n'étant pas amateurs de grands frissons, je n'ai jamais franchi le pas. Après quelques conseils, je me suis décidé.

Je me suis ainsi engagé, comme convenu dans les règles, à lire La ligne verte et à le voir en film. Si vous voulez en savoir plus, c'est ici que ça se passe.

J'ai aussi rejoint deux lectures communes organisées par evertkhorus sur deux livres dans ma PAL à savoir L'ombre du vent de Zafon et Le Nom de la Rose de Eco.




jeudi 11 mars 2010

Imhotep, l'inventeur de l'éternité de Christian Jacq

Résumé : Pharaon est mort, l'Égypte vacille. Le farouche prince Djéser, décidé à fonder une nouvelle dynastie, sera-t-il élu par le Grand Conseil, les dieux le désigneront-ils ? En cette période troublée qu'une force maléfique, l'Ombre rouge, compte exploiter pour établir le règne des ténèbres, un jeune artisan, Imhotep, découvre qu'il possède d'étranges pouvoirs. Comment pourrait-il imaginer son incroyable destin, lui, le foreur de vases appelé à devenir l'inventeur de l'éternité ? De sa rencontre avec Djéser dépendra l'avenir d'une civilisation qui sera bâtie par l'intermédiaire de la première pyramide en pierres, gigantesque escalier unissant la terre au ciel. Embûches, sabotages et maléfices se multiplieront pour empêcher le pharaon et Imhotep de réaliser leur Grand Oeuvre.

Mon Avis : Cela fait quasiment dix ans que je connais cet auteur grâce à sa saga Ramsès. La passion que je nourris depuis mon enfance pour l'Égypte fait que les livres de Christian Jacq finissent, à peu de choses près, dans ma bibliothèque. Je fut plus qu'agréablement surpris l'année passée en découvrant Toutankhamon, l'Ultime Secret par l'originalité dans le style de l'auteur qui s'est attaqué à une sorte de thriller ésotérique pour mon plus grand plaisir. En voyant son dernier roman arrivé et en constatant qu'il traite un des personnages que je souhaite découvrir depuis des années à savoir Imhotep, je n'ai pu retenir ma pulsion et voilà ce livre dans ma bibliothèque...

La déception fut vraiment très importante, trop palpable pour écrire un billet très détaillé. En effet, le reproche qui est souvent fait à Christian Jacq est que ces romans sont souvent répétitifs jusqu'à entendre dire "quand tu en as lu un, tu les as tous lu". Je n'étais pas d'accord sur ce point là après avoir découvert sa saga Les Mystères d'Osiris, le diptyque de la "Vengeance des Dieux" et encore plus "Toutankhamon, L'Ultime Secret". j'avais trouvé tous ces livres vraiment incroyables et palpitants...

Mais voilà, ce dernier livre reprend tous les aspects de ce qu'il a déjà fait dans l'histoire comme dans les personnages. Imhotep est le stéréotype de ses personnages : un bel homme, fort, intelligent, travailleur et déterminé. On a encore le droit au Pharaon quasi inébranlable (Djéser), à un gouvernement très compétent mais où réside un complot pour détruire le pouvoir en place, le fidèle ami (toujours un seul et unique...), Futé, dont les compétences et la fidélité ne sont pas à prouver, la femme inaccessible mais qui, de manière prévisible, finit dans ses bras (Néféret)...

Dans le scénario, on retrouve le même socle vu et revu : un complot fomenté par une force obscure qui rallie les différentes tribus ennemies ainsi que des responsables politiques pour détruire le Pharaon et son pouvoir, un jeune homme sans statu politique au départ qui gravit les échelons par son travail et son dévouement, des exploits en tout genre venant soit du Pharaon soit d'Imhotep... A aucun moment, je n'ai été surpris et je me suis sérieusement ennuyé...

En revanche, mes attentes envers cet auteur sont tellement importante qu'il soit fort probable que mon jugement soit obscurcit. En effet, en me mettant à la place d'une personne qui découvre les romans se déroulant en Égypte Antique et particulièrement ceux de Christian Jacq, ce roman peut être apprécié : l'histoire, bien que bâclée selon moi, tiens la route, on y apprend les grands traits de ce qu'a pu apporter Imhotep à cette civilisation, les personnages sont bien mis en valeur...

Pour un passionné comme moi, je ne pense pas que ce roman soit un incontournable., bien au contraire. Tout porte à croire que C. Jacq se soit "reposé sur ses lauriers" en n'apportant à l'histoire aucune originalité, peu de suspens et ainsi me provoquer un ennui total! Peut-être certains y trouveront leur bonheur... Cela ne m'empêchera pas de relire (notamment le Procès de la Momie dont le synopsis m'attire fortement) avec grand plaisir des romans de cet auteur mais il faudra relever ce niveau. J'inflige la sévère note de 06/20 à ce roman qui m'a procuré ma plus grosse déception littéraire depuis des années.

lundi 8 mars 2010

Méditer pour ne pas déprimer

Ce n'est pas par pure curiosité malheureusement que j'ai lu ce livre. pour vous parler un peu de moi, je souffre de ce mal (que l'on voit dans le titre) depuis maintenant deux ans et quand tout redevient normal, la chute n'en est que plus lourde... Je ne dresse pas ce billet pour un quelconque apitoiement sur mon sort qui n'est pas si triste que cela mais tout simplement pour d'une part, montrer qu'il ne faut pas avoir honte de cette maladie et d'autre part pour partager mes découvertes sur le sujet en terme de voie de guérison ne passant pas uniquement par les médicaments (dixit un spécialiste "votre corps n'aime pas les médicaments", pas facile de guérir ainsi...).

En premier lieu, ce livre m'a démontré que je souffrais bien d'une maladie car il dresse un portrait de tout les effets que cela peut avoir tant sur notre corps que sur notre psychisme. En effet, on y parle de tout ce qui peut nous traverser l'esprit dans ces moments là et en fait, les questions sont récurrentes chez les patients. Il est distingué une grande nuance entre les termes fatigue et épuisement qui me permet maintenant de mieux poser les mots sur mon ressenti : je n'ai plus aucune force, aucune motivation mais je ne baille jamais et n'arrive pas à dormir, je suis ainsi épuisé et non fatigué. Cet état n'est pas du à des réflexions multiples mais à des ressassements d'un passé qu'on ne peut guère changé et/ou d'un futur qui n'existe pas encore : on appelle cela ruminer.

Ensuite, tel un cours de méthodologie, les quatre spécialistes qui ont écrit cet ouvrage mettent en place un "parcours" sur deux mots pour mettre en place une stratégie d'acceptation des sentiments. En effet, la base de la philosophie bouddhiste est de se situer dans le moment présent en écartant passé et présent. Méthodiquement, on va apprendre au fur et à mesure des pages des techniques de plus en plus complexes mais accessibles pour avoir un contrôle sur ce flux trop abondant de pensées. La grande force de cette méthode est qu'elle présentée de manière très pédagogique : exemples d'anciens patients pour illustrer les divers ressentis, encadrés pour détailler précisément les techniques, chapitres, titres et sous-titres pour que ce soit bien clair dans notre esprit. A aucun moment un miracle est supposé, on nous permet juste d'appréhender notre corps et notre esprit dans un but d'acceptation et non de rejet constant.

Un CD Audio est disponible pour nous accompagner dans notre apprentissage. j'ai choisi de lire le livre dans son intégralité puis d'attaquer les exercices par la suite. Maintenant, c'est à chacun de voir comment il veut apprendre sur lui-même donc je vous laisse découvrir...


Pour conclure, bien que je n'ai pas senti une révolution dans ce livre sur le sujet, je suis prêt à tout pour sortir de cette impasse et je vais ainsi faire ces exercices pour voir ce que cela va m'apporter. Si je devais m'adresser à tous ceux qui souffrent de cette gangrène cérébrale, je devrais vous dire : ne désespérez pas, vous n'êtes pas seul alors essayez de vous en sortir sans vous brusquer mais en prenant du temps et en gardant de la patience.
Il m'est très difficile de mettre une notre sur un tel livre mais je vais quand même donné un 14/20.


jeudi 4 mars 2010

Le Manoir des Sortilèges de Serge Brussolo

Résumé : Gilles, un jeune écuyer, voit mourir son maître au cours d'un tournoi. Devenu la propriété du vainqueur, le voilà dès lors contraint de servir un étrange chevalier à l'armure couverte de rouille, et dont personne n'a jamais vu le visage. Ce baron maudit serait-il lié aux enlèvements d'enfants qui terrorisent la contrée ?
Peu après, ce maître mystérieux accepte une mission : retrouver, au coeur d'un manoir perdu dans les forêts du Ponant, un grimoire de sorcellerie dont la possession confère des pouvoirs maléfiques. Commence alors pour l'écuyer un dangereux voyage, qui va lier son sort à celui d'un monstre et l'entraîner aux confins de la peur.
Dans la veine du Château des poisons et de L'Armure de vengeance, Serge Brussolo nous plonge au coeur des superstitions et des ténèbres, dans un suspense qui ne laisse nul répit.

Mon avis : Dans le cadre de mon dernier partenariat, j'ai été choisi pour lire ce "policier" de Serge Brussolo dont le synopsis m'intriguait fortement. Pourtant, on ne peut pas vraiment dire que ce soit une nouvelle fois mon registre préféré... En effet, la période médiévale ne m'a jamais vraiment intéressé que ce soit en terme d'étude (je me rappelle m'être ennuyé à mourir pendant les cours sur cette période...) ou en terme de lecture à part quand la composante Fantasy y est ajouté. Cependant, depuis que j'ai lu le dernier roman de Ken Follet, j'avoue que le genre ne me pose plus de problème et cela s'est encore confirmé avec ce livre.

Un style efficace mais conventionnel

Serge Brussolo, dans ce livre, ne brille pas par son style littéraire qui est relativement banal. Il ne fait preuve d'aucun style particulier, identifiable entre plusieurs. L'écriture est assez glaciale comportant quelques termes médiévaux très justement distillés. En effet, même sans connaître tout ce registre, on est en aucun cas gêné dans la compréhension de l'histoire.
Cependant, il n'y a aucune maladresses, cela se lit relativement bien, toute l'intrigue est très ordonné. L'auteur rend ainsi son livre efficace ne se perdant pas continuellement dans des détails inutiles.

Des personnages vraiment mis en relief

Le principal atout de ce livre réside dans la qualité de la description de ses personnages. En effet, le trio qui compose cette aventure est vraiment très complémentaire. Nous avant en premier lieu le baron maudit, Foulques de Braz : un paladin d'une grande puissance, froid, grincheux, directif : un chevalier dans toute sa splendeur. Gilles, un jeune écuyer, qui après la défaite de son maître face à Foulques, est obligé de se mettre à son service. Aux premiers abords, le jeune homme s'avère être d'une naïveté à la limite du supportable mais, plus les chapitres avancent, plus il s'affirme et arrive, malgré ses pensées quelque peu conditionnées, à garder une sorte de maîtrise sur les événements et ses compagnons de voyage. Enfin, le dernier protagoniste est une jeune femme, Tara, une jeune sorcière envoyée par le prieuré pour aider Foulques dans sa quête où la sorcellerie est si présente que seule une sorcière peut y lever les pièges et autres mystères. J'ai vraiment apprécié ce personnage par le paradoxe entre son érudition vraiment complète et sa passion aveugle pour le paladin.

Une intrigue très complète

Bien qu'on puisse reprocher à se roman une certaine absence d'originalité (cocktail basique de médiéval, mysticisme, horreur...), il n'en est pas moins plus qu'intéressant. En effet, à part quelques passages assez ennuyeux où tout simplement un peu grotesques (l'attaque des moutons), le reste de l'histoire est prenant à souhait, on est sans cesse dans l'interrogation ou le doute. On ne sait pas où l'on va, on a du mal à prévoir la suite des événement et encore plus le dénouement. Foulques pourra-t-il lever sa malédiction? Tara sera-t-elle amnistiée? Gilles arrivera-t-il à faire succomber la jeune sorcière? Une conspiration se cache-t-elle derrière tout cela? Tout ce qui rend un policier alléchant bien que j'ai un peu de mal à le classer dans cette catégorie mais ceci est un autre problème.

Je ne classerai pas ce livre comme un chef-d'oeuvre mais tout y est réuni pour qu'il vaille le détour. Les amateurs de cette période historique seront encore plus ravis ce qui n'empêche pas les novices tels que moi d'y prendre gout.
J'attribue ainsi la note de 15/20 à ce policier et remercie Livraddict pour ce partenariat ainsin que Le Livre de Poche.




mercredi 3 mars 2010

Matilda de Roald Dahl


Résumé : A l'âge de cinq ans, Matilda sait lire et a dévoré tous les classiques de la littérature. Pourtant, son existence est loin d'être facile, entre une mère indifférente, abrutie par la télévision et un père d'une franche malhonnêteté. Sans oublier Mlle Legourdin, la directrice de l'école, personnage redoutable qui voue à tous les enfants une haine implacable. Sous la plume acerbe et tendre de Roald Dahl, les événements se précipitent, étranges, terribles, hilarants. Une vision décapante du monde des adultes !

Mon avis : Encore une fois, il n'était pas dans mes premières intentions de lire ce livre Jeunesse mais depuis que je suis membre de Livraddict, on peut dire que je fais tout sauf lire dans mes registres favoris. Bien entendu, si je le fais ce n'est pas par contrainte mais par la recherche de nouveau plaisirs ou alors à ceux que j'ai oublié l'âge avançant. Ce livre a été choisi pour le Book Club du moi de Mars après avoir choisi comme thème, l'auteur, Roald Dahl. Je dois avouer que ce n'étais pas mon premier choix car je pensais ne pas le connaître puis je me suis rappelais que c'était aussi l'auteur de Charlie et la Chocolaterie que j'avais lu... il y a environ quinze ans d'où l'absence totale de souvenirs. J'ai donc décidé d'y participer et le moins que l'on puisse dire c'est que j'ai été conquis.

Une plume acérée dans un paysage d'innocence

Quand on lit des romans à caractère Jeunesse, on s'attend rarement à avoir une telle critique dissimulée dans l'histoire. En effet, on peut ressentir tout le ressentiment de l'auteur à l'égard de la société tout au long de ce livre. Les "méchants" sont décrits avec un humour qui les décrédibilisent et les rendent presque ridicules. R. Dahl ne passe pas par quatre chemins pour dire ce qu'il veut et évite ainsi des détours inutiles. C'est direct et j'adhère!
L'univers dans lequel il nous plonge est à la fois loin et proche de nous. En effet, bien qu'écrit il y a déjà quelques années, le fond de l'histoire ne nous apparait pas si décalé par rapport à notre réalité. Beaucoup pourraient y reconnaitre allègrement un de leur proche, une personne jadis rencontrée ou encore un professeur passé ou présent...

Matilda et les autres

Ce qui m'a réellement séduit dans ce roman est que, dès les premières pages, on est de suite plongé dans l'univers qui gravite autour de cette pauvre Matilda. En effet, cette petite fille de cinq ans a la chance d'avoir des capacités incroyables : le calcul mental est un jeu qui ne lui coûte aucun effort, elle apprend à lire seule, elle dévore des livres comme des tablettes de chocolat... Malheureusement, on ne peut pas dire qu'elle soit entourée par une charmante famille qui l'aime comme il se doit. En effet, son père est infâme vendeur de voiture qui utilisent nombres de subterfuges pour duper sa clientèle, sa mère est (excusez-moi du terme mais il s'impose) une de ces pintades qui ne font rien, qui ont la critique facile et qui considèrent leurs enfants comme de simples objets appartenant à la maison et enfin son grand frère qui est un imbécile de base mais qui, étant le digne héritier masculin du père, est choyé au détriment de notre héroïne.... La vie n'est pas un long fleuve tranquille pour notre chère Matilda...
Heureusement, quelques personnes vont l'aider à affronter l'indifférence qu'on lui montre. Tout d'abord la bibliothécaire puis sa première professeur, Mademoiselle Candy. Cette dernière est l'incarnation de la gentillesse et va tout mettre en oeuvre pour montrer ce dont Matilda est capable. Malheureusement, il n'y a pas que sa famille qui lui porte préjudice...

Un conte indémodable

Comme je l'ai déjà évoqué, ce conte malgré son âge avancé peut toujours s'avérer d'actualité. L'histoire s'enchaîne avec un délice particulier. J'ai juste ressenti une baisse de mon attrait lorsqu'est apparu Mademoiselle Legourdin, qui, bien que représentante de toute cette caste de professeurs n'aimant pas les enfant, a trop été caricaturale à mon goût notamment avec son passé de championne de lancé du marteau... De plus, le côté "paranormal" apporté au courant de l'histoire m'a légèrement dérangé.

Un conte pour enfant qui traverse sans problème les générations et n'est pas dépourvu de méditation pour les plus âgés. Tout est mis en oeuvre pour nous porter du début à la fin dans un monde à la fois loin et proche de nous. Un vrai coup de coeur qui vaut la note de 18/20!

mardi 2 mars 2010

Ma première nouvelle : Ainsi revit le livre

Dans le cadre du lancement du premier numéro du livraddictmag, un appel aux livraddictiens avait été lancé. En effet, il s'agissait d'un concours de nouvelles où la meilleure (jugée par la team) devait être publiée dans le premier numéro. Malheureusement, nous n'étions que trois participants si bien que la Team a décidé de publier les trois nouvelles, merci à eux. Voici donc ma première nouvelle : Ainsi revit le livre.
N'hésitez à me donner vos réactions, même si elles sont négatives, au contraire, je ne demande qu'à apprendre de mes erreurs.

"«Joane, Joane, il faut te réveiller mon enfant.»
Il y a certaines nuits comme cela où ton esprit se situe entre les mondes du rêve et de la réalité. Cependant, un appel pendant mon sommeil relevait de l'inédit. J'entamais la suite de ma pseudo réflexion lorsque la voix récidiva :

« Joane, tu dois me suivre ».
C'était une voix de femme remplie d'amour et de chaleur. J'avais l'étrange sensation de l'avoir entendu quelque part. Ce que je ne comprenais pas, c'était que la situation aurait dû me paniquer alors que, non, je n'arrivais pas à avoir peur..Je me décidais donc à répondre bien que le caractère ubuesque de la la situation ne m'aidait pas à trouver mes mots. D'une voix tranchante, je clama :

« Qui êtes-vous et que me voulez-vous ?»

Toujours de cette même voix maternelle et protectrice, la présence me répondit :
« Pour savoir qui je suis, il te suffit simplement d'allumer ta lampe. Ensuite nous partirons toi et moi pour une petite balade qui nous conduira au Conseil. »

Je commençais à croire que je délirais. Me prenait-elle pour une imbécile? « Allumer ma lampe », comme si je n'y avais pas pensé... En réalité... Je n'y avais pas pensé...

Je tendis alors aveuglement ma main en direction de ma lampe de chevet et actionna l'interrupteur.

Ce n'était donc pas un rêve, il y avait bien quelqu'un dans ma chambre. La sensation que cette vois m'était familière se confirma alors. La jeune femme avait environ une vingtaine d'années, de magnifiques cheveux noir de jais descendant jusqu'en haut de ses cuisses. Elle avait le teint de ces magnifiques femmes indiennes que l'on voit dans les films. Elle portait une légère robe en cuir tanné qui découvrait son épaule gauche. Mon regard se posa alors sur son collier : un léger ruban de soie auquel était accroché une pierre blanche sans valeur apparente. L'évidence me fût alors limpide : c'était Pocahontas.

Rationnelle au possible, je commençais à me rendre compte que je souffrais de quelques troubles psychiques. Selon mes parents, il pourrait s'agir d'une réaction dû à mon adolescence approchante...Cela semblait si réel : ma chambre était dans le même état que la veille et Pocahontas paraissait si vraie! Non! Je n'étais pas folle.

Continuant de dévisager de mon regard ahuri la jeune femme, je me rendis compte que quelque chose n'allait pas chez elle, du moins dans son apparence. Ce n'était pas exactement la même « personne » que dans le Dessin Animé. Une incontestable tristesse l'affligeait, son regard était celui d'un appel au secours malgré toute la détermination qu'il en dégageait. Mon état semi-comateux n'arrivait à distinguer le rêve de la réalité.

De sa voix doucereuse, elle reprit au bout de quelques minutes ou bien quelques heures je ne savais plus : « Maintenant que tu m'as reconnue il est temps pour moi de t'emmener au Conseil ».
Je ne pris même pas la peine de répondre tant il me semblait être une évidence que je devais la suivre. Sans dire mot, elle se retourna et se dirigea vers la porte de ma chambre. Je poussa délicatement ma couverture sur la droite et sortis de mon lit. A pas de velours, j'avançai en direction de la belle indienne qui ouvris la porte.


Derrière ma porte de chambre, il n'y avait plus mon couloir, la porte de la chambre de mes parents... J'étais plongée dans un décor sorti tout droit de mes Dessins Animés d'enfance : une immense allée en pleine forêt où seule la nature exerçait pleinement ses droits. Les oiseaux gazouillaient, les cerisiers étaient en fleur. Pleins d'agréables odeurs et bruits arrivaient jusqu'à moi. Cependant, je reçu des sortes de flashs où je distinguais des carcasses d'animaux morts, des arbres calcinés, un silence pesant... Mon regard se dirigea alors sur Pocahontas qui, elle aussi, semblait perdre ses couleurs ou alors disparaître. Ces deux mondes surréalistes semblaient coexister, l'un parasitait l'autre.
Pocahontas s'exprimât alors : « Joane, presse le pas s'il te plait, le Conseil nous attend au bout de ce chemin.
Je n'osa guère répondre tant mes interrogations étaient nombreuses et la jeune indienne intimidante. Son inquiétude était accablante et ses doutes nombreux.


A deux-cent mètres environ de la fin du sentier, deux silhouettes se distinguèrent au loin. Il s'agissait d'un jeune homme d'une quinzaine d'année au vu de sa carrure et une femme portant des haillons. Je n'avais, à ce moment, aucune certitude mais des idées émergeaient doucement quant à leur identité.

Quelques minutes plus tard, nous arrivions dans une minuscule clairière où quatre souches d'arbre entouraient un feu. La symétrie quasi parfaite de l'endroit me donnait une fois de plus cette sensation surréaliste. Sur deux des souches étaient assises les deux personnes que j'avais aperçues et mes soupçons furent confirmés : il s'agissait de Peter Pan et Cendrillon. Le premier était vêtu de ses habits verts mais il était couvert de cicatrices. Quant à la seconde, ses joues creusées et son corps squelettique lui donnaient un aspect maladif. Pocahontas m'invita alors à m'assoir sur l'une des souches puis s'installa sur la quatrième.

Peter prit alors la parole : « Comme tu peux le remarquer, notre univers est en crise. Vous, les enfants, voulez grandir trop vite. Aussi, votre âme se corrompt par l'esprit adulte ». De sa voix larmoyante, Cendrillon ajouta : « Il... il ne faut pas nous oublier, l'enfance est une étape trop importante pour que vous la sacrifiez. Écoutez vos parents, vos professeurs mais ne les laissez pas vous faire devenir de jeunes adultes avant le moment propice. Vous avez toute votre vie pour cela. » et Peter de reprendre : « En continuant comme cela, vous arriverez le jour de votre mort avec pour sentiment la culpabilité d'avoir oublier que vous aviez été un jour un enfant et que...».

«Peter, s'il te plait, arrête. Je vais expliquer à Joane ce que nous attendons d'elle» le coupa alors Pocahontas puis reprit de son ton chaleureux : « Écoute Joane, nous t'avons choisi parmi des milliers de jeunes filles pour que tu donnes la possibilité à ton monde de ne pas oublier le merveilleux univers de l'enfance. A ton réveil, tu croiras que toute cette aventure n'aura été qu'un rêve mais nous te supplions de te rappeler nos paroles et ensuite d'agir, tu auras de nombreuses années pour cela. » Toujours impassible, je la regardais, j'étais perdue, je ne savais pas trop ce que l'on attendait de moi...

Après quelques instants, Pocahontas baissa la tête puis me dit : « Maintenant, réveille-toi! ».

Sursautant, le souffle court, je ressortis de mon cauchemar. Tous ces enfantillages n'avaient été qu'un rêve... Je remarqua soudainement que je portais à mon cou le collier de Pocahontas, à mon pied la pantoufle de verre de Cendrillon et une petite épée en bois de Peter à la main...
« Impossible! » criais-je.

Après quelques étourdissements, une idée, non, plutôt une pensée, un nom me vint à l'esprit : «Potter... Harry Potter ».

Lancement du premier Livraddictmag


Après plusieurs semaines d'attente, nous étions tous (les livraddictiens) vraiment ravis de voir apparaitre ce vendredi à 20h le premier numéro de l'aventure du livraddictmag. Comme le titre le suggère, c'est un magazine virtuel contenant des avis de lectures, un dossier spécial, un lancement de collection à savoir Ukronie (qui rique de vite faire augmenter ma PAL...) et quelques surprises à découvrir.
Je vous donne ici la possibilité de découvrir quelques pages : ENJOY!!

J'ai été d'autant plus ravi quand j'ai vu que ma nouvelle y avait été publiée, merci à eux! (je la mettrai en ligne demain sans doute)


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