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vendredi 30 avril 2010

Bilan du mois d'Avril

Je suis très ravi de mes vingts lectures de ce mois-ci qui sont composées de douze romans, sept mangas et une BD.

Ce fut le mois des découvertes notamment celle de Neil Gaiman avec l'Étrange Vie de Nobody Owens et le cycle de Bit Lit Mercy Thomson, sans doute mon cycle préféré en la matière pour le moment avec les deux premiers tomes.

Ce fut aussi un mois chargé d'espoirs déçu avec notamment le quatrième tome de l'Assassin Royal, le cinquième de l'Épée de Vérité et le troisième de la Fraternité du Panca.

Il n'y a pas eu d'incroyables coups de cœur ce mois-ci à part, s'il fallait vraiment en désigner un, le premier roman de Jean-Sébastien Hongre avec Un Joueur de Poker à qui je souhaite une carrière prospère.

Ma plus grande déception, encore plus surprenante que pour le premier tome de Fablehaven, va incontestablement à mon dernier livre du mois : Alice au Pays des Merveilles de L. Caroll, auteur que je découvrais.

J'ai aussi lu un chef-d'œuvre mais je ne vous en direz pas plus car il est programmé pour le mois de Mai.

Programme très chargé pour ce moi de Mai qui arrive, j'espère qu'il sera palpitant.

Alice au Pays des Merveilles de Lewis Caroll

Résumé : " Quand le Lapin sortit une montre de son gousset, la regarda et reprit sa course, Alice se leva d'un bond car, en un éclair, elle réalisa qu'elle n'avait jamais vu un lapin avec un gousset et une montre à en sortir. Dévorée de curiosité, elle le suivit à travers champs, et eut juste le temps de le voir s'engouffrer dans un vaste terrier sous la haie. " Pourquoi Alice s'étonnerait-elle alors de rencontrer chemin faisant une Reine de Cœur, un Griffon, un Chapelier, un Lièvre de Mars ou de prendre le thé chez les fous ? C'est au pays des merveilles que l'a entraînée le lapin blanc, un pays où elle ne cesse de changer de taille, et où tout peut arriver. Un pays que Lewis Carroll met en scène avec une rigueur impeccable dans la loufoquerie. Loin de la mièvrerie du conte enfantin, cette nouvelle traduction restitue au texte anglais toute sa verdeur mathématique.

Mon avis : Je me suis décidé depuis le mois dernier, que je finirai chaque mois par un petit classique qui tourne autour de cent pages. Au mois de Mars, c'était donc L'étrange cas du Dr. Jekyll et de M. Hyde et pour ce mois d'Avril, après visionnage du film de Burton du même nom, je me suis enfin décidé à lire ce classique de la littérature Jeunesse. Autant j'avais aimé le roman de Stevenson, autant celui-ci fût une totale déception.

Je pensais que l'écriture allait sortir du lot, surtout pour une lecture s'adressant aux enfant. La plume de Caroll est assez banale. Il est cependant audacieux dans ses parodies d'histoires pour enfants ou de textes moralisateurs (qui ont du faire du bruit à l'époque) mais ne connaissant pas les textes originaux, ça perd de son charme. Rien d'extraordinaire en revanche par rapport par exemple à R. Dahl. De plus, il n'y a quasiment aucune description, je n'ai donc jamais pu m'imaginer ce "pays des merveilles" et encore moins les protagonistes qui y vivent. De plus, les dialogues sont très saccadés et les débats tellement délirants qu'ils m'ont semblé futiles.
Sur plusieurs billets que j'avais précédemment consulté, certaines personnes parlait de "grand n'importe quoi". Il me semblait alors qu'il n'avait pas cerné la dimension onirique de ce livre mais après lecture, je me suis rattaché à leur pensée... Pourtant, des fois, au réveil, je caractérise facilement mes rêves comme chaotiques où illogiques et j'en passe. Mais ici, c'est effectivement du n'importe quoi sur tous les points...

Au point de vue de l'intrigue, c'est décousu au possible. On enchaine les scènettes sans trame vraiment concrète. Alice grandit, rétrécit et rencontre des animaux plus ou moins déjantés mais rarement drôles ainsi que quelques humains qui ne relèvent pas le niveau. Seule la Reine semble à peu près normale à part son hystérie de la guillotine... J'ai donc été totalement spectateur de cette histoire sans m'en imprégner. J'étais intégralement indifférent à l'intrigue mais aussi à son héroïne...

En effet, je serais incapable de décrire cette petite Alice aussi bien physiquement que par son caractère. On sait juste que c'est une jeune fille plutôt rêveuse et c'est ainsi qu'elle fait cet "incroyable" rêve. Sa repartie est souvent insipide, je pourrais en sa faveur dire qu'elle ne se laisse pas facilement démontée par ses rencontres fort peu sympathiques.

Pour conclure, ai-je trouvé les personnages attachants ou surprenants? Non. Ai-je été embarqué par ce monde onirique? Non. Ai-je trouvé cela amusant? Non, même pas divertissant... Ai-je aimé la plume de L. Caroll? S'il fallait dire un plus, je dirais qu'elle sort quelque peu de l'ordinaire.
Ce fût à ma plus grande surprise une totale déception et une lecture que je ne recommande à personne même aux enfants car je ne vois pas ce qu'ils peuvent y comprendre (s'il y a quelque chose à comprendre) ou en tirer. J'aime bien que des sentiment se dégagent de ce genre de romans. Or, j'ai été totalement spectateur d'une douce folie avec une placidité et une indifférence rarement égalées. Une lecture certes détestable mais comme je n'aime pas rester sur une mauvaise note surtout sur un auteur si connu, je lirai sans doute la suite. Je conseille beaucoup plus les adaptations cinématographiques faites respectivement par Dysney et Burton.
C'est donc avec un 6/20 que je termine ce mois d'Avril...


L'étrange Vie de Nobody Owens de Neil Gaiman

Résumé : Nobody Owens est un petit garçon parfaitement normal. Ou plutôt, il serait parfaitement normal s'il n'avait pas grandi dans un cimetière, élevé par un couple de fantômes, protégé par Silas, un être étrange ni vivant ni mort, et ami intime d'une sorcière brûlée vive autrefois. Mais quelqu'un va attirer Nobody au-delà de l'enceinte protectrice du cimetière : le meurtrier qui cherche à l'éliminer depuis qu'il est bébé. Si tu savais, Nobody, comme le monde des vivants est dangereux... L'Étrange Vie de Nobody Owens est un roman enchanteur, noir, magique, tendre et profond. La grâce absolue de Neil Gaiman, de retour après son livre-culte, Coraline.

Mon avis : Très difficle de juger ce livre car, à la fin, je ne savais si j'avais aimé ou non. Une certaine absence de sentiments que je n'avais jamais vécu. Je peux aimer, je peux ne pas aimer, je peux être mitigé mais là je suis, pour ainsi dire, resté indifférent, je développerai cette impression par la suite.
Il faut souligner que c'était pour moi une double découverte. En effet, d'une part, depuis que je suis sur livraddict, j'ai beaucoup entendu parlé de Neil Gaiman et il fallait que je comble cette lacune littéraire. D'autre part, je ne me souviens pas avoir lu un roman noir en Jeunesse . Certes il y a eu pas mal de Chair de Poule mais là, c'est plus de l'épouvante pour ados que du roman noir.

Au point de vu de l'histoire, ce que je reproche souvent aux romans Jeunesse est qu'on a dans une première partie, une succession de micro-histoires où, Bod (Nobody Owens), notre héros, grandit et fait la connaissance de plusieurs personnes dans le monde des vivants comme celui des morts. La particularité du personnage principal est qu'il a été confié, lorsqu'il était jeune enfant, par ses parents sur le point de se faire assassiner, à une famille de Fantômes. Il vit ainsi à cheval entre les deux mondes où il voit les fantômes mais peut s'entretenir avec les vivants. Ces rencontres, pendant plus de la moitié du livre, ne sont pas en rapport avec l'assassinat de sa famille alors que l'on s'attend à ce qu'il enquête ou se venge. Il rencontre ainsi une jeune humaine, une institutrice allemande assez rigide, une ancienne jeune sorcière mise au bucher etc.
L'autre personnage que l'on rencontre à quasiment tous les chapitres est Silas, son tuteur. C'est lui qui se charge de son éducation. Il lui apprend ainsi les rudiments de ce que peuvent faire les fantômes tels que l'Effroi, la Hantise... Cet enseignement plutôt original m'a bien plu. Cela change de nos cours ou alors de ceux de Harry Potter... C'est cependant l'une des seules choses que j'ai trouvées originales.

Avant de revenir sur le personnage de Bod, je trouve nécessaire de parler de l'écriture de N. Gaiman. L'un des gros points forts de ce roman réside en effet dans la plume de l'auteur. Sans être exceptionnelle, par sa fluidité, elle est très accessible. Elle est néanmoins assez complexe pour rendre appréciable la lecture aux plus âgés. Souvent, une écriture trop enfantine peut me rebuter mais Gaiman s'est adapté pour inséré assez de complexité pour toucher un plus large public.
On parle souvent d'écriture "colorée" mais ici c'est tout l'inverse et c'est ce qui fait que l'auteur sorte du lot. En effet, tout au long du récit, j'étais comme plongé dans un univers en Noir et Blanc. L'auteur a réussi, selon moi, à décrire une ambiance spécial, un univers à part dépourvu de couleurs. C'est assez complexe comme ressenti et je comprendrais très bien qu'on y adhère pas.

Grâce à cette particularité dans l'écriture, je n'arrivais pas à m'attacher au personnage de Bod, je ne ressentais même pas de la compassion, il me laissait de marbre. Ce sentiment a perduré jusqu'à ce que j'ai une révélation peu avant la moitié du livre, lorsque notre "héros" veut être comme les autres enfants et qu'il se décide d'aller à l'école "normale". En effet, son côté humain le rend visible aux yeux des humains mais son côté fantôme le rend complétement indifférent. Les enfants comme les professeurs ont du mal à se rappeler qui est ce jeune homme alors que celui-ci est très sérieux et excelle. C'est comme s'il était présent en classe et que lorsque il n'était plus en vue, il disparaissait des mémoires. C'est à ce moment que j'ai compris que l'auteur a réussi à ce que l'on se comporte comme les humains du livre : ressentir une totale indifférence pour le petit garçon.

L'autre point fort de ce roman est qu'il se démarque des autres romans Jeunesse par son absence totale de manichéisme. Il n'y pas vraiment le Bien d'un côté, le Mal de l'autre et rien au milieu. Au contraire, Bod et les fantômes réglent leurs problèmes grâce à des méthodes fantastiques comme l'Effroi ou la Hantise dont leurs noms respectifs parlent pour eux... On se rend compte aussi que Silas, le tuteur de Bod, n'est pas tout Blanc dans cette histoire, il a son jardin secret qui semble être loin de l'angélisme.

Je suis resté cependant sur ma fin en tournant la dernière page, tous les mystères n'étaient pas levés. Au contraire, on en rajoute même. On ne répond pas à la principale question du premier chapitre : pourquoi le méchant, le Jack, a fait ce triple homicide et surtout pourquoi il doit finir son "travail" en tuant Bod? Je n'ai pas été fasciné par les méchants de l'histoire que j'aime très charismatiques sans être caricaturaux.

Pour conclure, je pourrai dire que j'ai passé un agréable moment de lecture, que Gaiman a une superbe plume et qu'il a su nous plonger dans un autre univers mais je suis loin d'avoir adoré. Je n'étais plus enthousiaste que cela quand j'entamai un nouveau chapitre. Je renouvellerai l'expérience avec cet auteur car je pense que d'autres de ces romans peuvent me plaire plus que ce dernier. Il me manquait constamment quelque chose et la fin m'a laissé dubitatif. Je donne donc un 14/20 à ce roman.

Ils en parlent aussi : Miss Spooky, Azariel87, Leyla, wilhelmina, Kactuss, El Jc, Frankie, Bambi_Slaughter, Alice,




jeudi 29 avril 2010

Mercy Thompson, tome 2 : Les liens du sang

Résumé : "Grâce à la science, les bûchers de sorcières, ordalies et autres lynchages publics appartiennent au passé. En contrepartie, le citoyen modèle, rationnel et respectueux de la loi, n'a pas à s'inquiéter des créatures qui errent dans la nuit. Je voudrais parfois être l'un de ces citoyens modèles..."
La mécanicienne auto Mercedes Thompson a des amis un peu partout... y compris dans des tombeaux. Et elle doit une faveur à l'un d'entre eux. Pouvant changer de forme à volonté, elle accepte de prêter main-forte à son ami vampire Stefan pour remettre un message à un autre mort-vivant. Mais ce vampire inconnu est loin d'être ordinaire... tout comme le démon qui le possède.

Mon Avis : Après une lecture chargée de promesses du premier tome, il était évident que je place le second dans mes priorités livresques en matière de Bit Lit. J'avais trouvé quelques lacunes auparavant surtout dans l'intrigue qui était un peu maladroite ainsi que dans les repères du "qui fait quoi". P. Briggs a réussi à se débarrasser de ces défauts pour en faire une saga très convaincante.

J'ai étais encore plus séduit par Mercy : elle est courageuse, un caractère très marqué, un côté garçon manqué attachant mais n'en ait pas moins sensible. Son cœur balance toujours entre les deux loups-garous, Adam, Alpha de sa région, et Samuel, son premier amour dans le Montana. Elle n'arrive pas réellement à se décider. Ses histoires d'amour sont présentes dans le récit mais ne l'envahissent pas. On n'entre jamais dans des mièvreries auquel ce genre est souvent confronté.
Sur ces deux loups, on en apprend encore plus. D'un côté Samuel se sent très mal pour une obscure raison, il ne vient jamais aux faits avec Mercy mais préfère fonctionner par allusions. De l'autre, nous avons Adam, qui officialise au sein de la meute sa relation avec elle ce qui la place au second rend de la meute à son plus grand déplaisir. On parle moins des autres loups car on est focalisé sur ce tome sur les Vampires...
C'est donc Stefan, le Vampire ami de Mercy qui est le personnage secondaire le plus développé dans ce tome. En effet, dans le premier tome, on le voit surtout dans le chapitre rocambolesque se déroulant dans l'essaim. Il est censé être maléfique mais est le plus humain des vampires, il traite les hommes avec respect et non comme de la nourriture. On ne peut pas vraiment être touché par ce protagoniste car il reste très glacial mais est néanmoins intéressant.

Au point de vue de l'écriture, Briggs utilise un style très fluide mais ni mielleux ni niais. Elle va, dans les dialogues et dans les descriptions, à l'essentiel tout en gardant un univers très riche. J'ai trouvé qu'elle distillait très bien l'aspect documentaire lorsqu'il s'agit d'apprendre comment vit une meute ou alors le mode de vie des vampires. Elle reste fidèle aux légendes de ces créature en se permettant quelques libertés notamment, dans ce tome, sur la difficulté de créer un vampire.
Elle a su me réconcilier avec les loups-garous bien que je reste un inconditionnel des vampires, raison de plus qui m'a ravie dans ce tome.

Du côté de l'intrigue, dès l'entame du livre, on est pris dans l'enquête et on fait très peu de pauses. Ça bouge énormément et pourtant, on creuse sur les personnages comme sur les "races." Maintenant qu'on sait à peu près tout des vampires et des loups-garous, il me tarde d'en apprendre plus sur les faes qui ne dévoilent pas encore leurs cartes. J'espère qu'ils seront au cœur d'une future intrigue car certains semblent dissimuler une incroyable puissance.
Le seul bémol que j'adresse à ce tome est sa prévisibilité. Il y a en effet peu de rebondissements "choc" et j'avais découvert le dénouement de l'histoire très tôt sans erreur.

En résumé, une saga bit lit qui a su me séduire sans peine. Les chapitres ont défilé sans que je m'ennuie, les protagonistes sont très convaincant et on quitte l'aspect jeune fille éplorée. Le style est très fluide et on ne manque plus de repères par rapport au premier tome. Il m'a juste manqué une petite dose d'imprévu pour qu'il touche au domaine de l'excellent. Vivement la suite!!!
C'est donc avec un 17/20 que je termine ce billet.

mercredi 28 avril 2010

Saint Seiya épisode G tome 8

Résumé : L'avènement du dieu Cronos ! Cronos s'est matérialisé dans le sanctuaire ! Le dieu qui possède le cosmos le plus puissant de tous les titans en foule le sol... Les jeunes chevaliers d'or parviendront-ils à lui barrer la route ?

Mon Avis : Tout le tome est consacré à la bataille contre le Cosmos de Chronos cherchant d'une part à reprendre une forme matérielle et d'autre part de récupérer sa Soma (son arme). On le voit au début aux prises, dans un rebondissement assez convaincant, avec Saga, le Chevalier d'Or des Gémeaux, qui est la personnalité bénéfique du Grand Pope. C'est en revanche son côté maléfique qui le domine habituellement. S'ensuit alors un combat épique qui s'interrompt lorsque le Mal reprend le dessus sur Saga. Intervient alors Aiolia que l'on ne présente plus et qui, dans une tentative désespérée va se battre avec Chronos. Selon une prophétie, c'est pourtant lui qui aide le Dieu à se réincarner et récupérer tout son pouvoir.

On commence à avancer dans l'intrigue mais vraiment lentement. Ce tome est beaucoup plus palpitant dans les combat et moins niais dans les dialogues. En revanche, on retrouve les planches un peu trop denses qui empêchent une bonne lisibilité du dessin. On se demande parfois ce qui est représenté...
J'attribue donc la note de 13/20 à ce tome.


mardi 27 avril 2010

L'épée de Vérité, tome 5, L'Ame du Feu de Terry Goodkind

Résumé : Pour sauver sa vie et son amour, il faut parfois faire d'énormes sacrifices. Richard et Kahlan le savent mieux que personne, mais peut-être pas encore à quel point... Car, pour arracher à la mort l'homme qu'elle aime, la Mère Inquisitrice a prononcé le nom des trois Carillons. Sans le vouloir, elle a ainsi invoqué des êtres de l'au-delà et libéré une puissance destructrice inimaginable. On raconte que les trois Carillons volent les âmes des vivants et absorbent toute la magie du monde! Richard, Kahlan et Zedd se lancent dès lors dans une effrayante course contre la montre. S'ils perdaient leurs pouvoirs magiques, comment pourraient-ils s'opposer à l'invasion des hordes du terrible empereur Jagang ?

Mon Avis : Cycle incroyable qu'est l'Epée de Vérité, l'une des sagas les plus vendus actuellement en Fantasy. Après un premier tome un peu long à se mettre en place, un deuxième comportant trop de longueur et une histoire moins palpitante. Cependant les tomes trois et quatre ont réussi à me séduire avec une action beaucoup plus perpétuelle tout au long du récit et des personnages de plus en plus développés et attachant. Ma préférence va à Zedd, premier sorcier et aussi grand-père de Richard, le héros principal. Malheureusement, ce tome est un peu retomber dans un schéma beaucoup plus lent et moins palpitant...

On commence par une situation totalement burlesque ou Richard est convaincu qu'un poulet maléfique est à l'origine de la mort d'un chasseur du Peuple d'Adobe (tribu alliée à Richard et Kalhan, son épouse mais aussi la Grande Inquisitrice)... J'avoue avoir souri car ce n'est pas trop l'apanage de Goodkind de mettre ses héros dans des situations ridicules. Cette partie est vraiment trop longue et lassante, on ne sait pas trop où l'on va jusqu'à ce que Kalhan réalise que son mari ne devient pas fou mais qu'il s'agit des Trois Carillons, apparus dans leur monde afin de détruire toute magie.
En parallèle, on est perturbé par l'histoire d'un personnage totalement inconnu du nom de Fitch qui vit dans une contrée que nous n'avons pas encore visité, le pays d'Anderith. Il est employé dans les cuisines du palais royal mais devient très vite messager pour un membre du gouvernement, Dalton, un homme peu scrupuleux au service du Ministre de la Civilisation.
On suppose que les deux récits vont se rejoindre mais cette partie est longue à se mettre en place et aucunement palpitante... On se demande souvent quand on va parler de Richard, trop peu présent à mon gout dans ce tome... La particularité de cette région, Anderith, est que deux peuples y cohabitent : les Anderiens donc mais aussi les Hakens qui, selon la légende, les persécutaient jadis. La tendance s'est inversée à l'apparition d'un puissant sorcier, Joseph Ander. C'est à présent les Andériens qui dirigent et asservissent les Hakens conditionnés à se dire qu'ils sont des êtres impurs ne méritant rien de bon. Ils se laissent donc exploiter sans aucune révolte.

Au niveau des personnages, beaucoup de déceptions aussi. Ce fameux Fitch s'avère vraiment candide frôlant trop souvent la stupidité, un anti-héros peu attachant. Il va servir sans s'en rendre compte, les desseins machiavéliques du pouvoir en place. Il a une amie, Beata, fille de caractère mais peu développée.
Ce tome marque aussi un arrêt dans l'approfondissement des personnages principaux. Il sont déjà bien moins présents que précédemment. On est ravi de les voir au début enfin réunis mais après la dispersion, on voit un peu Zedd, un peu Anna (la dame abbesse, dirigeante des Sœurs de la Lumière) et un peu Cara la Mord-Sith que j'apprécie beaucoup. Quant à Kahlan et Richard, rien de nouveau à part que lui semble un peu différent depuis sa maladie, il semble ailleurs, un peu perdu. Elle est toujours aussi déterminée mais on ne creuse pas plus qu'auparavant.

En bref, beaucoup de déceptions au vu de l'attente que j'avais de cette suite : trop long à se mettre en place, nouveau personnages peu convaincants, personnages principaux pas suffisamment travaillés, une intrigue de fond peu palpitante sans rebondissement épique... Cependant, Goodkind sait remarquablement bien faire passer la médiocrité. J'ai passé un moment un peu ennuyeux mais je n'ai jamais lâché. Bien entendu, au vu de ce qu'on m'a dit de la suite, je ne laisserai pas tomber et je retrouverai avec plaisir Richard et Kalhan. J'attribue donc un 13/20 à ce tome.

vendredi 23 avril 2010

Saint Seiya épisode G tome 7

Résumé : Les dieux obscurs des temps passés sont revenu s à la vie ! Le palais du clan des titans, le Cronos Laburinthos, est réapparu bans le monde des mortels ! Et les onze titans ont ressuscité ! Face à ses puissants ennemis, l'éclair d'Aiolia déchire le ciel !

Mon Avis : Nous avions seulement fait la rencontre de trois des Titans mais, à la fin de la cérémonie, les voilà tous, à l'exception de leur maitre Chronos, revenus du Tartare pour mener la guerre sur Terre. Ils sont réunis au Chronos Laburinthos (magnifique planche) et préparent la récupération de l'arme de leur maître.
On a ensuite un bref affrontement entre l'un des derniers Géants et Milo, Chevalier d'Or du Scorpion que nous n'avions pas vu à l'œuvre précédant un combat épique entre Shura, le chevalier d'Or du Capricorne et l'un des nouveaux Titans. Aiolia tente d'intervenir en vain. Cela permet de créer un lien entre deux chevaliers qui se haïssent, Shura étant l'exécuteur du frère d'Aiolia, Aiolos. Cet affrontement mêle ainsi émotion et affrontement. Mais... c'est toujours pareil : les méchants disent qu'ils sont des Dieux et que les humains ne peuvent rien leur faire et les gentils, au bord de l'agonie, trouvent un pouvoir qu'on espérait plus... Ce combat ne va pas jusqu'au bout nous laissant une nouvelle fois sur notre fin...
On assiste aussi à une faille du grand pope confrontée à sa personnalité bénéfique qu'il tente de dissimuler ce qui pimente sa future position pour le soutien ou non de Chronos.
Petit plus tout de même, les planches sont de plus en plus en plus belles (énorme coup de chapeau pour le palais de Chronos) et la surcharge de détails est de moins en moins pratiquée.

On stagne toujours et les combats se ressemblent. Je poursuivrai mais je commence à me lasser, j'espère être plus surpris... C'est donc avec un amer 11/20 que je termine ce tome.



lundi 19 avril 2010

Un Joueur de Poker de Jean-Sebastien Hongre

Résumé : Informaticien, marié et bientôt père, Antoine aurait tout pour être heureux s’il ne se sentait pas enfermé dans la routine et asservi par le destin.
Jusqu’au jour où il se découvre un don inné pour le poker.
Il voit alors s’ouvrir devant lui un autre chemin : la promesse d’un dépassement de soi, la possibilité d’un parcours héroïque.
Pour se sentir enfin unique, il va devoir s’émanciper de tout ce qui le constituait et refondre jusqu’à sa propre identité.

Son parcours initiatique l’entraînera des tables de jeu parisiennes aux plus grands tournois de Las Vegas.
Une ascension stupéfiante qui bousculera le milieu du poker et le mènera aux portes de la folie.

Mon avis : Toujours amateur de d'activités novatrices, j'ai sauté sur l'occasion de participer au Book Club spécial organisé par livraddict en partenariat avec les Éditions Anne Carrière que je remercie. Le sujet du Poker n'a pas été le facteur déclencheur de mon choix. En effet, j'adore les jeux de cartes mais pas réellement celui-ci sachant que je ne le considère pas comme tel mais plus comme une guerre psychologique agrémentée de hasard. C'est en revanche le synopsis qui m'a définitivement convaincu. Je lis très rarement ce genre de livres contemporains et c'est avec quelques appréhensions que j'ai abordé celui-ci.

On cerne dès le premier chapitre la personnalité d'Antoine : il n'a jamais vraiment mené sa vie laissant faire les choses et particulièrement sa femme, Pascale. C'est elle qui prend les décisions, c'est encore elle qui parle de lui (il faut dire qu'il se plonge dans un mutisme assez repoussant) à ses amis, c'est une nouvelle fois elle qui prend soin d'arrêter la pilule afin d'avoir un enfant... En ce qui concerne sa carrière, on ne peut pas parler d'échec. En effet, il n'a pas fait d'études mais en tant qu'excellent autodidacte, il est devenu un informaticien plus que compétent. On pourrait le croire ambitieux mais au contraire, il laisse faire les choses sans grande conviction. Tout ce qu'on peut en déduire c'est que, par se manque de contrôle et de prise en main sur sa vie, il est très loin d'être épanoui. C'est ce qui m'a fait accrocher directement à cet ouvrage, je me suis identifié, avec tout ce que cela implique, à Antoine vivant en ce moment une sorte de crise d'identité.

Ce qui me dissocie de lui principalement est que lui trouve (enfin) sa raison d'être et vous l'aurez compris, il s'agit du Poker. Il s'éprend de ce jeu auquel il s'adonne pendant quasiment tout son temps libre d'abord sur Internet puis dans un Club dans lequel il fait la rencontre de Louis qui deviendra rapidement son mentor. Pour une fois dans sa vie, il a un but, il s'ouvre à ce vieil homme pour recevoir tout ce qu'il a à lui enseigner. Il vit ainsi un parcours initiatique le menant de plus en plus loin, de plus en plus haut dans la terrible sphère du jeu. Cependant sa vie sera semée d'embuches et l'on vivra à ses côtés ses moments d'euphorie comme de détresse. J'étais tellement imprégné de cet histoire que j'ai cru jusqu'à la fin qu'il s'agissait d'une biographie...

Pour son premier roman, j'ai trouvé la plume de J-S. Hongre vraiment intéressante. Très accessible, elle est dépourvue de mièvreries dans les descriptions rendant l'histoire encore plus plausible. On s'imagine très facilement les personnages tant sur le plan physique que sur le plan psychologique.

Il ne faut pas se laisser effrayer quand on n'apprécie guère le Poker. Le monde du jeu est très présent mais n'est qu'une toile de fond pour montrer que le destin, même lorsque tout semble aller à sens contraire, recèle des surprises et qu'il ne faut jamais s'avouer vaincu. La chance peut arriver même en présence de succession de bad beats (il faut lire le livre pour comprendre^^)...

Pour revenir sur Antoine, on pourrait juger son indifférence à l'égard de sa famille comme s'il était dépourvu de bien en lui mais toutes ses années (avec son passé tragique) d'indifférence et d'intériorisation l'excusent à mon sens.
Un chapitre, consacré justement à son enfance m'a fait tiré les larmes. Je n'ai pourtant pas l'habitude de sortir d'un contexte quelques bribes d'un roman mais j'ai vécu cette partie comme si on mettait des mots sur ce que je ressens et sur la gestion de mon passé :

"Le malheur ne l'avait pas rendu plus fort. Tout juste s'était-il abandonné pendant des années, pour mieux se protéger, sans enjeu, porté par le temps, le regard de son père accroché à sa mémoire. Antoine avait sans doute étreint trop tôt cette frontière entre la lumière et l'obscurité, le mouvement et l'inertie, la vie et la pourriture."

Pour conclure, j'ai passé un excellent moment de lecture, bref mais intense. Pour un premier roman, j'ai trouvé cette histoire vraiment prenante et palpitante. Seul regret ; j'aime les "happy end" mais chut, je n'en dirai pas plus... J'espère que M. Hongre continuera d'écrire. Je remercie une nouvelle fois les Editions Anne Carrière et Livraddict pour ce partenariat que je regrette aucunement et j'attribue donc un 17/20 à ce roman.

Ils en parlent aussi : Heclea, Mallou, Valérie, Evertkhorus, baba, Stephie, Jerome, Lagrandestef, Lyra Sullyvan, Nathalie

dimanche 18 avril 2010

Fablehaven, tome 1, le Sanctuaire secret

Résumé : Depuis des siècles, les créatures fantastiques les plus extraordinaires se cachent dans un refuge secret, à l'abri du monde moderne. Ce sanctuaire s'appelle Fablehaven. Kendra et Seth ignorent tout de ce lieu magique, dont leur grand-père est pourtant le gardien. Un jour, ils découvrent l'incroyable vérité : la forêt qui les entoure est peuplée d'êtres fabuleux - fées, géants, sorcières, monstres, ogres, satyres, naïades... Aujourd'hui, l'avenir de Fablehaven est menacé par l'avènement de puissances maléfiques. Ainsi commence le combat des deux enfants contre le mal, pour protéger Fablehaven de la destruction, sauver leur famille... et rester en vie.

Mon avis : Fablehaven par ci, Fablehaven par là, il faut dire que j'en ai énormément parlé ces derniers temps... Il fallait donc que je construise mon avis et pour une fois, j'en attendais beaucoup sachant que la plupart le montrait comme un réel coup de cœur. Malheureusement, je suis loin de partager ce sentiment...

Dans l'intrigue comme dans les personnages, j'ai eu sur la première partie, une impression de succession de clichés : Kendra et Seth sont frère et sœur. Le garçon est intrépide et ne demande qu'à faire des découvertes au mépris du danger et en paye vite les conséquences. La jeune fille, beaucoup plus mature, est très curieuse et déterminée, elle me paraissait même coincée donc peu attachante. Ils arrivent en vacances chez leurs grands-parents qui ont pour responsabilité de préserver les espèces magiques, une sorte de réserve surnaturelle. Se succèdent alors plusieurs créatures mystiques connues tels que les fées, les satyres, les sorcières etc.

La première partie du roman ne suit pas une trame spécifique mais une succession de petites histoires où chacun des enfants tente de découvrir un à un les secrets que recèlent le domaine. On fait la connaissance successive de créatures féériques et on se rend vite compte que la notion de Bien ou de Mal n'a que très peu de sens. On rencontre des fées, un golem bien élevé, une sorcière qui semble prisonnière etc. Ma préférence qui tranche un peu avec toutes ces créatures déjà connues va à la vache géante, Viola, dont les apparitions m'ont fait sourire. Première déception : je ne savais pas où nous embarquait le récit.

J'ai été cependant bien plus convaincu par la deuxième partie. En effet, une fois tout ce petit monde présenté, l'action s'enchaine très vite après une nuit mouvementée où disparait le grand-père des garnements. Les enfants se trouvent alors livrés à eux-même et vont tout faire pour le retrouver. On assiste à de nombreuses surprises, une action beaucoup plus soutenue et enfin un but, une trame de fond. Heureusement que cette partie a ravivé ma curiosité car je m'ennuyais fermement.

J'ai eu un sentiment tout au long du livre que je ne connaissais pas jusqu'ici. Je n'avais pas l'impression d'être dans Fablehaven mais je me revoyais dans d'autres livres ou même des films tels que Jumanji, Le Monde de Narnia, La Croisée des Mondes... Ce livre manquait dans l'histoire une certaine empreinte qui m'a désorienté.

J'ai aussi ressenti ce manque d'identité dans l'écriture de Brandon Mull que j'ai trouvé basique. J'adhère à celles que je suis capable de dissocier des autres, qui sont particulières à un auteur. Si on me confronte celle-ci avec celle d'un auteur que je ne connais pas dans les romans Jeunesse, je ne pourrais faire de différence. Certes, elle est très fluide et permet au livre de se lire très rapidement mais il m'a encore une fois manqué quelque chose. Après avoir lu du Bottero, cela semblait bien fade et c'est là où je me suis rendu compte que j'étais vraiment dans un livre Jeunesse et non un livre adressé à un large public.

J'ai passé ainsi un bon moment de lecture mais beaucoup de détails m'ont empêchés de le trouver particulier et exceptionnel. Peut-être en attendais-je trop, je ne pourrais le dire. Ce n'est donc pas du tout un coup de cœur, juste un livre que j'ai bien aimé. En revanche, c'est une lecture que je conseillerai plus à des enfants qu'à un large public adulte. Je donne donc deux notes : 15/20 pour les adultes et 17/20 pour les enfants et pré-ados.

jeudi 15 avril 2010

Saint Seiya Episode G, Tome 6



Ce tome démarre en trombe par l'affrontement d'Aiolia et Coeos le Titan devant le sanctuaire en Inde où Shaka, le Chevalier d'Or de la Vierge invoque un mystérieux pouvoir pouvant stopper les Titans. Cependant, ce dernier nécessite une méditation donc une protection ordonnée à Aiolia.
Ce combat comporte de magnifiques planches et un rebondissement intéressant malgré l'éternel jeu auquel s'adonne Kurumada à savoir "je suis au bord de la mort mais je fais exploser mon Cosmos encore plus fort" qui frise souvent le ridicule. C'est dans l'émotion que Aiolia va le chercher rendant négligeable cet aspect.
On rentre ensuite dans une phase très découpée entre plusieurs personnages : tout d'abord un entretien entre le Grand Pope et Masque de Mort. Ce dernier lui prête une allégeance dans le mal. Par la suite, deux Géants (très bien dessinés) se dressent devant Aiolia qui n'a plus aucune force après son combat mais Shaka a fini son rituel et intervient à son secours... On en finit avec l'arrivée d'un héros réanimé par les Titans, Hector, chargé d'attaqué le Chevalier d'Or du Lion. Cependant, pendant sa convalescence, on a ordonné à Milo, Chevalier d'Or du Scorpion, de le protéger malgré leurs différents (apportés avec une sympathique touche d'humour).

En somme, un tome où se mêlent affrontements, humour, émotions, jolies planches mais l'on reste loin d'une saga très palpitante où rien n'est prévisible. L'histoire de fond n'est pas assez exploitée pour le moment à mon sens. Ce tome mérite donc un 13/20 même s'il n'est pas facile de juger ce genre de livre.

mardi 13 avril 2010

Les aventures de Tintin et Milou, tome 05 : Le Lotus bleu

Résumé : Un messager venu de Chine vient rencontrer Tintin dans le palais de son ami le Maharadjah de Rawajpoutalah, où notre héros se repose. mais il est touché par une fléchette empoisonnée au radjaïdjah, le poison qui rend fou. Il n'a que le temps de prononcer les mots Shanghaï et Mitsuhirato, avant de sombrer dans la folie. Très vraisemblablement, cette affaire a un lien avec les trafiquants de drogue que Tintin a combattus dans l'album Les Cigares du pharaon. Tintin part à Shanghai pour rencontrer Mitsuhirato mais subit divers attentats ratés...

Mon avis : Tadaaaaam. Désolé pour cette entrée en matière quelque peu farfelue mais c'est pour dire, enfin un super Tintin. Comme je l'avais souligné sur les albums précédents, l'histoire était quelque peu décousue et les dessins approximatifs. Le Lotus Bleu est donc la suite des Cigares du Pharaon. Tintin continue son parcours qui le mène de l'Europe à l'Asie de l'Est en passant par le Moyen Orient où il avait déjoué un complot sur un trafic de drogue.

L'intrigue est donc très bien construite à partir d'un complot de plus haut niveau impliquant plusieurs pays. On commence par la convocation de notre reporter, dès son arrivée à Shangaï, par un certains Mitsuhirato qui essaie de le renvoyer au Moyen Orient pour l'éloigné de l'Asie afin qu'il ne se mêle pas des complots qui se trament. Du côté des méchants, on retrouve les Américains Dawson et Gibbbons qui tente sans cesse d'abattre notre héros. Tout cet agrégat de mauvais bougres conspirent afin de déclencher une guerre entre la Chine et le Japon. Tinitin va rencontrer une famille de Chinois qui va l'aider à déjouer les plans machiavéliques et fera la connaissance d'un personnage qu'on retrouvera à notre retour en Asie, Tchang.

Tintin, tout au long de l'album alterne sans cesse entre enquête et fuite. L'action est perpétuelle et bien construite, un régal. Une petite touche d'humour est apportée une nouvelle fois avec nos amis les Dupont et Dupond qui sont chargés d'arrêter Tintin mais qui par leurs bourdes nous amusent bien.

Le dessin est lui aussi plus affirmé et détaillé sans être vraiment très beau.

On est enfin lancé sur les très bons albums qui ont fait la renommée internationale du reporter belge. Un tout qui vaut un 16/20.

Vous aimerez sans doute :
- Tintin au Congo
- Tintin en Amérique
- Tintin et les Cigares du Pharaons

lundi 12 avril 2010

Jan Karski de Y. Haenel

Il y a maintenant plus de deux mois, j'ai lancé un challenge dont le but était de lire des livres dont les genres ne nous affectionnent pas particulièrement : "les lectures que l'on ne s'imagineraient pas lire". Ainsi j'ai été défié par 100choses sur le genre biographique sur ce livre de Haenel : Jan Karski.

Résumé : Varsovie, 1942. La Pologne est dévastée par les nazis et les Soviétiques. Jan Karski est un messager de la Résistance polonaise auprès du gouvernement en exil à Londres. Il rencontre deux hommes qui le font entrer clandestinement dans le ghetto, afin qu'il dise aux Alliés ce qu'il a vu, et qu'il les prévienne que les Juifs d'Europe sont en train d'être exterminés. Jan Karski traverse l'Europe en guerre, alerte les Anglais, et rencontre le président Roosevelt en Amérique. Trente-cinq ans plus tard, il raconte sa mission de l'époque dans Shoah, le grand film de Claude Lanzmann. Mais pourquoi les Alliés ont-ils laissé faire l'extermination des Juifs d'Europe? Ce livre, avec les moyens du documentaire, puis de la fiction, raconte la vie de cet aventurier qui fut aussi un Juste.

Mon avis : Comme il y a pas de chose à dire sur les trois parties, commençons donc par la forme. A part dans la seconde, le style de l'auteur est pour le moins insupportable. Aucun confort de lecture, les phrases sont mises à la suite tel un maelström de pensées lancées les unes à la suite des autres. Ainsi, pas un seul alinéa, pas un peul saut de ligne mais que des pages pleines sans pouvoir marquer une pause franche. C'est un style que je n'apprécie guère préférant une mise en page aérée facilitant l'attrait pages après pages. Cependant, le style de Haenel est très fluide, il emploie un langage accessible sans passer par des termes élitistes et nous épargne des détours historiques réservés aux seuls spécialistes.

Sur le fond, on peut dire que les premiers abords furent douloureux. La première partie décrit une partie du film La Shoah de Landzmann où intervient Karski. N'ayant pas vu ce film, je n'ai pas du tout compris cette entame de livre qui peut en rebutter plus d'un pour la suite. J'ai eu comme l'impression de débarquer dans une salle de cinéma après avoir raté les trois quarts de la projection, je n'ai pas vu le début donc la suite m'apparait floue... Ces trente premières pages furent un calvaire intellectuel et un ennui insurmontable...

J'étais ravi d'en terminé avec cette description et j'entamais ainsi la seconde partie avec une certaine réserve. Je fus conquis. Le Savoir est pour moi une sorte de drogue, je m'abreuve de connaissance en tout genre du plus utile et intéressant au plus futile. Cette seconde partie relate donc, dans un exercice de dissertation des plus réussis, la vie de résistance, de séquestration ainsi que de transmission de savoir auquel s'est adonné le Polonais durant toute sa vie. J'ai donc appris beaucoup de choses et vu la guerre d'un autre angle que celui que l'on nous a enseigné centré sur la France.

La troisième partie a deux défauts majeurs : d'une part elle reprend le style de débit de pensées de la première et d'autre part elle est chargée de présomption. En effet, Haenel témoigne comme s'il était Jan Karski lui-même en employant le "je". Il s'agit donc d'un récit fictionnel mais aucune mention ne l'atteste et aucune distance n'est mise par rapport aux accusations alors que la forme est un témoignage. Car l'auteur n'y va pas de main morte : centré sur la cause Polonaise seule, cette partie dénonce la passivité des Alliés pendant que les Juifs étaient déportés. Il pousse même le débat à son paroxysme en s'interrogeant si leur absence d'acte ne fut pas aussi grave que celle des nazis annihilant le peuple Juif. Très peu de mesure est apporté à ce témoignage bien qu'il soit très touchant. On occulte quand même la Résistance dans les pays qui ont capitulés et surtout le débarquement des Américains libérant ainsi le monde du joug nazi. Je doute que cet homme qui ait eu une vie si tumultueuse ait été une personne si obtus.

Difficile de dégagé un bilan global de cette lecture tant les éléments y sont dissociés. On apprend beaucoup mais on ne sait pas si l'auteur veut faire passer un message ou s'il transmet purement la pensée de Karski. Quand j'entends parlé de guerre mondiale, j'écoute souvent une chanson de Goldman, Né en 17 à Leidenstadt qui me rappelle qu'il est très facile de dire ce qu'on aurait pu faire mais l'aurait-on fait? La dénonciation est facile quand tout est terminé.
Je remercie donc 100choses pour cette découverte et je finis par attribué un 13/20 à cette lecture. La biographie ne me rebutte pas tant que cela quand le personnage décrit est intéressant et ce fut le cas ici.
Challenge : Les Lectures que l'on ne s'imagineraient pas lire 1/2


dimanche 11 avril 2010

L'Assassin Royal, tome 4, Le Poison de la Vengeance

Résumé : Royal, l’usurpateur monté sur le trône des Six-Duchés, est persuadé que Fitzchevalerie, son ennemi intime, est mort. Mais celui-ci, caché à l ‘écart de la cour avec Burrich, prépare sa vengeance…

Mon avis : Après la récente lecture du troisième tome qui s'était avérée incroyable, j'en attendais beaucoup de sa suite. Cette saga est l'une des plus renommée en matière de Fantasy, il était donc obligatoire que j'en passe par là. Globalement, il y a quelques défauts qui ne sont pas négligeables : manque d'actions, descriptions trop longues, chapitres très denses avec peu de dialogues... On reste toujours dans l'attente de rebondissements spectaculaires et on est souvent déçu. Le troisième était donc surprenant par son intrigue de plus en plus prenante et un son dénouement phénoménal.

On commence ainsi par la "résurection" de Fitz qui grâce au subterfuge d'Umbre, avait masqué sa mort pour partager le corps de son loup, Oeil-de-Nuit. On reprend ainsi l'histoire dans un Royaume de Six Duchés qui sombre dans la déchéance dominé par l'avide Royal. Le début est très émouvant tant sur la pitié que nous inspire Fitz que les dialogues qui en résultent avec Burrich et Umbre.

L'assassin se décide alors à partir seul sur les traces de Bourg-du-Négoce, nouveau siège de la royauté. Je m'attendais à une traque sans merci avec des affrontements nombreux. Malheureusement, sur sa route, le héros rencontre des protagonistes plus ou moins intéressants. Toute cette partie suivant son départ est sincèrement longue. En revanche, on rencontre (enfin) une communauté qui considère d'une manière positive le Vif contrairement à toutes les connaissances, notamment Burrich, de notre jeune héros. Ils appellent cela le Lignage et se lient à divers animaux. On augmente ainsi nos connaissances en la matière

Prévisiblement, Fitz rejoint Bourg-du-négoce pour le chapitre le plus rocambolesque du livre comportant actions et rebondissements en tout genre. On s'attend à ce que le livre perdure dans ce rythme mais on retombe dans une pérégrination basique voir agaçante surtout lors de la rencontre de Tassin, une jeune femme quelque peu futile. Le dénouement, outre le fait qu'il soit prévisible, est étrange car ne finit sur aucun suspens comme avait pu faire le précédent. il a simplement le mérite de nous interroger sur la future décision du héros confronté à un dilemme.

Au niveau de l'écriture, à part des descriptions un peu longues parfois au détriment des actions et des dialogues, cela reste très fluide et l'on est immergé dans cet univers. C'est ce qui en fait sa principale qualité. J'adore aussi lorsque l'on parle d'Art ou de Vif et encore plus quand les deux se mélangent pour des affrontements d'un originalité sans limite. De plus, au fil des tomes, on sent une réelle évolution de Fitz qui gagne en maturité et perd de ses scrupules pour assouvir sa vengeance. J'ai était déçu du manque de personnages connus dans son entourage mais c'était à prévoir sachant que c'est SA vengeance.

Ma critique est quelque peu acerbe car il souligne ma déception : je ne m'attendais pas à un tome transitoire. Il met en œuvre de nouveaux personnages pas toujours utiles et intéressants mais prépare les tomes suivant avec beaucoup de questions en suspens. J'ai quand même passé, outre ma frustration, un agréable moment de lecture et c'est avec plaisir que je retournerai sous peu dans les Six-Duchés. C'est donc avec 14/20 que j'en termine.

Saint Seiya Episode G, Tome 5

On continue dans la série des Saint Seiya avec ce cinquième une nouvelle fois sans intérêt particulier dans l'histoire de fond. Il est en effet en trois temps mais ne concerne que très peu la trame principale.

On commence par un affrontement entre Aiolia et un envoyé des Titans à savoir l'esprit du Roi Minos (père du Minotaure dans la mythologie grecque). Ce combat, sans être étonnant est très agréable du fait des très jolies planches avec ses nombreux détails préservant quand même la lisibilité. Il est cependant consternant car, comme précédemment contre les Géants, le suspens n'est pas à son comble...

Ensuite, nous assistons à l'émouvante histoire du tout jeune Chevalier de Bronze du Lynx, Retsu et de son maitre, le Chevalier d'Argent du Triangle, Noesis. Ils sont en effet attaqués par un autre monstre mythologique à savoir une des trois Gorgones (une sœur de Méduse). Le maitre se voit dans l'obligation de se sacrifier pour son apprenti qui doit affronter la monstruosité. Arrive alors notre inconditionnel Aiolia qui dissimule son identité pour que le jeune chevalier croit en son potentiel. Un très bon moment de sentiments purs soulignant le principe de l'apprentissage et des rapports privilégiés entre maitre et apprenti.

On en termine dans une troisième partie par un flashback qui permet d'en apprendre plus sur le serviteur d'Aiolia, Galan. On comprend maintenant pourquoi il a perdu son œil et son bras. Une partie encore une fois centrée sur l'aspect émotionnel malgré un rapide combat.

A défaut de faire avancer l'histoire en elle même et de proposer des combats d'anthologie, ce tome est très agréable à regarder par ses très belles planches et par une démonstration de sentiments chargés de pureté. Je reste toujours très mitigé mais la lecture est agréable et mérite un 13/20.

vendredi 9 avril 2010

La Fraternité du Panca, tome 3, Frère Kalkin

C'est avec cette saga que j'ai par hasard découvert Pierre Bordage. Ce n'était pas par un conseil direct mais un adressé à un membre de ma famille pour un cadeau que j'ai découvert ce fabuleux auteur de Science-fiction Français. J'ai ensuite, grâce à un partenariat, découvert un autre roman (chef d'oeuvre), les Fables de l'Humpur. Je me suis ainsi dans cette saga en cours où j'avais littéralement adoré les deux premiers tomes. Celui-ci m'a littéralement déstabilisé voir désappointé.

Je vais vous faire une petite mise au point sur le fond de l'histoire. Comme beaucoup de romans classés SF, cette quintologie se déroule dans un futur relativement lointain et retrace le parcours des cinq élus un par un, les frères du Panca désignés pour rassembler la "chaîne quinte". Chaque frère dispose d'un "amnas", sorte d'implant contenant toutes ses informations que ce soit au niveau du parcours de vie, des facultés physiques et mentales ainsi que de toutes les parcelles de la mémoire. Le but de chaque "frère" est de transmettre son amnas au suivant.
Ils disposent aussi d'une arme circulaire projetant du feu nommée cakra. Elle est propre à ceux appartenant à la Fraternité et ne fonctionne qu'en leur main.
Ainsi, le premier tome est centré sur Ewen, le premier "appelé" par la fraternité, on suit son périple vers le quatrième frère qui est en fait une soeur Ynolde. Dans le second tome, ce sont ses pérégrinations qui nous mènent au troisième, notre Frère Kalkin.

Ma grosse déception de ce tome est qu'il est tout sauf centré sur le personnage de Kalkin, il est simplement mentionné. Je ne peux pas vous en dire beaucoup sur lui car ce serait vous gâcher le précédent tome mais ce n'est pas un illustre inconnu. La complexité de ce livre réside dans sa triple trame, chacune centrée sur un personnage mais pas notre fameux Kalkin. Au fur et à mesure de la lecture, j'ai compris (avec du temps...) le but de Bordage qui a choisi ce tome pour lever quelques mystères planant sur la Fraternité et ainsi s'écarter du Frère qui outre sa mission, n'a aucun autre but. Cela entraine donc une autre approche. Je vais donc vous décrire les trois trames et quelle optique elle aborde :

Tout d'abord, l'histoire la moins intéressante, du moins les chapitres où je me suis ennuyé le plus, concerne un groupe de mercenaires dont on se demande vraiment l'utilité à part que l'un d'entre eux cache sa véritable identité. Vilnea est ainsi une assassin formée par une Académie nommée le Thanaüm qui a pour mission de stopper la chaine pancatvique (transmission des amnas entre les membres). Elle poursuit ainsi le Frère Kalkin mais n'arrive pas à le tuer... Cette histoire n'est pas très palpitante, trop prévisible et n'apporte pas grand chose à part les doutes sur les bons sentiments de la Fraternité du Panca.

Ensuite, nous sommes centrés sur une jeune femme, Klarel, issue d'une tribu qui vit selon des traditions ancestrales avec tout ce qu'elles ont de plus sectaires. Elle m'a énormément fait pensé à la hurle Tia dans un autre roman de Bordage à savoir les Fables de l'Humpur : elle refuse le respect de ces traditions archaïques qui vont à l'encontre de son droit de décision et préfère ainsi se marginaliser. Cette partie est assez obscure car elle ne mentionne en aucun cas la fraternité mais s'avère très intéressante car elle met en scène un autre facteur de cette guerre dont on ignore la cause et les effets : les Froutz qui se nomment eux-même le peuple d'Onden. on ne peut pas les apparenter à des quelconques humanoïdes mais plus à des entités conscientes mais immatérielles interconnectées. On devine quand même rapidement où l'histoire va nous mener mais cela propose une alternative intéressante.

Enfin, nous suivons une "médialiste", sorte de reporter inter-galactique, à tendance nymphomane qui apporte beaucoup d'humour dans cet univers assez austère. Elle en réalité chargée de réaliser un rapport sur la Fraternité et va donc partir à la recherche de ses origines et de sa nature.

A défaut d'offrir une histoire chargée d'affrontements en tout genre, ce tome aborde une approche pédagogique sur la Fraternité. Il peut laisser perplexe car on ne parle que très peu de Kalkin (qui est quand même le sous-titre...) mais offre un changement radical et une contuité peu banale de la saga. On arrive à douter du camp qu'il faut choisir et c'est ce qui renforce le fond de l"histoire. Un tome prévisible, manquant d'action, qui ne dénoue pas l'intérêt de la saga mais prépare les deux derniers tomes après que les doutes et l'histoire nous ait été révélée. C'est donc avec un 13/20 que je conclue ce billet.




jeudi 8 avril 2010

L'affaire Jane Eyre de jasper Fforde

A l'occasion de ce nouveau Book Club dont le thème était l'Uchronie (modification d'un élément dans le temps entrainant une autre réalité), nous avons eu l'occasion de découvrir ce roman, mélange d'enquête policière et de Science-fiction. Sur tous les points de vue, le mot que j'assimilerai à ce livre est inégal. Je ne polémiquerai pas sur le titre, on a en effet très peu de Jane Eyre mais ça ne m'a pas choqué. Au contraire, je ne débordais pas de plaisir quand j'ai appris que ce livre était d'Emilie Brontë.

Tout d'abord, les personnages affluent en nombre entre les Opsecs 1,2,3... dès le début du livre occasionnant une légère confusion pour ces premiers pas. C'est en général un point sur lequel je suis assez intransigeant car, lorsque les bases sont confuses, je perds mes repères et j'ai du mal à revenir dans l'histoire. On sait qu'on est centré autour d'une "Littératec" (sorte de policier de la littérature) nommée Thursday Next. Cette jeune femme a tout d'un policier dans sa force de caractère et ne se laisse pas démonter lorsqu'un obstacle se présente. On la sent quand même désabusée par sa hiérarchie ainsi que la guerre de Crimée (seul élément qui laisse à penser que ce livre relève de l'uchronie) qui lui a coûté l'un de ses frères notamment. Malgré cela, elle a une faille sentimentale : son amour passé, le charmant Landen. Tout se côté un peu "fleur bleue"casse autant l'histoire que l'héroïne. Son manque de choix est parfois agaçant et ce Landen ne m'est pas apparu comme un homme vraiment intéressant. Heureusement, d'autres personnages viennent garnir ce roman et pas des tristes, mon préféré étant son oncle, le scientifique Mycroft. Ses inventions farfelues et son caractère m'ont beaucoup fait rire. Sa rencontre est d'ailleurs le seul passage dans cette partie du roman où elle revient chez sa famille qui m'a intéressé. Il y a aussi le grand méchant, Achéron Hadés dont l'identité connue au début ne m'a pas dérangé tant tout le mystère qui l'entoure est intéressant. Sa personnalité et ses motivations sont confuses et se dessinent tout au long de l'œuvre. Il y a en revanche des protagonistes qui ne sont pas du tout mis en valeur et en deviennent fades. Je pense surtout à son coéquipier dont le nom m'a échappé, c'est dire... Le fameux Maird aussi est la caricature même du businessman pourri jusqu'à la moelle.

L'intrigue aussi est très inégale : au début, beaucoup d'informations, on parle d'Opsecs, on ne comprend pas grand chose. Il se déroule pas mal d'événements et du coup, je ne suivais pas comme il le fallait. Après s'en est suivies plusieurs longueurs et je m'ennuyais fermement. Je pense au passage où elle rentre chez elle et où elle revoit le fameux Landen. Cet aparté m'a d'ailleur semblée hors propos, j'ai même pensé à un certains remplissage. Heureusement qu'on rencontre le loufoque Mycroft.
Heureusement, l'enquête reprend son cours et fait monté le rythme crescendo jusqu'à une certaine apothéose dans le dénouement. On attend beaucoup l'apparition de Jane Eyre et on est pas déçu. Quelle imagination de la part de l'auteur que de faire entrer un personnage dans un livre connu et faire en sorte qu'il soit un élément dissimulé des scènes originales : le gros plus de ce livre à mon sens.

J'ai beaucoup aimé la plume de cet auteur chargée d'humour et son style, une fois assimilé les détails de vocabulaire propres à la Science-fiction, très fluide et agréable à lire.

Malgré pas mal de petits défauts, j'ai passé un très bon moment de lecture et je serais ravi de me replonger dans se tunnel du livre dans le livre (exercice déjà apprécié dans Coeur d'Encre de Cornelia Funke). Beaucoup de lectures dans mes prévisions mais il est sûr que Jasper Fforde fera à nouveau partie de mes étagères. Je donne donc la note de 14/20 à ce roman.

Edit : au passage, comme je veux découvrir de la véritable Uchronie, j'ai organisé une LC sur le Maitre du Haut Château de P. K. Dick.

mercredi 7 avril 2010

Saint Seiya Episode G, Tome 4

Je vais commencer par croire que les tomes de Saint Seiya Episode G sont vraiment de qualité tous les nombres impairs... Le manque de lisibilité est encore plus marqué sur ce tome : il met en évidence les Géants ressurgis du Tartare et le le dessinateur a sans doute voulu faire des monstres à part entière et non simplement des colosses tout en muscle. Mais les détails sont si nombreux qu'il est parfois impossible de distinguer ce qui est dessiné...

La trame principale de ce tome tourne autour de l'affrontement entre Aiolia, Chevalier d'Or du Lion et l'un des Géants (celui qui est vraiment dessiné de telle manière qu'on en voie rien). En parallèle, un autre Géant s'introduit dans le Sanctuaire jusqu'à ce que Shaka, chevalier de la vierge, s'interpose dans la maison vide du Bélier. Masque de Mort, Chevalier d'Or du Cancer vint s'interposer car il se sent plus responsable que Shaka de l'exécution du Géant.

Nous assistons encore une fois à des dialogues insipides pendant les combats ce qui devient vraiment pesant. Heureusement, on en apprend plus sur les titans et on assiste à la résurrection d'un troisième. Le dernier chapitre est quant à lui très palpitant car il met en scène un personnage censé être disparu soulevant ainsi beaucoup de questions.

Un tome légèrement décevant mais qui garde l'esprit de la saga. C'est donc avec un 12/20 que je ressort de cette lecture.

mardi 6 avril 2010

Le Pacte des Marchombres, tome 1, Ellana

Résumé : " - Ellana, la voie des marchombres ne t'apportera ni richesse ni consécration, elle t'offrira en revanche un trésor que les hommes ont oublié : ta liberté. Si tu le désires, le peux accompagner tes premiers pas. - Que voulez-vous dire ? "

Mon avis : Cela faisait déjà quelques temps que je voulais découvrir cet auteur dont on m'avait beaucoup parlé. Je me suis aperçu, à une plus petite échelle que J. K. Rowling que P. Bottero avait donné le gout de la lecture à beaucoup d'enfants même de plus vieux. Ce genre de livres finissent le plus souvent dans ma bibliothèque car transmettre le plaisir de lire est un des fondamentaux que je respecte. il faut aussi souligner que la Fantasy est le genre que j'affectionne le plus.

Comme ma volonté est de réellement donner envie à toutes et à tous cet auteur et ce livre en particulier, je vais présenter succinctement les détails qui m'ont quelques peu chagriné. Il y a tout d'abord le début, tout simplement magique, lorsque qu'Ellana est enfant. On est en transporté dans un univers original, bourré d'humour et pourvu de magie etc. On s'attend alors à ce que tous ces détails perdurent au travers du livre mais tel n'est pas le cas. On rejoint un monde plus normal, moins drôle, un peu trop humain. Ensuite, tous les êtres non humains sortent de l'ordinaire mais on a beaucoup de peine à se les représenter n'étant quasiment pas décrits. Le dernier point qui m'a déplu est que le schéma de l'histoire est assez classique : une orpheline recueillie par des êtres d'une autre tribu, elle décide de retrouver les siens et débute un voyage initiatique...

Mais ce livre recèle aussi tellement de qualités qu'il va m'être très compliqué de tout énumérer. C'est avant tout par l'écriture que Bottera rend son livre incroyable. J'ai rarement vu une fluidité aussi marquée tant sur les descriptions des lieux que celle des personnages. Il rend les batailles vivantes et palpitantes, on est plongé dans les scènes d'affrontement comme si nous la vivions... La gestuelle des combats en corps à corps est incroyable de réalisme.

Les personnages sont très attachants malgré le peu de failles. Bien sûr, Ellana, depuis sa tendre enfance a ce qu'on appelle le caractère bien trempé. Jamais elle ne se laisse submerger par des émotions négatives et montre une force authentique. Elle va jusqu'au bout de ses convictions et c'est ce qui fait qu'elle franchit les étapes. Son maitre, Jilano, est celui que l'on souhaiterais avoir dans n'importe quel apprentissage : dur mais pas insensible. Chaque personnage apporte son petit plus bien qu'on soit vraiment plongé dans la solitude de la jeune fille. Nous rencontrons d'ailleurs un autre homme, tout ce qu'il y a de plus (trop?) charmant, qui vit lui aussi son apprentissage sur la voie des marchombres... Il semble approcher la perfection mais c'est cet aspect qui ouvre des portes quant à son devenir.

La magie avec laquelle l'auteur nous transporte dans ce voyage initiatique rend se livre incontournable dans le rayon Jeunesse bien qu'il décevra pas les plus âgés amateurs de ce genre. Je voudrais juste faire un petit aparté sur les bonus dont les Editions Livre de Poche nous font profiter : Bottero devait être un instituteur passionné et un homme au grand coeur. J'ai remarqué que je partageais beaucoup d'idées communes avec lui. Une rencontre qui m'aurait sans doute appris beaucoup... La vie en a décidé autrement et c'est sans doute injuste mais là n'est pas la question.

Je continuerai avec grand plaisir cette saga et tout ce que cet auteur a écrit. Sans doute nous aurait-il fait découvrir encore d'incroyables récits et de mondes magiques... Dans tous les cas, je remercie livraddict et les éditions du Livre de Poche pour ce partenariat. Je donne la note de 17/20 à ce premier tome.


lundi 5 avril 2010

Saint Seiya Episode G, Tome 3


Après son arrivée à Jamir, Aiolia, accompagné d'Aldébaran, le puissant Chevalier d'Or du Taureau souhaite la réparation de son armure. Cependant, Mu lui annonce qu'elle est morte et qu'il est aussi incapable de la réparer. Il sont soudainement attaqué par un autre Titan : Japet. S'ensuit alors un combat incroyable entre Mu et le Titan. Le premier dévoile toute l'étendu de son pouvoir à mon plus grand plaisir. Le combat monte crescendo mais se voit interrompre par l'arrivée de Cronos qui accuse Japet d'avoir outrepassé ses ordres.

Dans la deuxième partie du manga, nous assistons à une altercation entre Shura, Chevalier d'Or du Capricorne qui a quelques doutes sur l'intégrité du grand pope. Ce dernier se dévoile sans grande surprise quand on a vu la saga principale : il s'agit de Saga, le Chevalier d'Or des Gémeaux. Il essaye d'asservir l'esprit du premier.

pendant ce temps, l'ennemi prévoit de continuer leurs attaques cette fois par le réveil des géants, créatures mythologiques enfermées dans le Tartare.

Le dessin est plus lisible et l'histoire prend de l'ampleur. On renoue avec grand plaisir avec l'ambiance et l'enchainement rapide du premier tome entrainant ainsi un perpétuel engouement. Bien entendu la saga se poursuit. Je note ainsi ce tome 16/20.

dimanche 4 avril 2010

Mercy Thomsson, tome 1, L'Appel de la Lune

Très en vogue sur mes connaissances de la blogosphère, cette saga fait quasiment l'unanimité. Cependant, comme d'habitude, je commence un livre avec tout le détachement nécessaire à un avis complétement personnel et non trafiqué par les dires de certains. il faut dire aussi qu'il est vraiment étonnant pour moi de récidiver aussi vite dans le bit lit alors que mon cœur va à la SF et à la fantasy. Cependant, les créatures mystiques composants les livres de ce genre m'attirent particulièrement à commencer par les vampires et mon attachement éternel à Buffy, héroïne de mon enfance.

J'ai toujours été plus fasciné par l'univers entourant les vampires que celui des loups-garous, un peu trop bestiaux et brutaux à mon gout préférant ainsi leurs "concurrents" aux canines pointues, plus raffinés et mystérieux.

Ce livre m'a surtout conquis pour sa fluidité dans l'écriture. On entre dans les premières pages dans le vif du sujet sans avoir le temps de s'ennuyer. On peut en revanche reprocher un certains manque de précision. En effet, on se perd parfois dans les personnages ne sachant pas de qui l'on parle. Aussi, on se sent parfois décrochés mais l'auteur fait en sorte que l'histoire se reprenne de manière très accessible.

Cette confusion apparente est renforcé par la multitude de personnages dont la plupart n'est pas utile à l'histoire, du moins pour ce premier tome. On rencontre, par l'intermédiaire d'un ami de Mercy, les vampires pour un chapitre seulement (mon préféré bien entendu). Les autres faes (ensemble des créatures pourvus de pouvoirs ou de dons) sont aussi mentionnés mais les loups-garous prédominent. Heureusement que le gremlin Zee vient apporter sa touche d'originalité dans ce monde de brutes et de mâles testosteronnés plus ou moins dominants.

Intéressons-nous maintenant aux personnages. L'histoire est centré sur une jeune femme vivant dans un milieu rempli d'hommes. Elle pratique d'ailleurs le métier de mécano ce qui lui donne un certains côté garçon manqué qui est palpable dans tout le roman même quand elle est confrontée à ses doutes sentimentaux. Elle a la particularité de se changer en coyote. Elle est moins puissante que les loups-garous mais plus rapide et sa transformation ne lui provoque pas de douleurs. Les autres personnages sont quasiment tous des loups-garous : le rustre au grand cœur Adam, le charmeur et mystérieux Samuel... Nous ferons aussi la connaissance d'un loup-garou homosexuel qui apporte une touche de différence dans un milieu très hiérarchisé et fermé.

Sans être un véritable coup de cœur, ce livre m'a charmé par son écriture et ses personnages qui réservent sans aucun doute quelques surprises. Il va de soi que je continuerai la saga. a tous les amateurs de grosses bêtes poilus et autres êtres surnaturels, cette saga vous plaira sans conteste. J'attribue donc la note de 15/20 à ce roman.


jeudi 1 avril 2010

Saint Seiya épisode G tome 2

Après lecture du premier tome très alléchant, j'ai de suite enchainé sur le second. L'histoire me semblait très accrocheuse et les personnages charismatiques.

Comme dans le premier tome, on commence par un interlude en couleur. C'est maintenant au cœur de la Guerre Sainte que nous sommes plongés. On y voit ainsi la toute fin de cette tragédie où, après une ultime attaque, seuls restent Doko, chevalier de la Balance et Shion du Bélier (le maître de Mu).

On reprend ainsi le cours de l'histoire avec l'apparition au temple d'un mystérieux guerrier qui s'en prend aux gardes. Ressentant un Cosmos maléfique et puissant, les Chevaliers d'Or toujours réunis au Crusos Sunagein (sorte de conseil) attendent la décision du grand Pope. Cependant, Aiolia se décide à quitter le conseil pour défier ce mystérieux individu.

Les trois quarts du manga tournent autour de leur affrontement. Il s'agit en fait de l'un des douze Titans, Hypérion. C'est assez long et les dialogues entre eux sont assez creux voir insipides.

Après l'affrontement, Aiolia constate que son armure est cassé, une très bonne occasion pour aller à Jamir pour rencontrer le fameux Chevalier du Bélier, Mu...

Un point qui m'avait déplu dans le premier tome et qui est encore plus marqué ici concerne les dessins. En effet, ils sont certes très détaillés et vraiment magnifiques mais ils sont parfois trop chargés. On a souvent du mal à bien distinguer les formes. Les planches sont très sombres contribuant à ce manque de lisibilité.

Avec un manque de fond et des problèmes de forme, ce deuxième tome est légèrement en retrait du premier mais met en place une intrigue fabuleuse avec les Titans. Sa note est de 14/20.




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